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**Les personnes qui maîtrisent mieux l’IA voient leur capacité d’apprentissage décliner plus rapidement.**

原文:越会用 AI 的人,学习能力退化得越快

Résumé des points clés

Cet article de presse porte sur une étude menée auprès de 27 000 lycéens chinois concernant l’utilisation de l’IA dans leurs travaux scolaires. Les résultats montrent que les étudiants qui utilisent l’IA pour effectuer leurs devoirs obtiennent en moyenne 18 % de points supplémentaires et mettent 30 % de moins de temps, mais leurs scores aux examens écrits ont diminué de 20 %. Ce phénomène concerne non seulement les étudiants, mais également des adultes tels que des médecins, des écrivains et des programmeurs, qui présentent également un déclin de leurs compétences. Le problème principal réside dans le fait que l’IA supprime les étapes essentielles du processus d’apprentissage et de travail, à savoir l’essai et l’erreur, la réflexion et la déduction. L’utilisation correcte de l’IA s’avère difficile à maintenir sur le long terme, car des incitations déformées (comme de bons scores aux devoirs ou des compliments des parents) poussent les utilisateurs à devenir de plus en plus dépendants de l’IA, au détriment de leurs capacités réelles.

Analyse détaillée

1. Un score parfait aux devoirs ne signifie pas vraiment maîtriser le sujet : l’IA transforme les devoirs en une simple formalité

La différence fondamentale entre les devoirs et les examens réside dans l’utilisation d’outils. Lorsque les étudiants utilisent l’IA, ils peuvent copier les réponses ou laisser l’IA rédiger à leur place. Bien que les résultats soient bons et rapides, ils ne reflètent pas leurs propres compétences réelles. C’est comme si vous copiez le travail d’un autre étudiant : le professeur pourrait penser que vous maîtrisez le sujet, mais vous serez démasqué lors d’un examen où personne ne vous aidera. Le détail le plus frappant de l’étude est que parmi les étudiants ayant obtenu plus de 100 points aux devoirs, ceux qui n’ont pas utilisé l’IA ont amélioré leur score à 112 %, tandis que ceux qui l’ont utilisée l’ont vu chuter à 64 %, illustrant ainsi le fait que les bonnes notes aux devoirs peuvent devenir un moyen de masquer l’absence de véritables compétences.

2. Qui est le plus touché ? Les bons élèves, les collégiens et les garçons sont les plus affectés

L’étude met en évidence que plusieurs groupes sont particulièrement impactés par l’IA :

  • Les bons élèves : qui ont acquis leurs compétences grâce à leur effort personnel et qui perdent l’occasion de s’entraîner en utilisant l’IA ;
  • Les collégiens : qui ont moins de self-control que les lycéens et sont plus susceptibles de devenir dépendants de l’IA ;
  • Les garçons : qui préfèrent la rapidité et ont tendance à confier entièrement leurs devoirs à l’IA ;
  • Les matières de sciences sociales (comme la politique ou l’histoire) : où l’IA ne peut pas remplacer la réflexion et l’expression personnelle, entraînant une baisse des résultats de 27 % ;
  • Les langues : les résultats sont moins affectés (9 %), car le sens linguistique et l’acquisition du vocabulaire ne peuvent pas être entièrement remplacés par l’IA.

3. Même les adultes ne sont pas épargnés : une utilisation excessive de l’IA entraîne une perte de compétences

L’IA peut également nuire aux compétences des adultes :

  • Les médecins : après avoir utilisé l’IA pour les examens par colonoscopie, le taux de détection des adénomes a diminué de 20 % (à l’instar des étudiants) ;
  • Les écrivains : après avoir utilisé ChatGPT pour rédiger des textes, 83 % des personnes ne se souviennent même plus des phrases qu’ils ont écrites ;
  • Les programmeurs : qui deviennent dépendants de l’IA et ont du mal à travailler sans elle, se sentant même ralentis.

4. Pourquoi est-il difficile de maintenir une utilisation correcte de l’IA ? Des incitations déformées agissent comme un facteur aggravant

Au début, certains utilisent l’IA comme un “tuteur personnel”, mais cela peut vite dériver vers une dépendance :

  • De bons scores aux devoirs → félicitations des parents → désir d’accélérer le processus → passage d’une utilisation “auxiliaire” à une utilisation “totale” des outils ;

L’étude montre que après 5 mois d’utilisation de l’IA, la proportion d’étudiants confiant entièrement leurs devoirs à l’IA est passée de 58 % à 81 %. Aucun étudiant n’est plus prêt à consacrer plus de 65 minutes à ses devoirs. Ce type de “rétroaction positive” est en réalité déformé, car il encourage la paresse plutôt que l’apprentissage, rendant difficile le maintien d’une utilisation correcte de l’IA sur le long terme.

5. L’avenir s’améliorera-t-il ? Les sanctions se réduisent, mais l’IA ne disparaîtra pas

L’étude montre que les pertes dues à l’IA ont diminué (de 25 % au début de l’année 2023 à 16 % en 2025), ce qui indique que les enseignants et les étudiants s’adaptent progressivement, et que les outils se perfectionnent (par exemple, en affichant le processus de déduction utilisé par l’IA). Cependant, les sanctions ne disparaîtront pas complètement, car l’IA continuera à remplacer certaines étapes de réflexion. Lors de la rentrée scolaire, de plus en plus d’étudiants utiliseront l’IA. Les parents devraient se demander : “Ces 100 points, les avez-vous obtenus vous-mêmes ou grâce à l’IA ?” Les professionnels doivent également se poser la question : “Mon plan est-il le résultat de ma réflexion personnelle ou de celle de l’IA ?” En effet, l’IA peut vous aider à accomplir des tâches, mais elle ne peut pas vous aider à développer vos compétences, qui sont le véritable fondement de votre succès professionnel.

Le message principal de cette étude est que l’IA est un outil, mais il ne doit pas devenir votre “canne” : si vous en devenez dépendant, vous oublierez comment fonctionner par vous-même.