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De la stand à Berlin aux usines européennes : À quel stade en est la sortie des robots chinois sur le marché international ?

原文:从柏林展台到欧洲厂房:中国机器人出海走到了哪一步

Résumé des principaux points

Cet article, basé sur les observations faites lors de l’IFA de Berlin 2025, la centenaire du salon de l’électronique grand public, met en lumière la réalité de l’expansion des entreprises chinoises de robots sur le marché européen. D’une part, ces entreprises ont développé des avantages significatifs en termes de technologie, de capacité de production et d’adaptation aux différents contextes d’utilisation, ce qui leur a permis de transformer les salons internationaux, traditionnellement dominés par les téléphones portables et les appareils électroménagers, en lieux de présentation exclusifs. Elles ont ainsi obtenu un accès au marché européen, le plus dynamique au monde. D’autre part, l’industrie est encore à un stade où l’enthousiasme des spectateurs dépasse de loin les revenus réels générés ; de nombreux projets présentés ne sont que des concepts abstraits. De plus, le marché européen présente trois obstacles majeurs. Pour y prendre vraiment racine, il ne suffit pas de compter sur les acclamations des visiteurs, mais plutôt sur les commandes de clients étrangers effectives.

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Interprétation détaillée et accessible

1. L’IFA cette année : le salon de l’électronique grand public devient le terrain de prédilection des robots, avec une forte présence chinoise

L’IFA était habituellement consacré aux téléphones portables, aux téléviseurs et aux nouveaux appareils électroménagers. Cette année, les organisateurs ont accordé la place d’honneur aux robots, avec une présentation spéciale. Sur les 11 entreprises qui se sont produites, 6 étaient chinoises. Parmi les plus de 1900 exposants, 932 venaient de Chine continentale, ainsi que de Hong Kong, de Macao et de Taïwan, battant un record historique. La presse allemande a clairement déclaré que « la Chine est devenue le centre du salon ».

Un contraste frappant est le manque d’engagement des entreprises européennes et asiatiques traditionnelles du secteur électroménager : LG, Samsung et Miele ont présenté des produits classiques dotés de fonctionnalités AI (réfrigérateurs capables de reconnaître les ingrédients, lave-vaisselle avec caméra AI), tandis que les entreprises chinoises ont montré des produits réellement performants. Les robots de premier plan pouvaient se battre, interagir avec le public et effectuer des tâches professionnelles (transport de marchandises, inspection, nettoyage). Les robots domestiques conçus pour les foyers européens (tonteurs de gazon, nettoyeurs de piscine) ont déjà pris une place importante sur le marché mondial, avec plusieurs marques chinoises parmi les cinq meilleures.

2. L’ambiance festive sur le salon ne reflète pas toujours la réalité économique de l’industrie

L’enthousiasme des visiteurs est réel, mais les performances des robots sont parfois médiocres : le chien robotique de Yutu se battait avec aisance, tandis que le robot de fabrication de sandwichs avait des mouvements saccadés, et le robot de distribution de popcorn de Midea était lent. Cette coexistence de « cool » et de défauts reflète bien la situation actuelle de l’industrie. La plupart des robots anthropomorphes sont encore en phase de démonstration et ne génèrent pas de revenus significatifs. En revanche, des produits moins spectaculaires rapportent déjà de bons profits : des chiens robots utilisés dans des centrales nucléaires suisses ou des robots de tri dans des centres de distribution postale slovènes ont été largement déployés. En effet, en 2025, la Chine est devenue un exportateur net de robots industriels, avec une augmentation de 18,6 % des exportations de ces derniers au premier semestre de l’année, et la part des robots mobiles est passée de 25 % à plus de 40 % en quatre ans. Certaines entreprises chinoises ont même adopté la stratégie des constructeurs automobiles chinois en se implantant directement en Serbie, profitant des politiques de tarif préférentiel de l’UE pour réduire les coûts et améliorer la rapidité des services après-vente.

3. Pourquoi l’ensemble de l’industrie se concentre-t-elle sur le marché européen ?

Le marché européen est considéré comme le plus prometteur pour les fabricants de robots, en raison de son vieillissement démographique et de ses besoins en main-d’œuvre. Selon une étude de 48 groupes britanniques, il existe un écart de plusieurs milliards d’euros dans la demande de robots dans les secteurs de la construction, du logistique et de la fabrication. L’association européenne des robots reconnaît que l’industrie locale est en retard par rapport à la Chine et aux États-Unis. Les produits chinois répondent parfaitement à ces besoins : ils sont à la fois abordables et adaptés aux conditions locales (parcours difficiles, manque de personnel). En ce premier semestre, plus de 10 000 robots intelligents et biomimétiques chinois ont été exportés vers plus de 90 pays, avec l’UE comme principal marché de croissance.

4. Ne vous laissez pas tromper par l’agitation : le marché européen présente de sérieux obstacles

Le marché européen est très difficile à conquérir. Trois obstacles majeurs empêchent la plupart des entreprises de réaliser des profits rapides :

  • Le calcul des coûts par les clients : les acheteurs industriels européens exigent un retour sur investissement rapide (2-3 ans), prenant en compte tous les coûts, y compris les réparations et les pertes d’activité. Les robots coûteux et peu fiables ne sont pas acceptés.
  • La conformité réglementaire : les normes européennes (CE, GDPR) et la nouvelle législation sur l’IA augmentent considérablement les coûts de développement et de mise en œuvre.
  • Les brevets : les entreprises européennes utilisent souvent les brevets pour exclure les concurrents. Par exemple, une société américaine a poursuivi une entreprise chinoise pour la vente de robots collaboratifs, utilisant des brevets pour l’interdire sur le marché européen.

En somme, l’agitation des salons ne dure que quelques jours, tandis que les affaires sur le terrain se font sur des années. Seules les entreprises capables de surmonter ces obstacles et de fournir des services fiables pourront s’imposer sur le marché européen.

En résumé, l’expansion des entreprises chinoises de robots en Europe est une réalité, mais elle repose sur une combinaison de technologie avancée, de capacité de production et de respect des réglementations locales.