Résumé des points clés
L’émission “Pi Jing Zhan Ji 2026” (sixième saison de Pi Ge) a copié le format de “Cheng Feng 2026” (septième saison de Lang Jie”), qui consiste en une diffusion en direct avec tous les participants parlant sans retouche audio. L’émission a attiré 690 millions d’auditeurs au début, mais sa réputation a été mitigée. En tant que programme de type “comprehensive variety show” (综N代) qui dure depuis six saisons, elle fait face à des problèmes chroniques tels qu’une pénurie de talents et une fatigue esthétique chez le public. Bien que de nouveaux éléments innovants aient été introduits, comme des défis physiques, la vision globale de l’émission reste floue et les procédures sont longues. De plus, le public préfère aujourd’hui être diverti plutôt que de voir des performances parfaites. Il est donc incertain que cette saison parvienne à connaître le même succès que “Lang Jie”.
I. Le format en direct : la sincérité est un atout, mais elle peut également amplifier la monotonie
Pour “Lang Jie”, le format en direct était un véritable sauveur ; les erreurs de chant et les oublis de paroles sont devenus des matériaux pour la création de contenu sur les réseaux sociaux, permettant à l’émission de retrouver en popularité. Après avoir adopté ce même format, “Pi Ge” a obtenu de bons résultats au début, mais cela a également mis en évidence ses inconvénients :
- Procédures trop longues et redondantes : la première partie et la seconde partie du spectacle durent chacune 3 heures, tandis que la performance pure sur scène ne dure qu’une demi-heure. Le reste de l’émission est consacré à des présentations des participants, aux commentaires des juges et à des activités visant à prolonger le temps de diffusion. Il n’est pas possible de sauter directement les moments ennuyeux, obligeant le public à endurer patiemment ces éléments.
- Les erreurs deviennent des points de popularité : les performances maladroites de Chen Ruoxuan et Zeng Hui ont été critiquées, mais leurs vidéos ont atteint plus de 500 000 vues sur Bilibili, contre seulement quelques dizaines de milliers pour les performances “normales”. Le public a changé d’attitude : il préfère désormais voir des moments authentiques et amusants plutôt que des performances parfaites.
II. Les difficultés des programmes de type “comprehensive variety show”
Depuis le début de “Pi Ge” en 2021, les problèmes se font de plus en plus évidents :
- Pénurie de talents : La première saison comptait des artistes renommés tels que Chen Xiaochun et Zhang Zhilin, qui apportaient leur propre notoriété et leurs compétences. Cette saison, la moitié des 27 participants sont peu connus du grand public, et il n’y a pas de personnalités capables de susciter un véritable engouement. La présence du père et du fils邵 Bing était un atout majeur, mais leur retrait pour blessure a privé l’émission de cet intérêt.
- Fatigue esthétique du public : Après des années de visionnage de ce type d’émissions, les formats répétitifs (spectacle initial → formation en équipes → création de groupes) ne sont plus novateurs, et le public est devenu insensible aux éléments nostalgiques (comme la chanson “Hong Qingting” interprétée par Su Youpeng).
III. Les innovations dans les règles de jeu ne suffisent pas à résoudre les problèmes
L’équipe de production espérait sortir des sentiers battus en intégrant des défis physiques (affichage public du taux de graisse corporel, compétitions en plein air), mais ces innovations ne résolvent pas les problèmes fondamentaux :
- Positionnement flou : “Lang Jie” avait une vision claire : aider des femmes d’âge moyen à se dépasser. “Pi Ge”, quant à elle, n’a pas de limite d’âge (un tiers des participants a moins de 30 ans, et le plus jeune a 21 ans), ce qui en fait davantage une compétition de talents pour hommes de tous âges, sans ligne narrative cohérente. Le public ne comprend pas vraiment pourquoi les participants s’efforcent de “traverser les obstacles”.
- Les innovations restent superficielles : Les défis physiques ajoutent un peu d’intérêt, mais elles n’affectent pas l’esprit fondamental de l’émission et ne suscitent pas d’émotion chez le public.
IV. Le public a changé : la médiocrité est plus redoutable que les erreurs
Les attentes du public envers les émissions de variétés ont évolué :
- Le public n’a plus peur des erreurs, mais il déteste la monotonie : Les erreurs peuvent au moins provoquer le rire, tandis que des performances sans originalité et des commentaires prévisibles, ainsi que des interactions longues et ennuyeuses, sont les principales raisons pour lesquelles les gens abandonnent l’émission.
- Le direct n’est pas une panacée : “Lang Jie” a connu le succès grâce au format en direct, car les participantes avaient un désir exprimé depuis longtemps d’être vues et entendues. Si “Pi Ge” ne dispose pas d’une vision claire et d’un contenu significatif, même une diffusion en direct authentique ne suffira pas à la faire réussir. Après tout, le public cherche non seulement de la “réalité”, mais aussi une réalité enrichie par une histoire.
Conclusion
Les tentatives de “Pi Ge” cette saison révèlent les problèmes courants des programmes de type “comprehensive variety show” : il est facile d’innover en forme, mais difficile de trouver l’esprit véritable de l’émission. Si l’on se contente de copier des modèles réussis sans résoudre les problèmes fondamentaux (pénurie de talents, positionnement flou), il sera difficile de retrouver la popularité. Le direct peut attirer du public, mais il ne suffit pas à le retenir ; après tout, ce que le public achète, c’est un contenu chaleureux et enrichi par une histoire.