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La Chine entre dans sa troisième ère de développement à l’étranger, mais cette fois, c’est complètement différent.

原文:中国迎来第三次大出海时代,但这次完全不同

Résumé du contenu principal

Cet article s’éloigne de la perspective habituelle des nouvelles sur l’expansion des entreprises à l’étranger pour analyser le phénomène actuel selon lequel des entreprises chinoises telles que CATL et BYD construisent des usines en Hongrie, au Mexique, en Indonésie, ainsi que des restaurants chinois, des bars à thé au lait de camélia et des cours de chinois. Il compare cette tendance à celle des derniers millénaires de l’histoire chinoise, soulignant que cela représente la troisième grande vague d’expansion de l’économie chinoise à l’étranger après l’ère Song-Yuan (l’exportation de marchandises) et la fin de la dynastie Qing (l’envoi de travailleurs chinois). C’est la première fois que le système de production chinois et le mode de vie quotidien s’enracinent à grande échelle à l’étranger : contrairement à la première vague, qui se limitait à l’exportation de soie et de porcelaine sans production sur place, et à la deuxième vague, qui ne concernait que des travailleurs manuels vivant dans des quartiers chinois isolés, cette fois, les entreprises exportent également leur mode de vie. L’article souligne toutefois que le principal obstacle pour la Chine n’est pas la technologie (comme les puces), mais plutôt son incapacité à raconter efficacement son propre mode de vie à l’étranger. La Chine n’est pas encore à un stade où elle pourrait créer une nouvelle réalité économique à l’étranger, comme le fait le Japon, et doit également faire face à des risques tels que le vide industriel et des investissements désordonnés.

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Analyse détaillée

1. Cette expansion n’est pas comparable aux précédentes

Beaucoup se demandent si l’entrée de la Chine dans l’OMC en 2001 ou l’expédition des travailleurs chinois dans les pays du Sud-Est asiatique comptent comme de véritables expansions à l’étranger. Selon l’article, ces initiatives ne constituent que des formes partielles d’expansion :

  • L’exportation de marchandises pendant les dynasties Song, Yuan et Ming était comparable à l’ouverture d’une boutique de pâtisseries qui attirait les nobles d’Asie et d’Europe, mais les fabricants refusaient de déplacer leurs ateliers à l’étranger, gardant toute la production en Chine. Les commerçants étaient simplement des intermédiaires, et les autorités chinoises imposaient même des interdictions commerciales, nuisant ainsi à leur activité.
  • L’envoi de travailleurs chinois à la fin de la dynastie Qing était similaire à l’expédition de personnes dans des mines ou des chemins de fer étrangers, où ils gagnaient peu d’argent et vivaient isolés dans des quartiers chinois, sans transférer de compétences de production.
  • La situation actuelle est différente : les entreprises chinoises emmènent avec elles tout ce qui est nécessaire à leur fonctionnement ( patrons, techniciens, fournisseurs, services de restauration), s’installant réellement sur place et devenant une partie intégrante de l’économie locale.

2. L’expansion de l’ensemble de l’économie n’est pas un signe de soumission à l’étranger, mais une nécessité imposée par des pressions internes et externes

Les entreprises cherchent à gagner de l’argent à l’étranger, mais cela est dû à des facteurs objectifs :

  • D’un côté, les restrictions commerciales étrangères (tarifs, règles d’origine, mesures anti-dumping) rendent difficile l’exportation de produits chinois. Construire des usines directement dans des pays comme la Hongrie permet d’éviter ces obstacles.
  • De l’autre côté, le marché intérieur chinois est saturé, rendant difficile la poursuite des profits. L’expansion à l’étranger offre de nouvelles opportunités commerciales.
  • Cette expansion est également différente des acquisitions de technologies ou de marques par des entreprises chinoises (comme Lenovo ou Haier), car elle implique le transfert de toute la capacité de production sur place.

3. Une particularité de cette expansion : le mode de vie chinois suit les usines

Alors que les entreprises japonaises qui s’expandaient à l’étranger (comme Toyota aux États-Unis) ne transféraient que quelques composants essentiels et maintenaient leur propre culture, l’expansion chinoise est beaucoup plus systématique :

  • Des entreprises comme CATL emmènent avec elles leur propre système de production, leur culture et leur mode de vie, créant de nouveaux emplois et de nouvelles activités économiques sur place.
  • Par exemple, des chaînes de restauration comme Mìxue Bīngchéng se développent rapidement grâce à des chaînes d’approvisionnement et à des technologies efficaces.
  • Cependant, la Chine rencontre des difficultés à raconter son propre mode de vie à l’étranger, ce qui peut nuire à l’image de ses produits.

4. La Chine est-elle sur la voie de créer une nouvelle réalité économique à l’étranger ?

Certains comparent l’expansion actuelle de la Chine à celle du Japon dans les années 1980, où la valeur des exportations étrangères représentait la moitié du PIB national. Mais la Chine est encore loin de ce niveau :

  • Ses actifs à l’étranger se composent principalement de dettes à faible rendement (obligations américaines), et elle est encore dans une phase initiale d’expansion industrielle.
  • L’expansion chinoise est plus diversifiée, touchant des pays comme le Mexique et l’Indonésie, plutôt que des pays développés comme l’Europe et les États-Unis.
  • De plus, les nouveaux expatriés chinois sont des professionnels qualifiés (ingénieurs, managers), ce qui diffère des travailleurs chinois d’autrefois.

5. Des pièges à éviter

L’expansion chinoise peut être fructueuse, mais il faut éviter deux problèmes déjà rencontrés par d’autres pays :

  • Le risque de vide industriel à l’étranger, comme au Japon, où les usines étrangères génèrent des revenus sans développer l’économie locale.
  • Un investissement irrationnel et désordonné, qui peut mener à des pertes importantes.
  • Il est également nécessaire de s’adapter aux règles et aux coutumes locales pour éviter des conflits avec les travailleurs et les syndicats étrangers.

En résumé, l’expansion de l’économie chinoise à l’étranger est un phénomène complexe qui reflète des forces économiques et culturelles à la fois internes et externes. Cependant, la Chine doit faire attention à éviter les erreurs commises par d’autres pays pour réussir sur ce nouveau terrain.