Résumé en langage simple
Le conflit commercial entre les États-Unis et le Canada s’est récemment intensifié, atteignant son niveau le plus grave depuis près d’un demi-siècle. Le Canada a récemment imposé des droits de douane de rétorsion sur des produits américains d’une valeur de 20 milliards de dollars. En réponse, les États-Unis ont pris deux mesures radicales : ils ont interdit l’importation de produits laitiers, de spiritueux et de véhicules canadiens, d’une valeur de plusieurs milliards de dollars, dans trois semaines, et ont également exclu les entreprises canadiennes de toutes les listes de fournisseurs pour les achats publics fédéraux de grande envergure. Ils ont également ajusté leur liste de droits de douane de manière à éviter de nuire à la vie quotidienne des Américains, ciblant uniquement les industries canadiennes les plus rentables. Il a même été laissé entendre qu’un droit de douane supplémentaire de 50 % pourrait être appliqué aux véhicules canadiens à l’avenir. Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, a déclaré que les États-Unis perdaient leur temps en essayant de faire plier le Canada par des droits de douane, et que le Canada utiliserait cette crise pour se défaire de sa dépendance commerciale envers les États-Unis et doubler ses exportations vers d’autres pays en dix ans. Les négociations entre les deux pays sont complètement arrêtées, et les États-Unis ont envoyé leur secrétaire au commerce négocier avec le Mexique sur les droits de douane, montrant clairement leur intention de diviser les autres pays nord-américains. Le système de libre-échange établi au cours des dernières décennies est en péril.
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Explication point par point
1. Les États-Unis ont planifié leur action avec soin, visant à minimiser leurs propres pertes
Les États-Unis n’ont pas simplement imposé des droits de douane de manière arbitraire ; chaque étape a été conçue pour réduire leurs propres pertes au minimum. Ils ont notamment supprimé les droits de douane sur des produits essentiels pour les citoyens, tels que le ciment, le sel de déneigement et les coussins médicaux, dont la production américaine est insuffisante et qui sont largement importés du Canada. Si ces produits avaient été taxés, les prix auraient augmenté, augmentant ainsi les coûts de construction, de déneigement et de fournitures médicales, ce qui aurait déplu aux citoyens et aurait nui à la popularité du gouvernement. Ils ont choisi de taxer des produits tels que les véhicules tout-terrain, le fromage importé et les motos, qui ont des substituts sur le marché américain ou ne sont pas des produits de première nécessité. Les nouvelles mesures les plus draconiennes, l’interdiction des importations de lait et de spiritueux canadiens ainsi que des véhicules, visent directement les industries canadiennes les plus rentables. L’exclusion des entreprises canadiennes des listes de fournisseurs gouvernementaux représente une perte importante de revenus pour ces entreprises. Les États-Unis se sont basés sur une loi sur les droits de douane datant de la Grande Dépression de 1930, ignorant ainsi les accords commerciaux signés avec le Canada au cours des dernières décennies.
2. Le Canada a choisi de résister fermement, car il ne veut plus être un “vassal économique” des États-Unis
Beaucoup se demandent comment le Canada, dont plus de 70 % des exportations vont aux États-Unis, a pu réagir de cette manière. Le Premier ministre Trudeau a expliqué que les États-Unis avaient auparavant imposé de petites taxes occasionnelles que le Canada tolérait, mais cette fois, ils visent des industries clés pour l’économie canadienne, comme l’automobile et le lait. Le Canada compte utiliser cette crise pour diversifier ses exportations et doubler ses ventes vers d’autres pays en dix ans. Plutôt que de continuer à être contrôlé par les États-Unis, le Canada profite de la colère générale pour mettre en œuvre une politique de diversification commerciale, qui était difficile à mettre en place jusqu’alors.
3. Les droits de douane imposés par les deux pays pénalisent principalement les citoyens et les petites entreprises
Les droits de douane affectent non seulement les exportateurs, mais aussi les consommateurs des deux pays. Par exemple, les constructeurs canadiens, les détaillants de meubles et les vendeurs de vêtements doivent maintenant payer plus cher pour des produits américains ou européens et chinois. De leur côté, les consommateurs américains devront payer plus cher pour des produits locaux ou des importations plus chères. Les petits entrepreneurs impliqués dans l’importation et l’exportation sont particulièrement touchés, car les commandes signées il y a quelques mois peuvent maintenant être annulées ou entraîner des pénalités importantes.
4. Les États-Unis cherchent à diviser les pays nord-américains
En agissant ainsi, les États-Unis visent à faire revenir l’industrie manufacturière sur leur territoire. Ils ont déjà déplacé de nombreuses usines d’automobiles et de pièces détachées au Canada et au Mexique, profitant des coûts de main-d’œuvre plus bas, mais cela a entraîné la perte d’emplois aux États-Unis. En frappant le Canada, les États-Unis cherchent à montrer aux autres pays nord-américains qu’ils peuvent être traités de la même manière s’ils ne se plient pas à leurs exigences. Ils espèrent ainsi diviser les pays nord-américains et créer des emplois aux États-Unis.
5. Cette crise entache la réputation des États-Unis en matière de commerce
Le conflit met en évidence que les États-Unis ne sont plus considérés comme un partenaire fiable en matière de commerce. Leur alliance avec le Canada, ainsi que leurs accords commerciaux avec d’autres pays, sont remis en question. Si les États-Unis peuvent agir de cette manière envers le Canada, quels autres pays oseront-ils faire confiance à leurs accords commerciaux ? Cela accélérera le développement d’autres régions commerciales, telles que l’RCEP en Asie-Pacifique et les accords de libre-échange en Europe et en Amérique du Sud, ce qui rendra plus difficile pour les États-Unis de dominer le commerce mondial.