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Cet article part de l’expérience personnelle de l’auteur à Chiang Mai pour décrire la réalité de la vie des mères accompagnatrices chinoises dans cette ville. Malgré des problèmes tels que l’incertitude des politiques de visa et les controverses sur la sécurité en Thaïlande, elles choisissent de séjourner sur le long terme en raison d’une formation à bas coût adaptée à leurs intérêts, d’une éducation internationale abordable et d’un **rythme de vie plus détendu*. Le gouvernement thaïlandais a également mis en place un visa spécifique pour attirer ces résidents permanents. Cependant, l’article souligne les inquiétudes liées à un séjour prolongé (comme la forte proportion d’étudiants chinois dans les écoles et les disparités de qualité de l’éducation), et compare cette tendance avec celle observée dans des villes chinoises telles que Dali et Jingdezhen.
Analyse détaillée
1. Pourquoi Chiang Mai est-il devenu le “pays de bonheur” des mères chinoises ? – Le faible coût et le rythme de vie détendu sont les principaux attraits
Le charme de Chiang Mai réside dans le fait que l’on peut y mener une vie confortable pour un petit budget :
- Formation à bas prix et de haute qualité : Les cours de yoga, de boxe thaï, de tennis, de cuisine thaï et de massage coûtent quelques dizaines à plus d’une centaine de yuans par séance, sans nécessité de souscrire une carte annuelle (qui peut coûter des milliers en Chine). On peut les suivre selon ses envies, avec un faible risque de perte financière en cas d’abandon. Par exemple, un entraîneur de golf privé en Chine coûte six à sept mille yuans par mois, tandis que le coût total des cours et des compétitions à Chiang Mai ne dépasse pas dix mille yuans.
- Service moins stressant : Les instructeurs corrigent patiemment les mouvements, et les enseignants de cuisine thaï accompagnent les participants de l’achat des ingrédients à la préparation des plats, contrairement aux vendeurs en Chine qui insistent pour que l’on souscrive une carte.
- Rythme de vie relaxé : Les enfants vont à l’école et les mères suivent des cours d’intérêt, réduisant considérablement leur stress ; même les moustiques semblent se déplacer lentement… La vie y est paisible.
2. Les petits soucis derrière le bonheur : Les problèmes de visa, de sécurité et d’éducation
Malgré le confort, les mères ont leurs préoccupations :
- Les incertitudes concernant les visas : La dérogation de 60 jours de séjour sans visa en Thaïlande pourrait être supprimée, et elles envisagent le visa DTV (valable cinq ans pour 180 jours à chaque entrée), voire un départ temporaire avant de revenir, jusqu’à ce qu’elles obtiennent l’autorisation officielle.
- Les problèmes de sécurité n’affectent pas leur décision : Bien que les médias socials évoquent des risques pour la sécurité en Thaïlande, ces mères se soucient davantage de pouvoir y séjourner longuement.
- Le “fardeau sucré” de l’éducation : Les places dans les écoles populaires (comme Lanna et Prin) sont très demandées ; dans certaines classes, la proportion d’étudiants chinois est élevée. Pour offrir une éducation internationale à leurs enfants, elles choisissent parfois de les envoyer à Singapour.
3. La stratégie du gouvernement thaïlandais pour retenir les résidents permanents
Le gouvernement thaïlandais sait que les résidents permanents contribuent davantage économiquement que les touristes éphémères :
- Les touristes dépensent principalement en hôtels et visites touristiques, tandis que les résidents permanents louent des appartements, mangent dans des restaurants, suivent des cours d’intérêt et se soignent, dépensant ainsi plus sur le long terme. L’auteur mentionne qu’un budget apparemment bas peut en réalité être équivalent à celui en Chine.
C’est pourquoi le gouvernement a créé le visa DTV, incluant des activités telles que le travail à distance et la formation en boxe thaï et cuisine thaï, dans le but de retenir ces résidents.
4. Des tendances similaires en Chine : Dali et Jingdezhen deviennent de nouvelles destinations pour le séjour
Non seulement Chiang Mai, mais aussi d’autres villes chinoises évoluent vers un modèle de “destination de vie” plutôt que de simple lieu touristique :
- Dali : Attractive grâce à son climat et à ses faibles coûts de vie, elle attire des personnes cherchant à travailler et à vivre sur place.
- Jingdezhen : Son industrie de la céramique attire des visiteurs qui, au début, veulent apprendre l’art de la poterie, mais finissent par louer des appartements et ouvrir des commerces, devenant ainsi une partie intégrante de l’économie locale.
Ces villes n’offrent pas les mêmes écoles internationales ni les mêmes cours d’intérêt que Chiang Mai, mais elles proposent aux classes moyennes un séjour à bas coût, permettant de s’éloigner du stress des grandes villes.
5. L’essence du séjour : Ce n’est pas la perfection, mais le “juste bonheur”
Aucune ville n’est parfaite : Chiang Mai offre un rythme de vie détendu, mais avec des inquiétudes en matière d’éducation ; Dali et Jingdezhen ont des coûts bas, mais manquent d’équipements éducatifs internationaux. Leur point commun est de fournir aux classes moyennes une alternative à la pression quotidienne, permettant aux mères de venir pour profiter du paysage et du calme, ou de revenir année après année, grâce à des services de qualité (comme les écoles, les appartements et les cours d’intérêt mis à disposition des résidents).
En somme, cet article montre que le séjour n’est pas une fuite, mais plutôt un mode de vie permettant de tenter différentes choses à bas coût, sans subir trop de pression.