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Les personnes qui regardent “Niu Lai” ont-elles enfreint les lois divines ?

原文:看《牛来》的人,是触犯了天条吗?

Résumé des points clés

Le film d'animation « Niulai » est devenu un succès inattendu grâce à son extrême médiocrité : après avoir enregistré des recettes quotidiennes dérisoires au début de sa sortie, atteignant le record le plus bas pour un film d'animation de l'année, il a soudainement connu une forte augmentation des ventes (de 350 000 à 770 000 yuans par jour) et un nombre croissant de projections, devenant ainsi une forme d'art collectif de moquerie. L'auteur analyse les conditions qui ont contribué à ce succès fortuit et critique certains médias (comme le New Beijing News) pour avoir uniquement blâmé le public tout en évitant de se pencher sur les problèmes de production et de censure. Il estime que ce phénomène est difficile à reproduire et ne devrait plus se produire.

Analyse détaillée

1. La courbe des ventes : un retournement magique de « pire film de l'année » à succès fulgurant

Les données de vente de « Niulai » relèvent d'un humour noir : le premier jour de sortie, les recettes n'étaient que de 3420 yuans (avec même 16 billets retournés), et les 9 premiers jours se sont soldés par un total de seulement 7169 yuans, pour un minimum quotidien de 188 yuans, ce qui en faisait le film d'animation le moins rentable de l'année. Mais le 15 août, il a connu une remontée spectaculaire : les recettes ont bondi de moins de 4000 yuans à 350 000-770 000 yuans par jour, et le nombre de projections est passé de 16 à plus de 2000, dépassant un million de billets vendus. Ce contraste est absurde, comme si un film ignoré de tous devenait soudainement très populaire.

2. Pourquoi le public se met-il délibérément dans cette situation ? Le secret du plaisir collectif de la curiosité

Les spectateurs ne sont pas venus voir un « bon film », mais plutôt avec l'intention de constater à quel point il était mauvais. L'atmosphère au cinéma était particulièrement surréaliste : certains spectateurs ont raconté qu'un homme est entré en criant « Autant que ça, on va manger de la merde ! », provoquant l'hilarité générale ; le film utilisait un doublage en dialecte du nord-est et des modélisations graphiques rudimentaires, avec des moments comiques tous les trois minutes. Tout le monde riait tout en critiquant le film, et à la fin, ils ont applaudi, disant : « Cela faisait longtemps que nous n'avions pas ri de cette façon pure. » En réalité, il s'agissait d'une forme d'art collectif où chacun participait à moquer le film médiocre, ressentant une interaction et un soulagement plus intenses qu'en regardant un film sérieux.

3. Les facteurs qui ont contribué au succès : pourquoi « Niulai » a-t-il réussi ?

Le succès de « Niulai » est le résultat d'une série de coïncidences :

  • Aucune promotion + attirance par la curiosité du public : pas de dépenses en marketing, mais une diffusion virale grâce à la moquerie sur Internet ;
  • Une affiche trompeuse : l'affiche au style aquarelle ressemblait à celle d'un film sérieux, mais les modélisations étaient mal faites, créant un fort contraste ;
  • Un titre porte-bonheur : le nom « Niulai » est homophone de « marché en hausse » (en chinois), ce qui a attiré des investisseurs ;
  • La curiosité du public : l'extrême médiocrité du film est devenue une forme d'entertainment unique. L'auteur souligne que ces conditions sont difficiles à reproduire et que la censure empêchera probablement que de tels films voient le jour à l'avenir.

4. Qui faut blâmer ? La stratégie du New Beijing News suscite la controverse

Le New Beijing News a critiqué le public pour avoir soutenu un film médiocre par curiosité, mais l'auteur considère que c'est une façon de ne pas aborder les problèmes fondamentaux : le public n'est qu'un maillon de la chaîne. Il faut plutôt se demander comment le film a été réalisé et comment il a pu passer la censure, ainsi que s'il a bénéficié de soutiens financiers. Le fait que les médias évitent d'explorer ces questions est problématique.

5. Réflexion sur le phénomène des films médiocres : une folie éphémère ou un avertissement pour l'industrie ?

L'auteur compare ce phénomène au musée du navire naufragé Vasa en Suède : le Vasa a coulé lors de sa première sortie, mais son état de conservation complet en fait un témoignage historique important. En revanche, « Niulai » ne restera qu'un divertissement éphémère. Ce genre de succès est aléatoire et n'est pas bénéfique pour l'industrie cinématographique. Cependant, il n'y a rien à redire du fait que le public soit prêt à dépenser 25 yuans pour passer un après-midi agréable. Ce qui importe vraiment, ce sont les failles de production et les problèmes de censure.

Conclusion

Le succès de « Niulai » ressemble à une anecdote absurde d'été : tout le monde se souvient du plaisir partagé par un groupe de personnes délirantes, mais les problèmes sous-jacents de l'industrie ne doivent pas être ignorés. Ce genre de divertissement est rare et inutile ; nous avons besoin de plus de bons films, et non de productions médiocres visant uniquement à attirer l'attention.