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“Je suis le maître du jeu !” Bessant s’exprime à nouveau en faveur du yen : quelle est sa véritable intention de stabiliser les obligations américaines ? La forte hausse des taux d’intérêt sur les obligations japonaises cache-t-elle des risques ?

原文:“我就是庄家!”贝森特再发声撑日元,真实意图是稳美债?日债收益率飙升暗藏风险

Résumé en langage simple

Cette nouvelle porte essentiellement sur une action du secrétaire américain des Finances, qui a déclaré ouvertement son intention de faire monter la valeur du yen. Cela semble être une tentative de contrôler la situation monétaire du Japon, mais en réalité, il s’inquiète que la poursuite de la dévaluation du yen ne pousse le Japon à vendre ses obligations américaines, ce qui pourrait perturber le marché des obligations américaines. Le yen a déjà augmenté de 7 % par rapport à son point le plus bas des 40 dernières années, mais ce qui préoccupe vraiment le marché, ce n’est pas tant l’augmentation en elle-même que le taux d’intérêt des obligations japonaises, qui a atteint un niveau record sur 30 ans. Si les près de 5 billions de dollars d’actifs étrangers détenus par le Japon étaient rapatriés, cela augmenterait directement le coût des emprunts mondiaux, y compris pour les États-Unis.

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Interprétation détaillée

1. Le secrétaire américain des Finances agit comme un “spéculateur sur le yen”… mais dans le but de sauver ses propres obligations

Auparavant, les États-Unis souhaitaient que le dollar soit fort et que le yen faible. Cette fois, ils tentent de faire monter le yen, contraints par la réalité :

D’une part, la politique tarifaire de l’administration Trump est vouée à l’échec : si le yen s’effondrait de 10 %, les exportateurs japonais baisseraient immédiatement le prix de leurs produits vendus aux États-Unis, et même avec une taxe de 25 %, le prix final serait encore plus bas que celui des produits fabriqués aux États-Unis, annulant ainsi l’effet protecteur des tarifs.

D’autre part, le risque lié aux obligations américaines est encore plus important : lorsque le yen se dévalue, la Banque du Japon doit constamment vendre ses obligations américaines pour acheter du yen, ce qui équivaut à ce que le plus grand détenteur d’obligations américaines à l’étranger commence à vendre massivement, entraînant une chute des prix et une augmentation des taux d’intérêt. Les États-Unis, endettés à 37 billions de dollars, dépenseraient plus de 100 milliards de dollars par an en intérêts. Une augmentation de 1 % des taux d’intérêt des obligations américaines signifierait une charge supplémentaire de 370 milliards de dollars chaque année, ce que leur budget ne pourrait pas supporter.

2. L’augmentation de 7 % du yen en un mois n’est pas le résultat des déclarations américaines, mais de trois facteurs combinés

L’augmentation rapide du yen est due à une combinaison de forces du marché, et non tant aux déclarations du secrétaire américain :

Premièrement, les attentes d’une hausse des taux par la Banque du Japon en septembre sont très élevées (98 %), ce qui donne au yen une dynamique haussière.

Deuxièmement, les spéculateurs qui avaient parié sur la baisse du yen ont été contraints d’acheter du yen pour rembourser leurs dettes lorsque le dollar a chuté en dessous du niveau clé de 155 contre le yen, provoquant une forte demande et une hausse des prix.

Troisièmement, la “peur de l’intervention” : on craignait que le Japon ne profite de la période de vacances à mi-septembre pour acheter massivement du yen, ce qui aurait entraîné une baisse des prix des obligations américaines. Cependant, cela n’est pas arrivé.

3. Pourquoi l’“escroquerie par arbitrage sur le yen” n’a-t-elle pas eu lieu ?

L’augmentation de 7 % du yen n’est pas le résultat des seules déclarations américaines. Il y a deux raisons :

Premièrement, l’écart de taux est encore suffisant pour que les spéculateurs continuent à gagner : les taux américains sont de 3,5 % à 3,75 %, tandis que ceux japonais ne sont que de 1 %, ce qui couvre les pertes liées à une légère augmentation du yen.

Deuxièmement, les institutions financières utilisent maintenant d’autres devises à faible taux (euro, franc suisse) pour leurs opérations d’arbitrage, ce qui réduit l’impact du yen sur l’ensemble du marché.

4. Le vrai risque : le taux d’intérêt des obligations japonaises à 30 ans

Le marché est surtout inquiet du taux d’intérêt des obligations japonaises à 10 ans, qui a atteint un niveau record sur 30 ans. Si les investisseurs japonais rapatrient leurs actifs étrangers pour acheter des obligations japonaises, cela augmenterait le coût des emprunts mondiaux. Les fonds de pension japonais (GPIF), par exemple, détiennent près de 1,1 trillion de dollars américains d’obligations américaines et pourraient commencer à rééquilibrer leur portefeuille. Si cela se produisait, cela entraînerait une baisse des prix des obligations américaines, avec des conséquences graves pour les États-Unis et pour les emprunts mondiaux.

5. Quel est l’impact sur les investisseurs ordinaires ?

Ces événements ont un impact réel sur les investisseurs ordinaires :

Si le capital japonais continue de rentrer aux États-Unis et que les taux d’intérêt des obligations américaines augmentent, les flux de capitaux venant de Hong Kong vers les actions chinoises pourraient diminuer, augmentant la volatilité des marchés chinois. Les investisseurs possédant des fonds QDII investis en actions ou en obligations américaines devraient être prudents. De plus, avec l’augmentation des coûts de financement mondiaux, les actifs anti-risque comme l’or pourraient bénéficier sur le long terme.