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**Révolution “Cool Cool” : Quelles autres technologies de refroidissement existent en plus des climatiseurs ?**

原文:“凉凉”革命:除了空调,还有哪些降温新科技?

Résumé des principaux points

Avec les températures élevées, la demande d'air conditionné augmente considérablement. Cependant, l'air conditionné présente des inconvénients tels qu'une consommation énergétique élevée, un coût cher et un renforcement de l'effet de serre urbain. Des recherches montrent que les matériaux de refroidissement passif (tels que les peintures à refroidissement par rayonnement et les films gélatineux) pourraient constituer une solution alternative : ils ne consomment presque aucune énergie et peuvent réduire la température en reflétant la chaleur vers l'espace. Certains matériaux sont déjà capables de baisser la température de la surface de 5 à 7 °C, mais leur large diffusion nécessite un soutien politique.

I. L'air conditionné : un remède contre la chaleur ou une source de problèmes ?

L'air conditionné semble résoudre le problème de la chaleur, mais il cache trois grands risques :

1. La surcharge du réseau électrique : Lorsque tout le monde allume son air conditionné en même temps par forte chaleur, la demande d'électricité augmente brusquement, ce qui peut provoquer des coupures de courant, particulièrement dangereuses pour les personnes vulnérables comme les personnes âgées.

2. Un effet de serre accru : Les climatiseurs à split expulsent la chaleur intérieure vers l'extérieur, augmentant ainsi la température urbaine et créant un cercle vicieux où plus on utilise d'air conditionné, plus il fait chaud à l'extérieur, et donc plus on a besoin de climatiseurs puissants.

3. Un obstacle financier pour les pauvres : L'air conditionné en soi n'est pas cher, mais les frais d'électricité représentent un fardeau pour les ménages à faible revenu. Dans des pays comme l'Inde et le Mexique, 100 millions de foyers ne pourront probablement pas se permettre d'utiliser d'air conditionné d'ici 2040, et ce sont justement ces personnes qui sont les plus exposées aux effets de la chaleur.

II. La demande mondiale en refroidissement : une augmentation explosive de l'énergie consommée et des émissions

Actuellement, le refroidissement des bâtiments représente déjà 10 % de la consommation d'électricité globale. Avec l'augmentation du nombre, de l'intensité et de la durée des journées chaudes, ce chiffre devrait encore augmenter :

  • D'ici 2050, la consommation d'énergie pour le refroidissement mondial pourrait augmenter de 210 % par rapport à 2024 (plus que triplée).
  • Les émissions de gaz à effet de serre provenant des climatiseurs pourraient être trois fois supérieures à celles actuelles, aggravant le réchauffement planétaire et créant un autre cercle vicieux.

III. Le refroidissement passif : comment fonctionne cet "air conditionnement naturel" ?

Les scientifiques ont découvert une méthode de refroidissement sans utilisation d'électricité : le refroidissement par rayonnement passif. Le principe est simple : l'atmosphère dispose d'une « fenêtre » (longueur d'onde infrarouge de 8 à 13 micromètres) à travers laquelle la chaleur peut être directement émise vers l'espace. Les matériaux de refroidissement passif reflètent cette chaleur, permettant ainsi de réduire la température des bâtiments.

Par exemple :

  • Des peintures contenant de l'oxyde de silicium nanocristallin peuvent refléter 97 % de la lumière solaire, abaissant la température de la surface de 5,26 °C.
  • Des films en plastique dotés de gel absorbant l'eau absorbent la vapeur d'eau la nuit et la libèrent la journée sous forme de chaleur, qui est ensuite émise vers l'espace grâce à une couche hydrophobe au sommet du film ; cela peut réduire la température de 7 °C sous le soleil direct.

Ces matériaux agissent comme des « climatiseurs sur toit », permettant de refroidir sans consommer d'électricité.

IV. L'efficacité des nouveaux matériaux : peuvent-ils vraiment remplacer les climatiseurs ?

L'efficacité de ces nouveaux matériaux est déjà proche de celle des climatiseurs :

  • Certains produits sont capables de réduire la température de 5 à 7 °C, ce qui est suffisant pour soulager l'étouffement à l'intérieur.
  • Des stores automatiques et des barrières sur les fenêtres sont déjà utilisés dans les bureaux, réduisant ainsi la dépendance aux climatiseurs.

Toutefois, la plupart de ces matériaux se trouvent encore en phase de prototype ou d'essai ; par exemple, les matériaux combinant le refroidissement par rayonnement et l'évaporation nécessitent davantage de tests.

V. Pourquoi n'ont-ils pas encore été largement adoptés ?

Ces technologies ne sont pas encore répandues dans les foyers ordinaires pour deux raisons principales :

1. Manque de soutien politique : Il n'existe aucune obligation pour que les nouveaux bâtiments utilisent des matériaux de refroidissement passif, ce qui dissuade les constructeurs d'en faire usage.

2. Nécessité d'une approche globale : L'utilisation de ces matériaux ne suffit pas ; il faut également intégrer des mesures pour réduire la chaleur à l'extérieur (comme la verdure et les surfaces perméables à l'eau) afin de résoudre le problème de l'effet de serre urbain.

Les experts soulignent que « il faut agir à plusieurs niveaux, tant sur le plan politique que technologique, pour permettre à tous de se rafraîchir sans augmenter les charges financières ».

En somme, les matériaux de refroidissement passif constituent une solution écologique au problème de la chaleur. Cependant, leur adoption généralisation nécessite l'effort conjoint des politiques et du marché.

(Les données et exemples cités dans cet article proviennent de recherches réputées telles que *Nature Reviews*.)*