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Après le « retour » de 160 000 entreprises, quels moyens les autorités locales utiliseront-elles pour obtenir ces projets ?

原文:16万家企业“迁回”之后,地方政府拿什么抢项目?

Résumé des principaux points

Récemment, l’État a pris des mesures pour réguler les pratiques de corruption dans l’attraction des investissements locaux, notamment en annulant ou en modifiant 833 documents fiscaux illégaux. 160 000 entreprises qui s’étaient enregistrées ailleurs pour bénéficier de subventions ont déménagé dans leurs lieux d’activité réels, ce qui a même entraîné une augmentation de 16 % des recettes fiscales. Auparavant, les autorités locales utilisaient des subventions pour attirer les entreprises ; désormais, un « catalogue négatif » a été établi, interdisant l’utilisation d’indicateurs tels que le montant des investissements, la valeur de la production ou les remboursements fiscaux pour distribuer des fonds. À l’avenir, l’attraction des investissements reposera sur des atouts réels : des chaînes d’approvisionnement solides, des ressources énergétiques abondantes et des services publics de qualité. Les régions moins avancées devront trouver leurs propres ressources uniques.

I. Pourquoi les autorités locales aimaient-elles distribuer des subventions pour attirer les investissements ?

C’était simple et efficace pour obtenir rapidement des projets : l’implantation d’un projet apportait des investissements, de l’emploi et des recettes fiscales, ainsi que des entreprises complémentaires pour former des chaînes d’approvisionnement. Le transfert de revenus fiscaux temporaires (comme les subventions) était considéré comme un investissement rentable à long terme.

Par exemple, pour un projet manufacturier, un taux de retour sur investissement (IRR) de 8,6 % pourrait ne pas suffire pour convaincre une entreprise. Mais avec une récompense unique de 100 millions et des subventions annuelles de 50 millions pendant trois ans (total de 250 millions), le taux de retour sur investissement pourrait atteindre 9,6 %, ce qui rend le projet attractif. Ainsi, les entreprises choisissaient un lieu en fonction des subventions offertes, en plus des facteurs tels que le terrain et la main-d’œuvre.

II. Les inconvénients des subventions pour attirer les investissements

L’utilisation généralisée de cette méthode a conduit à des compétitions déloyales :

1. Déplacement des sources fiscales sans bénéfice pour l’ensemble du pays : certaines entreprises déplaçaient simplement leur siège social d’un lieu à un autre sans modifier leur activité réelle, ne faisant qu’augmenter les impôts dans un endroit sans augmenter les recettes nationales.

2. Moins de bénéfices pour les autorités locales : si une région offre 2 % de subventions, une autre en offre 3 % ; si une région finance l’achat d’équipements, une autre propose des remboursements fiscaux. Les entreprises gagnent plus, mais les autorités locales perdent en recettes nettes (impôts moins subventions moins coûts de services publics).

3. Distorsion du comportement des entreprises : les subventions pouvaient inciter les entreprises à acheter plus d’équipements inutiles ou à augmenter artificiellement leur valeur de production, affectant ainsi leur fonctionnement normal.

C’est pourquoi l’État a établi un catalogue négatif et les autorités locales modifient leurs politiques (par exemple, l’annulation des récompenses pour des projets rapidement lancés ou intégrés au système fiscal).

III. Quels sont les critères de choix pour les entreprises maintenant que les subventions ont diminué ?

Les entreprises privilégient les coûts à long terme :

  • Chaînes d’approvisionnement : des régions avec des chaînes solides, comme celle de Wuhan pour l’automobile, attirent les entreprises.
  • Énergie : des tarifs électriques avantageux, comme dans l’ouest, sont très attractifs pour les centres de calcul.
  • Services publics : des services de qualité permettent d’économiser des coûts, comme le réseau de transport de Guangzhou.

IV. Comment les autorités locales attirent-elles les investissements maintenant ?

Elles ne s’appuient plus uniquement sur des subventions, mais sur des infrastructures et des services publics :

1. Infrastructures industrielles : des centrales solaires pour les data centers, des réseaux de transport pour les entreprises exportatrices.

2. Services publics : des plateformes de recherche et développement partagées par plusieurs entreprises.

3 Fonds industriels : des investissements financés par l’État qui peuvent être récupérés lorsque les entreprises grandissent.

V. Le futur des clusters industriels

Les clusters matures deviendront encore plus compétitifs, tandis que les régions moins avancées devront se concentrer sur leurs ressources uniques. Les régions de l’ouest, par exemple, peuvent attirer des entreprises de calcul grâce à leur énergie verte, tandis que les régions côtières peuvent se spécialiser dans l’exportation grâce à leurs ports.

Conclusion

Les politiques de subvention ne sont plus suffisantes ; la véritable compétitivité repose sur des infrastructures solides et des ressources uniques. Les entreprises se demandent désormais où se trouvent leurs fournisseurs, combien coûte l’électricité, d’où viennent les travailleurs et comment leurs produits peuvent être exportés. Ces facteurs sont plus importants que les subventions, qui sont temporaires.