Résumé essentiel
Récemment, les opérations du marché ouvert menées par la banque centrale ont connu deux changements importants : premièrement, depuis le 11 août, il n’y a pas eu d’opérations de rachat inverse à 7 jours pendant sept jours consécutifs (ce qui équivaut à ne pas fournir temporairement de liquidités au marché pour une période de 7 jours) ; deuxièmement, au milieu du mois (du 14 au 19 août), des opérations de rachat inverse à court terme (pour une période de 1 jour) ont été menées pendant quatre jours consécutifs, pour un montant total dépassant 1,7 trillion. Ces changements reflètent une abondance de liquidités sur le marché et une transformation du cadre politique, et il est probable que les opérations de rachat inverse à court terme deviennent l’outil principal pour ajuster la liquidité à court terme.
I. Que a fait réellement la banque centrale ? Deux changements d’opérations à retenir
En somme, la banque centrale fournit des liquidités au marché (aux institutions financières, etc.) par le biais de « rachats inverses » : un rachat inverse à 7 jours signifie fournir des liquidités pour une période de 7 jours, tandis qu’un rachat inverse à court terme signifie fournir des liquidités pour une période de 1 jour.
- Absence d’opérations de rachat inverse à 7 jours : Du 11 au 19 août, il n’y a pas eu d’opérations de ce type pendant sept jours consécutifs, ce qui est assez rare ces derniers temps.
- Opérations intensives de rachat inverse à court terme : Du 14 au 19 août, la banque centrale a mené des opérations de rachat inverse à court terme chaque jour, pour des montants respectifs de 349 milliards, 565,5 milliards, 469,7 milliards et 327,4 milliards, pour un total de 1,71 trillion, bien que tous ces montants n’aient pas dépassé la limite quotidienne de 600 milliards.
II. Pourquoi le rachat inverse à 7 jours a-t-il soudainement disparu ? Ce n’est pas une mesure d’austérité
Beaucoup de gens pourraient s’inquiéter en voyant l’absence d’opérations de ce type, se demandant si la banque centrale cherche à réduire les liquidités sur le marché. En réalité, il y a deux raisons à cela :
1. Abondance de liquidités sur le marché : Août est un mois de faibles recettes fiscales (les entreprises paient moins d’impôts), ce qui limite l’afflux de liquidités des marchés vers les comptes gouvernementaux, donc le marché n’est pas à court de liquidités. Par exemple, la demande pour les opérations de rachat inverse à court terme n’a même pas atteint la limite quotidienne de 600 milliards, ce qui indique une abondance de ressources financières.
2. Ne pas donner de mauvais signaux au marché : Selon les experts, la situation financière est stable pour l’instant, et il n’est pas nécessaire pour la banque centrale de continuer à fournir des liquidités sur une période de 7 jours (pour éviter de faire croire que la politique monétaire allait s’assouplir) ; en même temps, elle ne veut pas donner l’impression d’une austérité, donc elle utilise l’absence d’opérations pour maintenir une stabilité des attentes.
III. Pourquoi utiliser maintenant le rachat inverse à court terme ? Efficacité et coût réduit
Le choix de la banque centrale de mener des opérations de rachat inverse à court terme au milieu du mois n’est pas arbitraire :
- Répond aux besoins à court terme des institutions : Par exemple, pendant les périodes fiscales, certaines banques ont seulement besoin de liquidités pour une courte période (un ou deux jours), et le rachat inverse à court terme répond parfaitement à ces besoins, permettant d’économiser sur les coûts (le taux d’intérêt est plus bas pour un prêt de 1 jour que pour un prêt de 7 jours).
- Signal de transformation de la politique monétaire : La banque centrale passe d’une approche axée sur la quantité des liquidités fournies à une approche axée sur les taux d’intérêt ; le rachat inverse à court terme est plus flexible et permet de répondre précisément aux besoins de liquidité à court terme, ce qui fait partie de cette transformation.
IV. La situation financière actuelle est-elle stable ? Les taux d’intérêt en disent long
Pour juger si les marchés manquent de liquidités, il suffit de regarder les taux d’intérêt pratiqués entre les banques :
- Taux Shibor : Le 19 août, le taux d’intérêt à court terme (pour une période de 1 jour) n’a augmenté que de 2 points de base, pour atteindre 1,38 %, tandis que le taux à 7 jours a augmenté de 0,5 point de base, pour atteindre 1,385 %, avec peu de changement.
- Taux DR : Les taux d’intérêt des opérations de rachat entre les banques (qui reflètent mieux le coût réel des liquidités) montrent que les moyennes de DR001 (pour 1 jour) et DR007 (pour 7 jours) sont inférieures à 1,4 % (le taux politique étant de 1,4 %), ce qui indique que la situation financière est même plus souple que prévu par la politique.
Ces données montrent que les marchés sont stables et qu’il n’y a pas de pénurie de liquidités.
V. Comment évolueront les opérations à l’avenir ? Le rachat inverse à court terme pourrait devenir l’outil principal
Les experts prévoient :
- À court terme : Des opérations de rachat inverse à 7 jours pourraient reprendre le 20 août (pour envoyer un signal sur les taux politiques et stabiliser les attentes) ; près de la fin du mois (lorsque les liquidités pourraient devenir plus rares), des opérations de rachat inverse à court terme pourraient être menées à nouveau.
- À long terme : Le rachat inverse à court terme pourrait progressivement remplacer le rachat inverse à 7 jours en tant qu’outil principal pour ajuster la liquidité à court terme. À l’avenir, le taux d’intérêt du rachat inverse à court terme pourrait même remplacer le taux de rachat inverse à 7 jours en tant que taux politique central (comme le taux des fonds fédéraux aux États-Unis).
Quel est l’impact sur les particuliers ? Pas d’inquiétude, les liquidités sont stables
Ces opérations n’affectent pas beaucoup notre vie quotidienne :
- Les taux des prêts immobiliers et des prêts à la consommation ne vont pas augmenter soudainement (la situation financière est stable, donc les fluctuations des taux d’intérêt sont faibles) ;
- Les rendements des produits financiers ne connaîtront pas de grandes variations (le marché n’est pas à court de liquidités, donc les rendements resteront stables) ;
- Il n’y a pas de raison de s’inquiéter d’une pénurie de liquidités (la banque centrale ajustera la situation de manière flexible pour assurer un approvisionnement suffisant en liquidités).
En somme, ces opérations de la banque centrale représentent une régulation précise : elles maintiennent une abondance de liquidités tout en préparant le terrain à des changements futurs dans la politique monétaire, ce qui rassure les particuliers.