虎嗅

**80 % des commandes liées à des produits physiques pourraient être falsifiées ; le manque de commandes rend le marché de la technologie de la réalité augmentée complètement fou („80 % of orders for physical products may be fake; the lack of orders is driving the augmented reality technology market crazy“).**

原文:80%的具身订单可能是假的,缺订单正让赛道疯狂

Résumé des points clés

Lors de la Conférence mondiale sur les robots de 2026, le concept de « modèle mondial » est devenu le point focal absolu. Cependant, ce concept cache de nombreux problèmes au sein de l’industrie : certaines équipes l’utilisent comme une étiquette « à la mode » pour lever des fonds. Les démonstrations en direct des robots sont impressionnantes, mais elles reposent sur des ajustements préalables et une télécommande à distance. Les prétendus « milliers d’ordonnances » et les « millions d’euros réalisés » sont pour la plupart fictifs. La technologie de l’industrie est encore naissante (seulement 20 % de maturité) et les entreprises se précipitent pour parler de commercialisation, alors que les robots capables de fonctionner de manière fiable sont très rares.

1. Le modèle mondial : un « cerveau intelligent » pour les robots ou un leurre pour lever des fonds ?

À l’origine, le concept de modèle mondial était technologique : il visait à permettre aux robots de « comprendre le monde » comme les humains (par exemple, de prévoir la force nécessaire pour ne pas briser une tasse ou de savoir comment réagir si elle glisse). Mais ce terme a été détourné :

  • Direction technologique réelle : Seules quelques équipes travaillent réellement sur ce sujet, cherchant à faire en sorte que les robots puissent percevoir, prédire et décider de manière autonome grâce à ce « cerveau ».
  • Outil pour lever des fonds : La plupart des équipes l’utilisent comme un argument de vente, car le modèle mondial est perçu comme plus avancé et plus difficile à réfuter par les investisseurs (ils ne peuvent pas facilement juger de son efficacité). De nombreux investisseurs affirment que 90 % des équipes ne croient pas vraiment en ce concept.

La voie technologique n’est pas encore définie (d’autres approches comme VLA ou VLM sont en concurrence), mais le modèle mondial est déjà devenu un argument de séduction pour les financements.

2. Les démonstrations en direct sont-elles impressionnantes ? Ce ne sont que des spectacles soigneusement répétés…

Les robots dansant, boxant ou saisissant des objets lors de la conférence semblent impressionnants, mais tout est préparé à l’avance :

  • Ajustements répétés : Un ingénieur a expliqué qu’une démonstration de 10 minutes nécessite de nombreuses répétitions, et les équipes craignent toujours des erreurs avant le spectacle.
  • Dépendance à la télécommande : La plupart des robots ne sont pas autonomes ; leurs capacités sont limitées (par exemple, leurs mouvements de danse sont prédéfinis et ils ne savent pas comment se comporter dans d’autres contextes).
  • Prises de précautions limitées : Certains robots ne peuvent saisir des objets que dans des positions et des situations spécifiques, et ils n’ont même pas de capteurs de force (ils ne peuvent pas savoir s’ils serrent bien l’objet). Ils ne peuvent pas saisir des objets mous ou lourds.

La commercialisation réelle exigerait que les robots fonctionnent 8 heures par jour sans erreur, même en l’absence de surveillance, mais c’est loin d’être le cas actuel.

3. « Milliers d’ordonnances » et « millions d’euros réalisés » ? 90 % sont fictifs…

De nombreuses entreprises affirment avoir vendu des milliers d’unités ou avoir été retenues par des entreprises de premier plan, mais la réalité est différente :

  • Ordonnances peu fiables : Des accords de intention (sans force contraignante), des contrats cadres (à exécuter sur plusieurs années) et des achats de test sont considérés comme des « ordonnances ».
  • Livraisons réelles limitées : Selon les données de IDC, seulement 18 000 robots humains ont été livrés en 2025 dans le monde, dont 85 % pour des applications récréatives ou éducatives (comme des robots de spectacle), et seulement 15 % pour des applications industrielles en phase de test.
  • Absence de réalité commerciale : Même si des robots sont livrés, ils sont souvent utilisés dans des vitrines, des laboratoires ou des lignes de production, et des problèmes peuvent survenir en l’absence de surveillance. Ce n’est pas une véritable force de production.

Les investisseurs commencent à vérifier la véracité de ces ordonnances : les clients existent-ils vraiment ? Ont-ils payé un acompte ? Les robots ont-ils été réellement livrés ? Mais ces informations ne sont pas publiques et il est difficile de les vérifier.

4. L’industrie est trop surexcitée : la technologie n’est que à 20 % de maturité, et se précipiter vers la commercialisation est précoce…

De nombreux investisseurs déclarent ne pas prendre en compte les entreprises qui parlent déjà de commercialisation : la technologie n’est pas suffisamment avancée (par exemple, les robots ne savent pas s’adapter à de nouveaux contextes) et prétendre à une commercialisation à grande échelle est peu réaliste.

Certaines entreprises sérieuses dans la technologie ne participent même pas à la conférence, car elles savent que la commercialisation réelle nécessite des robots capables de fonctionner de manière fiable, et non juste de belles présentations.

La technologie doit finalement être mise en œuvre, mais pour l’instant, il est plus important de perfectionner les capacités des robots que de se vanter de chiffres fictifs.

Conclusion

L’intelligence corporelle est la direction du futur, mais l’industrie actuelle est mélangée : certaines entreprises travaillent réellement sur la technologie, tandis que d’autres utilisent le concept de modèle mondial pour attirer l’attention. Le public peut se divertir en regardant les démonstrations, mais pour distinguer le vrai du faux, il faut vérifier si les robots peuvent fonctionner hors des scénarios préétablis et si les ordonnances sont réellement mises en œuvre dans la production. L’industrie a besoin de moins d’excès et plus de pragmatisme ; sinon, lorsque la vague retombera, il ne restera que des débris.