虎嗅

**Présentation de l'adaptation en français :** Le titre original chinois, “Jingkai District intensifie les acquisitions de terrains ; le nord-est commence à faire des économies”, décrit une situation où la zone de développement économique Jingkai District achète activement des terres, tandis que la région du nord-est de la Chine adopte une approche plus prudente et économe dans ses dépenses. Le titre a été traduit en français pour refléter le sens original tout en utilisant des expressions cour

原文:经开区密集摘牌,东北开始精打细算

Résumé des principaux points

Les trois provinces du nord-est de la Chine (Liaoning, Jilin et Heilongjiang) procèdent à une réorganisation massive des zones économiques d'exploitation au niveau provincial. Dans le cas de Liaoning, 49 zones ont été fusionnées en deux phases, réduisant ainsi le nombre total de zones de 92 à 43, soit une diminution de plus de 50 %. Jilin et Heilongjiang suivent la même démarche. La raison de ces suppressions est le nombre excessif de zones économiques, leur fonctionnement inefficace (pendant longtemps subventionnées par les finances publiques avec des valeurs de production faibles) ainsi que l'homogénéisation sévère de leurs activités industrielles, ce qui entraîne un gaspillage de terres et de ressources humaines et une charge financière importante. Après ces réorganisations, les provinces se concentreront sur leurs industries clés, se débarrasseront des fonctions sociales inutiles et amélioreront l'efficacité de leurs zones économiques, afin de transformer ces dernières d'un environnement défavorable en un pôle d'efficacité, offrant ainsi une nouvelle voie pour la reconversion des anciennes bases industrielles.

I. Pourquoi cette réduction ? Les zones inefficaces deviennent un fardeau financier

De nombreuses zones économiques ne sont que des structures formelles sans véritable activité productive. Auparavant, les 92 zones économiques provinciales de Liaoning avaient une valeur de production annuelle moyenne inférieure à 7 milliards de yuans en 2024, bien inférieure à celle des provinces côtières (qui atteint souvent plusieurs centaines de milliards de yuans), ce qui les rendait plus proches de petites zones industrielles. De nombreuses zones étaient déficitaires et dépendaient des subventions publiques ; elles ne contribuaient pas à l'économie locale mais occupaient des terres et des ressources humaines, devenant ainsi un fardeau pour les finances locales. Par exemple, après la réorganisation, le nombre de terres gagnées s'élève à 5,51 millions de mu (environ 3670 kilomètres carrés), soit l'équivalent de la superficie de trois Hong Kong, et le nombre de personnes chargées de leur gestion a diminué de 47 % (de 3969 à 2088 personnes), ce qui a nettement allégé la pression financière.

De plus, un trop grand nombre de zones entraînait une concurrence déloyale : les zones situées dans des comtés ou villes voisins utilisaient des politiques similaires pour attirer les entreprises. Lorsque les produits des entreprises étaient similaires, elles se livraient à une concurrence tarifaire, ce qui empêchait tout le monde de réaliser de bons profits et limitait la valeur de production. Selon les experts, la suppression de ces zones inefficaces n'a que peu d'impact sur la structure industrielle locale, car seules les zones capables de stimuler réellement l'économie sont conservées.

II. Pourquoi autant de zones économiques dans le passé ? Un atout pour attirer les investissements

Les zones économiques sont nées à l'ère de la réforme et de l'ouverture, servant à attirer les investissements et à augmenter les recettes fiscales au niveau local. Après les années 1990, l'État a assoupli ses politiques foncières, permettant aux zones économiques provinciales de se développer rapidement (une zone par comté). Le nord-est de la Chine a profité de la stratégie de revitalisation de 2003 pour accélérer son développement, avec une croissance annuelle des investissements en capital fixe dépassant 30 % (supérieure à la moyenne nationale). À cette époque, il n'existait pas encore le concept d'"environnement commercial" ; le nord-est cherchait donc à améliorer cet environnement en améliorant les infrastructures et en mettant en œuvre des politiques incitatives pour lever l'image négative liée aux investissements dans la région. De 2003 à 2013, le nombre de zones économiques a augmenté de 40 à 160 par an. Cependant, la croissance des investissements en capital fixe a chuté brusquement (de 5,6 % en 2015 à -24,7 % à Liaoning), mettant en évidence les problèmes inhérents à ces zones.

III. Quelles changements directs suite aux réorganisations ?

Les réorganisations ont entraîné des réductions significatives en termes de nombre de zones, de superficie des terres et de personnel :

1. Nombre de zones : de 92 à 43, soit une diminution de plus de la moitié.

2. Superficie des terres : 5,51 millions de mu de terres libérées, permettant d'accorder davantage de terrains à des projets plus efficaces.

3. Personnel : près de 2000 postes de gestion supprimés, réduisant ainsi le gaspillage de ressources humaines.

Les experts estiment que ces changements n'affecteront pas le développement industriel, car seules les zones inefficaces ont été supprimées. Les 11 zones économiques nationales restantes représentent 43,2 % de la valeur de production totale des zones économiques de la province, ce qui montre qu'elles sont les véritables moteurs du développement.

IV. La réduction n'est pas la fin du processus : il reste encore beaucoup à faire

La réorganisation est une étape importante, mais il faut également mettre en œuvre d'autres mesures :

1. Concentration sur des industries clés : les zones économiques conservées dans le nord-est se spécialiseront dans des secteurs tels que la fabrication d'équipements ou la santé, évitant ainsi l'homogénéisation.

2. Départ des fonctions sociales : les responsabilités de construction de routes et de gestion communautaire seront transférées aux gouvernements locaux, permettant aux zones économiques de se concentrer sur l'attraction des investissements et le service des entreprises.

3. Amélioration de l'efficacité : les structures administratives seront rationalisées et les pouvoirs de gestion économique renforcés pour accélérer les procédures. Par exemple, Jilin a déclaré que ses zones économiques devraient passer d'un modèle "gros et complet" à un modèle "spécialisé et efficace", en se concentrant sur l'efficacité plutôt que sur des avantages fiscaux.

Le département du commerce de Liaoning souligne que cette réorganisation représente un changement de philosophie : il ne s'agit plus de savoir si une zone existe ou non, mais de son efficacité réelle. Les zones économiques ne doivent pas être nombreuses, mais bien gérées et spécialisées.

V. Quelles leçons pour le reste du pays ?

La réforme des zones économiques du nord-est illustre la nécessité pour les anciennes bases industrielles de se concentrer sur la qualité et l'efficacité plutôt que sur la quantité et les politiques incitatives. Pour les autres régions du pays :

  • Il n'est pas nécessaire d'avoir un grand nombre de zones économiques ; il est plus important de les rendre efficaces et spécialisées.
  • Les gouvernements doivent assurer une bonne gestion des aspects essentiels (services industriels) tout en déléguant ceux qui ne relèvent pas de leur responsabilité (comme les affaires sociales).
  • Seul un focus sur l'industrie et une meilleure coordination entre le gouvernement et les entreprises peuvent stimuler une croissance durable.

En somme, la réorganisation des zones économiques du nord-est vise à améliorer leur efficacité, à se débarrasser de leurs contraintes et à retrouver la dynamique nécessaire au développement.