虎嗅

Après seulement 5 minutes de natation en plein air, pourquoi ai-je développé une fièvre élevée, des maux de tête et des vomissements ?

原文:就游了5分钟野泳,怎么就高烧、头疼、呕吐了?

Résumé des points clés

Cet article prend comme point de départ l’incident où l’écrivaine Chen Lanya a été infectée par un adénovirus lorsqu’elle nageait en plein air, pour expliquer les risques pour la santé potentiels liés à la natation – en particulier la transmission du virus à travers l’eau. Il compare les risques entre les piscines publiques et les plans d’eau sauvages, et propose des conseils pratiques pour choisir un lieu de baignade sûr ainsi que des méthodes de protection personnelle. L’essentiel est de rappeler à tous que, bien que la natation soit agréable, la sécurité vient en premier ; les risques de la natation en plein air sont extrêmement élevés, et il faut choisir avec soin les piscines publiques.

I. L’adénovirus : un “tueur invisible” caché dans l’eau

L’adénovirus n’est pas un virus unique, mais fait partie d’une grande famille comprenant 7 sous-espèces et 57 sérotypes. Il se propage de diverses manières : par les gouttelettes, en touchant des serviettes sales, et surtout à travers l’eau – les piscines mal désinfectées ou les eaux sauvages non traitées peuvent être des vecteurs de transmission.

Quels sont les symptômes d’une infection ? Le cas typique est la “fièvre pharyngo-conjunctivale” (communément appelée “fièvre des piscines”), caractérisée par de la fièvre, une douleur de gorge et des yeux rouges. Récemment, 22 membres de l’équipe de natation d’une école sportive du Fujian ont été infectés en groupe, et près de 90 personnes à Conghua (Guangdong) ont été atteintes en une semaine ; il s’est avéré que la concentration de chlore résiduel dans les piscines était insuffisante (inférieure à 0,2 mg/L), ce qui a permis au virus de se développer.

II. Piscines publiques vs plans d’eau sauvages : quels sont les différences de risque ?

Les risques dans les piscines publiques sont “contrôlables” – à condition que la désinfection soit adéquate (concentration de chlore résiduel entre 0,3 et 0,5 mg/L) et que la surveillance sanitaire soit stricte. En revanche, les plans d’eau sauvages représentent un risque inconnu :

  • Le taux d’infection à l’adénovirus est très élevé : une étude de 2024 montre que la présence du virus a été détectée dans 59,2 % des différents types d’eaux mondiales (rivières, lacs, eaux souterraines) ;
  • Aucune mesure de désinfection n’est en place : on ne sait pas ce qui se trouve réellement dans l’eau, donc le plus sûr est de ne pas nager en plein air.

III. Quels autres risques cachés la natation peut-elle comporter ?

L’adénovirus n’est que la pointe de l’iceberg :

  • Dans les piscines publiques : une désinfection insuffisante peut provoquer des conjonctivites, des otites moyennes, des diarrhées (par exemple à cause du parasite Cryptosporidium), ou même une méningite amibienne (un enfant de 6 ans est décédé au Sichuan en 2024 à cause d’une concentration insuffisante de chlore dans la piscine) ;
  • Dans les plans d’eau sauvages : les risques sont encore plus nombreux et plus graves – on peut être infecté par des vers parasites (telles que les schistosomes, qui pénètrent la peau en seulement 10 secondes), du Vibrio vulnificus (menant à l’amputation), ou de la leptospirose (fièvre, jaunisse). En particulier pour les schistosomes, il existe 170 000 hectares de zones infestées dans les provinces situées au sud du Yangtze, et la période de risque est de avril à octobre.

IV. Comment choisir une piscine publique “saine” ?

Suivez ces trois conseils :

1. Examinez l’eau : elle doit être claire et sans odeur ; si elle est trouble ou verte (à cause de la prolifération d’algues), ou si elle a une odeur forte de chlore (signe que trop de chlore a été ajouté ou que la désinfection n’a pas été effectuée correctement), partez immédiatement ;

2. Vérifiez les informations publiques : la piscine doit afficher le rapport des tests de qualité de l’eau ; la concentration de chlore résiduel doit être entre 0,3 et 0,5 mg/L (plus stricte pour les piscines destinées aux enfants) ;

3. Examinez les installations : sont-elles conformes aux normes ? Y a-t-il des bassins obligatoires pour tremper les pieds (longueur ≥ 2 m, profondeur ≥ 20 cm) ? Les vestiaires et les douches sont-ils propres et sans odeurs désagréables ? Ce sont des critères essentiels.

V. Natation en plein air : que faire si vous y tenez absolument ?

Si vous souhaitez nager en plein air, choisissez uniquement les zones officiellement délimitées pour la baignade. Faites également attention aux informations suivantes :

  • Vérifiez les rapports de qualité de l’eau : le Ministère de l’Écologie et de l’Environnement publie chaque semaine des rapports sur la qualité des plages de baignade de juin à septembre ; choisissez celles avec une qualité “optimale” ou “bonne” ;
  • Faites attention aux avertissements : ne vous baignez pas lorsque les plages sont fermées (en raison de concentrations élevées de germes, de vents violents ou de pluies torrentielles), après des inondations, ou en cas d’algues vertes ou bleues avec une odeur désagréable ;
  • Évitez les zones infestées par les schistosomes : évitez les plages et les rivières dans les 12 provinces situées au sud du Yangtze (comme le Hunan, le Hubei, le Jiangxi).

Enfin : quelles bonnes habitudes adopter, où que vous nagez ?

Même si la natation est un excellent exercice, la sécurité l’emporte sur le plaisir. Adoptez les bonnes pratiques suivantes :

  • Prenez une douche avant et après : rincez-vous pour enlever la transpiration et la graisse (ce qui évite de consommer le chlore de la piscine) et pour éliminer les germes et les résidus de désinfection ;
  • Portez des lunettes de natation et un bonnet : les lunettes protègent contre les conjonctivites, et le bonnet préserve vos cheveux ainsi que l’filtration de l’eau ;
  • Ne nagez pas si vous êtes malade : évitez la diarrhée (en particulier due au Cryptosporidium) ou si vous avez des blessures cutanées ou des maladies contagieuses ; ne polluez pas l’eau et ne risquez pas de contaminer les autres ;
  • Ne buvez pas d’eau : évitez de boire l’eau de la piscine, et encore moins celle des plans d’eau sauvages – même les ruisseaux les plus clairs peuvent contenir des excréments d’animaux ou des cadavres.

En somme, la natation est un excellent sport, mais la sécurité est plus importante que le plaisir. Ne risquez pas votre santé au hasard !