虎嗅

La cyberintimidation n’est pas seulement un problème juridique, mais aussi un problème social.

原文:网暴不仅是法律问题,更是社会问题

Résumé des principaux points

La période de consultation sur le projet de loi contre la violence en ligne est sur le point de se terminer, et la rapidité de la législation reflète l'urgence de réglementer ce phénomène. Le projet intègre les règles juridiques dispersées existantes et définit clairement les responsabilités des plateformes, du gouvernement, de la société et de la justice. Cependant, la législation n'est pas une panacée : il sera nécessaire que la pratique judiciaire précise les limites (par exemple, en distinguant la critique de la violence en ligne). De plus, les racines de la violence en ligne résident dans les faiblesses humaines et dans les algorithmes de recommandation, et il faut combiner des mesures sociales pour résoudre véritablement le problème.

I. Pourquoi la législation contre la violence en ligne est-elle si urgente ?

Ces dernières années, de nombreuses tragédies dues à la violence en ligne ont eu lieu : le jeune Liu Xuezhou et la jeune Zheng Linghua ont perdu la vie à cause de cette forme de violence. La demande pour une législation spéciale s'est renforcée. En mai 2026, l'Assemblée populaire nationale a inscrit la législation contre la violence en ligne dans son programme préliminaire, et moins de deux mois plus tard, l'Office des communications et de l'informatique a présenté le projet pour consultation. Cette rapidité indique que nous ne pouvons plus attendre : il est temps d'imposer des restrictions juridiques strictes.

II. Qui et quoi la législation contre la violence en ligne vise-t-elle ?

Le projet définit quatre types de responsabilités, formant un ensemble complet :

  • Responsabilités des plateformes : des plateformes comme Weibo et TikTok doivent prévenir et contrôler la violence en ligne (par exemple, en identifiant à l'avance les commentaires malveillants), supprimer le contenu illégal et aider les victimes à défendre leurs droits (en fournissant des preuves).
  • Responsabilités du gouvernement : plusieurs départements tels que ceux des communications et de l'informatique, de la sécurité publique et de l'éducation doivent coopérer pour appliquer la loi ; des directives opérationnelles spécifiques pourront être établies à l'avenir.
  • Responsabilités sociales : les influenceurs et les entreprises de gestion de contenu (MCN) ont une responsabilité plus grande car ils ont un grand nombre de followers et leur parole a un large impact ; les internautes ordinaires ne doivent pas insulter ou mener des recherches personnelles sans raison.
  • Responsabilités judiciaires : les règles civiles, administratives et pénales sont intégrées pour permettre aux victimes de demander des interdictions (par exemple, une ordonnance pour protéger leurs droits personnels) et de poursuivre en justice les auteurs de violence en ligne.

III. La législation contre la violence en ligne n'est pas une nouveauté, mais un regroupement de mesures existantes

Les mesures proposées dans le projet ne sont pas nouvelles : l'ordonnance pour protéger les droits personnels provient du Code civil, et les règles pénales des documents judiciaires précédents. L'objectif est de rassembler ces dispositions en une loi spécifique, soulignant ainsi l'importance de la question. Cela est similaire à la législation contre la violence domestique, qui non seulement exprime une position claire contre la violence, mais offre également aux victimes des moyens concrets pour se défendre.

IV. Le plus grand défi après la législation : comment mettre en œuvre les règles ?

Même les lois les plus détaillées ne résolvent pas tous les problèmes réels :

  • La peur de la complexité peut rendre la loi inutile : si les victimes considèrent que la défense de leurs droits est trop coûteuse en temps et en effort (par exemple, en collectant des preuves ou en engagant des procédures judiciaires), seule une tragédie majeure poussera les gens à recourir à la loi, et la violence en ligne continuera.
  • Les limites sont difficiles à définir : comment distinguer la critique de la violence en ligne ? Qu'est-ce qu'un commentaire sur l'apparence d'une personne est-il considéré comme une attaque ? Comment les plateformes doivent-elles décider quel contenu supprimer ? Ces questions devront être clarifiées grâce à des cas concrets. La législation contre la violence domestique a été précisée grâce à de nombreux exemples d'ordonnances de protection de la sécurité personnelle.
  • La peur que des restrictions trop strictes ne freinent la liberté d'expression : si toute critique acerbe est considérée comme de la violence en ligne, les gens auront peur de s'exprimer. Par exemple, si quelqu'un dénonce une entreprise pour une infraction et que cela est qualifié de violence en ligne, ce serait injuste. Il faudra donc des jurisprudence pour établir des critères clairs, afin de lutter contre la violence tout en protégeant la liberté d'expression.

V. La violence en ligne est aussi un problème de nature humaine et d'algorithmes

La législation peut punir les diffamations et les insultes, mais elle ne peut pas contrôler les moqueries ou les parodies. Ces comportements reflètent des faiblesses humaines (comme le désir de suivre la foule) ainsi que l'influence des algorithmes (qui préfèrent promouvoir des contenus controversés). Il faut donc prendre des mesures supplémentaires : d'une part, sensibiliser davantage les gens au respect de la dignité humaine (par exemple, à travers l'éducation dans les écoles et les familles) ; d'autre part, améliorer les algorithmes pour qu'ils favorisent le bien (par exemple, en modifiant leurs règles de recommandation).

En résumé, la législation contre la violence en ligne est un premier pas important, mais pour résoudre véritablement ce problème, il faut une action conjointe du droit, de la justice, de la société et de la technologie. Aucun élément ne peut être négligé.