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**Lorsque les falaises blanches de l’Angleterre sont transformées en site touristique de classe 5A en Chine**

原文:当英国白崖被魔改成中国5A景区

Résumé du contenu principal

Cet article part d’une blague de internautes utilisant l’IA pour “transformer” les falaises de White Cliffs en Angleterre en un site touristique à la chinoise, afin de comparer les différences dans le développement des sites touristiques à l’étranger et en Chine : en Chine, le développement des sites touristiques est souvent trop commercialisé et artificiel (points de visite populaires auprès des réseaux sociaux, systèmes de paiement complexes, installations denses), tandis qu’à l’étranger, on accorde plus d’importance à la protection de la nature et aux besoins locaux (développement maîtrisé, gestion plutôt que transformation de la nature pour réduire les risques). L’article analyse également les raisons profondes de cette uniformité des sites touristiques en Chine (pression du PIB, responsabilité en matière de sécurité, application rigide des normes) et propose des solutions : définir des limites entre les installations et la nature, afin que ces dernières servent l’expérience des visiteurs et non de mettre en valeur elles-mêmes.

I. Le développement “stéréotypé” des sites touristiques en Chine : transformer la nature en lieux de visite à la mode

Les améliorations apportées aux falaises de White Cliffs par les internautes avec l’IA correspondent en fait à des équipements “standard” dans les sites touristiques chinois : ascenseurs panoramiques, plateformes en verre, miroirs dans le ciel, points de visite pour les couples, ainsi qu’une grande enseigne rouge avec l’inscription “Je pense à toi à White Cliffs”, sans oublier un entrée située à 8 kilomètres de distance, un billet d’entrée de 168 yuans plus un forfait de transport de 40 yuans, et une rue commerçante de 800 mètres de long… Ces éléments sont présents dans presque tous les sites touristiques populaires du pays.

Pourquoi cela ? Parce que ces installations génèrent des sources de revenus (les ascenseurs et les téléphériques sont payants) et attirent les visiteurs pour prendre des photos et les partager sur les réseaux sociaux. Le résultat est que, qu’il s’agisse de montagnes célèbres ou de plages, tous les sites touristiques se ressemblent, et les caractéristiques naturelles originales sont noyées dans ces traces artificielles. Les internautes plaisantent en disant qu’avec ce modèle, on pourrait même “aller travailler dans un site touristique”, ce qui montre bien que ce type de développement est devenu un “schéma” répandu.

II. Pourquoi les sites touristiques à l’étranger restent-ils “authentiques” ? Priorité à la protection + gestion maîtrisée

Les falaises de White Cliffs ont pu conserver leur apparence d’origine non pas parce qu’on ne s’en occupe pas, mais parce que la gestion est “intelligente” : en 1926, les habitants ont collecté des fonds pour acheter le terrain et le donner à une organisation de protection de l’environnement. Par la suite, la zone de protection a été constamment étendue. Les autorités du parc national de South Downs sont également très réprimées : il n’y a presque aucune installation commerciale dans la zone des paysages principaux, et seules des toilettes et des services de restauration sont installés là où c’est nécessaire, en priorité pour répondre aux besoins des habitants locaux.

Prenons l’exemple de la Norvège : en 2024, une personne est décédée près de la roche de Prekristian, mais aucune rampe de sécurité n’a été installée ; les risques sont gérés grâce à des avertissements météorologiques, des conseils d’équipement et des restrictions d’accès. En Irlande, les sections dangereuses des falaises de Moher sont fermées ; aux États-Unis, le Half Dome de Yosemite limite le nombre de visiteurs par tirage au sort. Leur approche est de “gérer les risques” plutôt que de “transformer la nature”, sans la défigurer pour atteindre un niveau de sécurité parfait.

III. Trois raisons profondes du développement excessif des sites touristiques en Chine

1. Pression du PIB : les sites touristiques doivent être des sources de revenus

Les paysages naturels sont difficiles à commercialiser, donc il faut ajouter des installations : des transports pour les visiteurs (obligatoires), des téléphériques, des ascenseurs (accessibles aux personnes âgées et aux enfants)… Ces éléments génèrent des revenus et prolongent la chaîne de consommation, contribuant ainsi au PIB local.

2. Responsabilité en matière de sécurité : peur de perdre son poste

Même si la loi ne l’exige pas, les sites touristiques sont tenus pour responsables en cas d’accident. Pour se “prémunir de toute responsabilité”, ils doivent installer des barrières, construire des routes en béton, mettre en place des obstacles, même si cela détruit le paysage.

3. **Application rigide des normes : l’esthétique est “standardisée”

Les nouvelles normes pour les sites touristiques insistent sur la protection de l’environnement, mais leur application devient trop rigide (par exemple, il doit y avoir un centre pour les visiteurs, des points de visite obligatoires), ce qui conduit à une uniformité des sites touristiques.

IV. Où trouver un équilibre ? Les installations doivent rester discrètes, l’expérience des visiteurs doit être privilégiée

Il est irréaliste de revenir à un état sauvage (les jours fériés en Chine sont très fréquentés, et les personnes âgées et les enfants ont besoin de commodités), mais il est possible de faire des changements :

  • Définir des limites : concentrer les activités commerciales à l’entrée : le centre pour les visiteurs, les parkings, les rues commerçantes doivent être situés à l’extérieur du site, et seules des panneaux d’orientation et des points de secours doivent être présents dans la zone des paysages principaux, afin que les stands de nourriture et les passages commerciaux ne dégradent pas le paysage.
  • Offrir des itinéraires adaptés aux besoins : mettre en place des points de vue accessibles aux personnes à mobilité réduite près de l’entrée, proposer des itinéraires de randonnée dans les zones naturelles, et fermer temporairement les sections dangereuses en cas de mauvais temps.
  • Évaluer rigoureusement les nouveaux projets : avant de construire des installations, il faut se demander si elles répondent vraiment aux besoins des visiteurs ou s’il s’agit seulement de générer des revenus ; et si l’environnement peut se rétablir après leur destruction.

Comme le rappelle la fille de l’auteur, ce qui compte, ce n’est pas la présence d’un grand centre pour les visiteurs, mais l’expérience que l’on ressent dans la nature. Le meilleur site touristique devrait permettre aux installations de “remplir leur fonction et de disparaître”, laissant le paysage dans la mémoire des visiteurs.

V. Le message derrière la blague : nous avons tous vu des paysages dégradés

La blague des internautes sur la transformation des falaises de White Cliffs reflète en fait la réalité des sites touristiques en Chine : tout le monde a déjà vécu la situation où “on est censé profiter du paysage, mais on est dérangé par des installations payantes et des points de visite à la mode”. L’amie anglaise Emma trouve cela “inacceptable” parce qu’elle est habituée à la nature telle qu’elle est ; les internautes chinois, quant à eux, reconnaissent immédiatement ce modèle répandu.

À la fin de la discussion, il importe peu que les falaises de White Cliffs soient vraiment modifiées ou non ; l’important est de savoir si les sites touristiques en Chine peuvent être moins “stéréotypés” et plus respectueux de la nature, afin que les visiteurs se souviennent du paysage lui-même, et non des installations encombrantes.

C’est probablement le changement que tous ceux qui aiment voyager souhaitent voir.