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“Pindou” entre officiellement dans l’ère des grandes préparations aux examens d’entrée à l’université

原文:拼豆正式进入大考研时代

Résumé des points clés

Cet article porte sur la popularité soudaine de l’activité manuelle appelée “Pindou” (assemblage de billes en plastique), et révèle, à travers des données, des cas concrets et une analyse psychologique, comment cette activité est passée d’une passion marginale à un soutien spirituel pour les jeunes, ainsi que l’industrie qui en découle, la situation des entreprises dans ce secteur et les émotions sociales qui en résultent. En bref, le Pindou offre une “joie sans but” et une sensation de certitude, devenant ainsi un moyen pour les jeunes de lutter contre l’anxiété. Il a également donné naissance à une chaîne industrielle allant de la production des matériaux nécessaires à l’ouverture de magasins physiques. Cependant, les faibles barrières à l’entrée dans ce secteur ont entraîné une concurrence féroce. La popularité du Pindou reflète la quête des jeunes d’un “anti-efficacité” et d’une “valeur émotionnelle” : à une époque où l’efficacité est primordiale, ils préfèrent consacrer du temps à des activités “inutiles” pour obtenir un moment de liberté et de concentration.

I. À quel point le Pindou est-il populaire ? Les données parlent d’une véritable “fête des particules en plastique”

La popularité du Pindou dépasse le cadre des simples passe-temps et est devenue une tendance phénoménale :

  • Désertion en ligne massive : les vidéos associées à ce sujet ont été visionnées près de 30 milliards de fois sur TikTok, les recherches sur Taobao ont augmenté de 500 % en un an, et le sujet a été consulté plus de 7,5 milliards de fois sur REDnote ;
  • Explosion des magasins physiques : il existe plus de 2 200 entreprises liées au Pindou dans tout le pays (dont 90 % ont ouvert au cours des six derniers mois), avec plus de 240 magasins rien que à Pékin, et il arrive même que des gens se battent pour accéder aux ascenseurs dans les bureaux ;
  • Compétition extrême : certains créent des œuvres complexes comme “Le Peinture de la Rivière Qingming” ou “Le Paysage sur des Mille Miles”, d’autres se spécialisent dans la réparation des billes endommagées.

Même les magasins de Pindou dans les zones rurales du Guangxi sont pleins de jeunes qui, après avoir travaillé dans les champs, passent quatre heures le soir à assembler des billes en plastique, montrant l’ampleur de sa diffusion.

II. Pourquoi les jeunes sont-ils obsédés par le Pindou ? Parce qu’il leur offre une “joie sans effort”

Le pouvoir du Pindou réside dans sa capacité à répondre précisément aux besoins psychologiques des jeunes :

1. Expérience de “flow” avec des retours immédiats : les étapes de l’assemblage sont simples (disposer les billes, les lisser pour les fixer), et chaque bille placée permet de voir les progrès, ce qui facilite l’entrée dans un état de concentration – oublier le travail, les objectifs professionnels, et même le temps qui passe, tout en étant engagé comme pour un examen, sans avoir à s’inquiéter du résultat ;

2. Une liberté “sans but” : de nos jours, tout ce que les jeunes font doit avoir un but (étudier pour améliorer leurs compétences, faire de l’exercice pour maigrir, même leurs loisirs doivent être rentables). Mais le Pindou est purement “inutile” : les pièces de plastique assemblées ne permettent ni de promotion ni d’augmentation de salaire, mais elles offrent un moment de temps “ne pas évalué par la société” – sans avoir à répondre aux messages sur WeChat, sans concurrence, juste profiter de la liberté de faire ce qu’on veut ;

3. Lutte contre l’incertitude : l’arrivée de l’IA et la pression économique font croire aux jeunes que les efforts ne sont pas toujours récompensés, mais avec le Pindou, tant que l’on est patient, on obtient une œuvre complète, une joie “certaine” qui est particulièrement précieuse à l’heure actuelle. Comme l’indique l’article : “Si les efforts ne sont pas récompensés, au moins le Pindou vous donne une pièce de plastique tangible.”

III. Peut-on gagner de l’argent avec un magasin de Pindou ? Certains gagnent rapidement, d’autres visent une approche à long terme

La popularité du Pindou a attiré de nombreux entrepreneurs, mais la réalité n’est pas simple :

  • Entrée à bas coût : par exemple, le magasin de Liang Ge à Pékin a été créé en transformant un magasin de jeux de société ; le coût des matériaux était de 40 000 à 50 000 yuans, plus le loyer, pour un total de 100 000 yuans, et il a déjà réalisé un bénéfice dès le premier mois, avec un retour sur investissement de 60 % – car il connaît bien les stratégies de promotion sur les réseaux sociaux ;
  • Concurrence féroce : dans un immeuble de Pékin, il y a une dizaine de magasins de Pindou, et à moins d’un kilomètre du centre commercial Chaoyang Joy City, il y en a également une dizaine ; les commerçants ne peuvent que se concentrer sur les prix, ce qui conduit à la fermeture de nombreux magasins (on trouve souvent des annonces pour vendre des matériaux d’occasion sur des sites d’enchères) ;
  • L’essentiel est la “valeur émotionnelle” : les magasins qui survivent ne le font pas grâce à des prix bas, mais grâce à un service de qualité (réparation des billes endommagées, environnement confortable, technicité pour un lissage uniforme des billes). Liang Ge dit : “Le Pindou est une industrie émotionnelle ; se concentrer sur les prix mène à une situation de jeu à somme nulle, il faut viser la répétition des achats.”

Ainsi, ceux qui cherchent à gagner rapidement peuvent être déçus, mais les magasins qui comprennent bien la gestion et offrent une valeur émotionnelle ont des chances de réussir.

IV. Derrière le Pindou : les jeunes luttent contre un monde où l’efficacité est roi

La popularité du Pindou est en réalité une forme de “renversement culturel” :

  • Anti-efficacité : l’IA peut générer des images en une seconde, mais les jeunes préfèrent passer trois heures à assembler des images amusantes – car “ce que l’on fait soi-même, même si c’est laid, est à soi” ;
  • Une forme de détente numérique : tout comme les jeunes américains utilisent le tricot ou les journaux intimes pour échapper au monde numérique, les jeunes chinois utilisent le Pindou pour s’éloigner des smartphones et du travail et prendre un moment de répit ;
  • Quête d’espace personnel : à une époque où tout doit avoir un résultat, les jeunes aspirent à disposer de temps “non dominé” – même si cela implique de dépenser de l’argent. Le Pindou n’est pas une mode éphémère, c’est leur façon de lutter contre l’anxiété : “Je veux juste être quelqu’un d’inutile, même si ce n’est que pour l’après-midi.”

Enfin : Le Pindou va-t-il devenir obsolète ? Ce n’est pas important, il a déjà accompli sa mission

Le Pindou pourrait perdre en popularité, tout comme les boîtes à surprises ou le tricot, mais le “moment de liberté” qu’il offre aux jeunes est réel. Comme l’indique la fin de l’article : “Ces pièces de plastique pourraient être oubliées, mais ce moment de détente, sans effort et sans anxiété, restera dans leur mémoire.”

En fin de compte, ce n’est pas les billes en plastique qui sont à l’origine de cette popularité, mais le désir des jeunes de “ralentir” et de “être eux-mêmes”. Dans un monde à rythme rapide, l’“inutilité” est devenue la chose la plus précieuse.