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Optimiser le mécanisme de financement des systèmes sociaux pour assurer la stabilité de l'emploi et promouvoir l'investissement

原文:优化社保筹资机制,实现稳就业促投资

Résumé des principaux points

Cet article analyse le mécanisme des plafonds et des planches basse des bases de cotisation à la sécurité sociale, en se concentrant sur les effets réels de la baisse du plafond en 2019 : la baisse du plafond permet de réduire significativement le coût pour les entreprises d’embaucher des employés à faible revenu, ce qui encourage les entreprises à embaucher plus de personnes (stabilisation de l’emploi) et à investir davantage, sans diminuer le montant total des recettes du fonds de sécurité sociale. L’article propose également des orientations pour les réformes futures : continuer à baisser le plafond et augmenter légèrement le plafond supérieur, en renforçant parallèlement la gestion et l’application des cotisations à la sécurité sociale, afin de stabiliser l’emploi et d’encourager les investissements tout en régulant la distribution des revenus.

I. Les plafonds et les planches basses des bases de cotisation à la sécurité sociale : comment sont-ils définis et quels sont leurs problèmes ?

Les plafonds et les planches basses des bases de cotisation à la sécurité sociale fonctionnent comme suit : si votre salaire est inférieur à 60 % du salaire moyen local (appelé également « salaire moyen social »), vous devez payer vos cotisations sur la base de 60 % de ce salaire moyen ; si votre salaire est supérieur à 300 % du salaire moyen social, vous devez payer sur la base de 300 %.

Pourquoi cette mise en place ? L’objectif initial était d’accroître les recettes de la sécurité sociale et de garantir un traitement adéquat aux personnes à faible revenu après leur retraite. Cependant, cela entraîne des problèmes pour les entreprises : **le coût d’embauche d’employés à faible revenu est en fait plus élevé*. Par exemple, la cotisation à l’assurance retraite est de 16 % :

  • Si le salaire de l’employé est de 30 % du salaire moyen (par exemple, si le salaire moyen est de 10 000 et que celui de l’employé est de 3 000), l’entreprise doit payer 6000 × 16 % = 960 €, ce qui représente 1,32 fois le salaire ;
  • Si le salaire de l’employé est de 300 % du salaire moyen (soit 30 000), l’entreprise doit payer 30 000 × 16 % = 4 800 €, ce qui représente 1,16 fois le salaire ;
  • Plus le salaire est élevé, plus le coût total (salaire + cotisations) représente une proportion plus faible du salaire, un phénomène appelé effet de dégressivité : cela signifie que les entreprises ont davantage de dépenses pour embaucher des personnes à faible revenu et sont donc moins disposées à en embaucher.

II. Pourquoi la baisse du plafond basse permet-elle aux entreprises d’embaucher plus de personnes ?

En 2019, l’État a modifié la méthode de calcul du salaire moyen social (en incluant désormais les entreprises privées, auparavant exclues), ce qui a entraîné une baisse du plafond basse dans de nombreuses régions. Les études montrent que pour chaque baisse de 10 % du plafond basse, le nombre d’employés embauchés augmente de 2,41 %.

Pourquoi cet effet est-il si marqué ?

  • Pour les entreprises dont les salaires sont inférieurs au plafond (par exemple, celles qui emploient beaucoup d’employés à faible revenu) et qui paient régulièrement leurs cotisations, la réduction des charges est plus directe : les petites entreprises ont déjà des difficultés à obtenir des financements et ne peuvent pas transmettre le coût des cotisations aux consommateurs par l’augmentation des prix ; donc, avec une baisse du plafond, elles disposent de plus d’argent et peuvent embaucher davantage de personnes ;
  • Par exemple, si auparavant les cotisations étaient calculées sur la base de 6000 € pour un salaire de 3 000 €, avec une baisse du plafond à 5000 €, l’entreprise paiera seulement 800 €, ce qui représente une économie de 160 € et incite ainsi à embaucher plus de personnes.

III. L’augmentation des emplois va-t-elle diminuer les investissements ? Au contraire !

Certaines craignent que les entreprises utilisent l’argent pour embaucher plutôt que pour investir dans du matériel ou agrandir leurs installations. En réalité, la baisse du plafond basse encourage les investissements.

En effet, dans la plupart des entreprises, les personnes et les machines sont complémentaires : si elles embauchent plus de travailleurs, elles doivent acheter plus d’équipements ; et si elles achètent de nouveaux équipements, elles ont besoin de davantage de personnel pour les utiliser. Ainsi, lorsque le coût d’embauche diminue, les entreprises augmentent leurs investissements pour répondre à ces besoins. Les données montrent que la probabilité d’investissement des entreprises augmente de 1,67 % par point de baisse du plafond basse.

IV. La baisse du plafond basse va-t-elle réduire les recettes du fonds de sécurité sociale ? Pas de souci !

Beaucoup s’inquiètent que la baisse du plafond basse entraîne une diminution des cotisations par personne et donc une perte de revenus pour le fonds. En réalité, le montant total des cotisations n’a pas diminué et la capacité du gouvernement à subventionner le fonds s’est même renforcée :

  • Bien que les cotisations par personne aient diminué, l’augmentation du nombre d’employés compense cette baisse ;
  • Lorsque l’entreprise s’agrandit, ses revenus augmentent, ce qui entraîne une augmentation des taxes sur le chiffre d’affaires et de l’impôt sur le revenu, permettant au gouvernement d’accroître ses subventions au fonds de sécurité sociale.

V. Orientations pour les réformes futures : baisser le plafond basse, augmenter le plafond supérieur et renforcer la gestion des cotisations

Sur la base de ces études, l’article propose deux recommandations :

1. Continuer à baisser le plafond basse :

  • Soit en baissant directement le plafond de 60 % à un niveau plus bas (par exemple, 50 %) ;
  • Soit en réduisant la fréquence des ajustements (de une fois par an à tous les deux ou trois ans pour éviter que le plafond ne monte trop rapidement avec l’augmentation du salaire moyen social) ;
  • Il s’agit de permettre aux employés à faible revenu de payer leurs cotisations sur la base de leur salaire réel, sans affecter ceux à revenu moyen ou élevé.

2. Augmenter légèrement le plafond supérieur :

  • Soit en augmentant le plafond de 300 % à un niveau plus élevé (par exemple, 350 %) ;
  • Soit en appliquant des taux de cotisation plus bas pour les montants dépassant ce plafond (par exemple, passer de 16 % à 8 % pour les montants excédentaires) ;
  • Cela permettrait d’inciter les personnes à revenu élevé à payer davantage de cotisations tout en régulant la distribution des revenus.

Enfin, il est nécessaire de renforcer la gestion et l’application des cotisations (par exemple, en vérifiant la précision des bases de cotisation) pour empêcher les entreprises de payer moins que prévu et d’assurer l’efficacité de la politique.

Cet article démontre par des données que l’ajustement des plafonds et des planches basses des bases de cotisation à la sécurité sociale peut aider les entreprises à réduire leurs charges, stabiliser l’emploi, préserver le fonds de sécurité sociale et réguler la distribution des revenus : il s’agit d’une orientation de réforme bénéfique pour tous.