Résumé des principaux points
La deuxième édition des Jeux mondiaux de robots anthropomorphes s'est tenue à Pékin, avec la participation de plus de 600 équipes. Ces compétitions ont montré les prouesses des robots dans des épreuves physiques telles que le sprint, le saut en hauteur et les saltos arrière (par exemple, un temps de 8,64 secondes au 100 mètres, plus rapide que celui de Usain Bolt, et un saut en hauteur de 3,4 mètres, battant le record humain), mais elles ont également révélé leurs difficultés dans des tâches quotidiennes pratiques comme le clouage ou le pliage des vêtements. Ces compétitions ne sont pas seulement une démonstration de technologie, mais aussi un test de la « capacité d'application » des robots. Pour intégrer la vie des humains, les robots doivent résoudre trois problèmes majeurs : la dextérité, la sécurité et le coût. Les modèles d'IA physique et l'entraînement par simulation accélèrent leur évolution.
I. Les robots « montrent leurs muscles » aux Jeux olympiques : ils dominent les épreuves physiques grâce à des trajectoires prédéfinies
Les performances des robots en athlétisme ont été impressionnantes : le robot du Beijing Humanoid Robot Innovation Center a couru le 100 mètres en 8,64 secondes, soit presque une seconde plus vite que le record mondial de Bolt ; un autre robot a sauté 3,4 mètres, battant un record humain qui durait depuis plus de 30 ans. Comment les robots parviennent-ils à gagner contre les humains ?
La scientifique de Stanford Karen Liu explique que ces mouvements sont basés sur des trajectoires prédéfinies, comme une danse bien répétée à l'avance. Chaque action du robot est calculée avec précision, au millième de seconde près, sans nécessité de réflexion. Par exemple, pour le sprint, la torsion des articulations, la longueur des pas et le rythme sont programmés, permettant au robot de courir à la vitesse maximale sans avoir à gérer des situations imprévues (comme un sol glissant). Cette rigueur permet aux robots de surpasser les humains dans les épreuves physiques, mais elle limite également leur capacité à gérer des tâches complexes.
II. Les tâches quotidiennes défient les « géants » : le clouage est plus difficile que les saltos arrière
Contrairement à leurs performances en athlétisme, les robots ont des difficultés dans des tâches considérées comme simples par les humains, comme le clouage ou le pliage des vêtements. Certains robots ont du mal à clouer quoi que ce soit, même sous contrôle à distance.
La raison en est double : d'une part, leurs « mains » ne sont pas suffisamment agiles pour contrôler la force et l'angle avec précision ; d'autre part, leur « intelligence » n'est pas adaptée pour percevoir en temps réel l'environnement et ajuster leurs mouvements (comme les plis des vêtements ou l'emplacement des clous). Les humains peuvent modifier leurs gestes en fonction de la forme et du matériau des vêtements, ce que les robots ne peuvent pas faire.
III. L'accelerateur de l'itération technologique : les modèles d'IA physique et l'entraînement par simulation
Pour que les robots puissent effectuer des tâches réelles, les scientifiques utilisent des modèles d'IA physique. Ces modèles transforment les données des mouvements humains en instructions compréhensibles pour les robots. Par exemple, les robots peuvent imiter les gestes de pliage des vêtements en portant un casque VR et des capteurs, ou s'entraîner dans des environnements simulés avant de passer à la réalité, ce qui réduit les erreurs et les coûts.
Durbin de Boston Dynamics affirme que cette approche accélère l'amélioration des robots, comme leur robot Atlas, conçu pour effectuer des tâches pénibles pour les humains (comme le pliage des vêtements ou des travaux dangereux en environnements radioactifs). La société Beijing Acceleration Evolution Technology développe également des robots capables de effectuer des tâches répétitives et épuisantes, comme porter des charges lourdes ou visser des boulons.
IV. Trois obstacles à surmonter pour intégrer les robots dans la vie quotidienne : sécurité, coût et fiabilité
Pour que les robots puissent vraiment aider les humains, trois défis restent à surmonter :
1. Sécurité : les robots sont souvent lourds (parfois plusieurs dizaines de kilos) et peuvent blesser les gens en cas de panne. Les chercheurs de l'Université Carnegie Mellon souhaitent créer des robots plus légers et flexibles pour éviter les accidents.
2. Coût : les robots anthropomorphes les moins chers coûtent environ 5 000 dollars (35 000 yuans), et les modèles avancés dépassent 100 000 dollars, hors de portée pour la plupart des gens.
3. Fiabilité : des incidents pendant les compétitions (chocs contre des murs, chutes, incendies) montrent que les robots commettent encore des erreurs et ne sont pas toujours fiables dans leurs tâches.
V. La signification des compétitions : un élément de progression vers des robots utiles
Ces Jeux ne sont pas seulement une démonstration de technologie, mais aussi un moyen de promouvoir l'application pratique des robots. Des épreuves comme l'organisation de rayons de livres ou le fait de faire le lit ont été intégrées, et les robots qui les accomplissent secrètent des points supplémentaires, incitant les équipes de recherche à se concentrer sur les besoins réels des humains.
Durbin souligne que les robots ne pourront pas entrer dans la vie quotidienne s'ils ne résolvent pas ces problèmes. Ils doivent devenir plus pratiques, sûrs et abordables. Avec l'évolution de la technologie, ils pourraient devenir de précieux alliés pour les humains, à condition de développer une meilleure dextérité, une meilleure intelligence et de résoudre les problèmes de sécurité et de coût.
En somme, le développement des robots anthropomorphes rappelle celui d'un élève qui excelle dans certains domaines mais échoue dans d'autres. Cependant, avec l'itération technologique et une plus grande attention aux tâches pratiques, ils pourraient devenir de véritables auxiliaires pour les humains.