Derrière la « folie collective » des actions bancaires : un transfert de capitaux lié à la « certitude »
Bonjour à tous, je suis votre observateur financier. Récemment, un phénomène particulièrement intéressant a été observé sur le marché boursier A : tandis que d’autres secteurs connaissaient des fluctuations tumultueuses, les actions bancaires ont progressé de manière constante. Le 10 septembre, le secteur bancaire a connu une forte hausse, avec de nombreuses actions atteignant de nouveaux records historiques, y compris celles des grandes banques d’État considérées habituellement comme « lentes » et des banques commerciales plus « agiles ».
De nombreux petits investisseurs se demandent sûrement : Pourquoi les actions bancaires ont-elles soudainement pris une telle ampleur ? Y a-t-il de bonnes nouvelles, ou s’agit-il simplement de spéculation ? Peut-on encore en acheter maintenant ?
Ne vous inquiétez pas, nous allons analyser cette nouvelle en détail pour vous expliquer clairement la logique qui se cache derrière cela. Il ne s’agit pas seulement de la hausse du prix des actions, mais d’un changement majeur dans la perception du secteur bancaire par le marché.
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1. Amélioration des résultats financiers : d’une situation déficitaire à une reprise générale
Auparavant, les gens hésitaient à acheter des actions bancaires, principalement à cause de la crainte que les banques aient de plus en plus de difficultés à générer des profits. Mais cette nouvelle révèle un signal clé : la portée de la reprise des résultats financiers s’est nettement étendue.
- Quelle était la situation précédemment ? En 2025, seulement environ 30 banques ont enregistré une croissance de revenus et 34 une croissance de bénéfices nets. En d’autres termes, la plupart des banques perdaient de l’argent ou maintenaient un état stable.
- Quelle est la situation maintenant ? Selon les rapports semestriels de 2026, sur les 42 banques cotées en bourse, 36 ont vu une croissance de revenus et 36 une croissance de bénéfices nets.
Qu’est-ce que cela signifie ?
Cela indique que le secteur bancaire n’est plus dominé par quelques exceptions, mais que **la grande majorité des banques génère des profits*. Cette tendance positive donne aux investisseurs un sentiment de sécurité. C’est comme acheter un fonds : si 9 des 10 actions dans le fonds augmentent de valeur, on se sent rassuré ; si seulement 1 augmente et les 9 autres diminuent, on hésiterait à investir massivement. Actuellement, le secteur bancaire présente une situation où 9 actions augmentent et 1 reste stable, ce qui soutient le prix des actions sur le plan fondamental.
2. Le « spread net des taux d’intérêt », une ligne de démarcation cruciale : il cesse de baisser, mais ne vous réjouissez pas trop tôt
La logique fondamentale des banques pour gagner de l’argent est simple : elles prennent des dépôts à faible taux d’intérêt et accordent des prêts à haut taux d’intérêt, profitant de la différence. Cette différence s’appelle le spread net des taux d’intérêt.
Au cours des cinq dernières années, ce spread a constamment diminué (en raison de la baisse des taux d’intérêt sur les dépôts et de la baisse plus rapide des taux d’intérêt sur les prêts), ce qui a compressé les profits des banques. Cependant, cette nouvelle annonce une bonne nouvelle : le spread net des taux d’intérêt moyen des 42 banques s’établit à 1,52 %, soit le même qu’au début de l’année, mettant fin à une baisse continue de cinq ans.
Pourquoi cette stabilisation ? Au premier semestre, cela s’est principalement dû à l’expiration de dépôts à taux élevés, ce qui a permis aux banques de réduire leurs coûts après réajustement des tarifs. Qu’en sera-t-il pour le second semestre ? Guosen Securities rappelle que cela ne signifie pas que les banques vont gagner automatiquement de l’argent. Les enjeux changeront, passant de l’économie des dépôts à celle des prêts :
- Les prêts à taux élevés d’avant vont-ils pouvoir être renouvelés à des taux similaires ?
- Les banques de différentes régions ont des capacités de négociation différentes ; certaines pourront continuer à offrir des prêts à haut taux, tandis que d’autres ne pourront que des prêts à faible taux.
- Les banques avec une forte proportion de activités de vente au détail (comme les cartes de crédit et les prêts consommateurs) pourraient bénéficier de revenus plus stables.
En d’autres termes, les banques ne se soucient plus tant des coûts de financement (les dépôts) que du prix à which they can offer their loans (les prêts). Bien que la situation soit stable à court terme, le futur dépendra de la capacité de chaque banque à gérer ses prêts.
3. Amélioration de la qualité des actifs : moins de créances douteuses, les risques sont éliminés
Qu’est-ce que redoutent le plus les investisseurs lorsqu’ils achètent des actions ? Des créances douteuses qui ne peuvent pas être recouvrées. Pour les banques, cela se traduit par le taux de créances douteuses.
La nouvelle indique que le taux de créances douteuses a diminué pour 24 banques par rapport au début de l’année, est resté stable pour 10, et n’a augmenté que pour un petit nombre d’entre elles.
- Le risque immobilier se résorbe rapidement : Auparavant, on craignait que les projets immobiliers non achevés ne ruinent les banques, mais il semble que la plupart des problèmes majeurs aient été résolus, et les risques restants sont maîtrisables.
- Les risques liés aux activités de vente au détail se révèlent progressivement : Les risques associés aux prêts personnels (comme les prêts immobiliers et les prêts consommateurs) sont toujours présents, mais dans l’ensemble, la situation reste stable.
Qu’est-ce que cela signifie pour les investisseurs ?
Cela signifie que les fonds des banques sont de meilleure qualité. Auparavant, on craignait que les banques soient en mauvaise santé financière, mais il s’avère que la plupart d’entre elles sont en bonne santé, voire en meilleure forme. Cette stabilité des actifs est un motif important pour les investisseurs à long terme de s’engager dans le secteur bancaire.
4. Des dividendes substantiels : 266,1 milliards de yuans distribués, transformant les actions bancaires en une sorte d’« obligations »
Cela est peut-être le point le plus concret qui attire les investisseurs ordinaires : les dividendes.
Les données montrent que 20 banques ont déjà annoncé leurs prévisions de dividendes pour la période médiane de 2026, pour un total de 266,1 milliards de yuans, dont 221 milliards provenant des six grandes banques d’État (ICBC, ABC, BOC, CCB, BOCOM, CPIC, and PSBC).
- Prenons un exemple : L’ICBC distribue 1,511 yuán par action, pour un total de 53,8 milliards. Pour les investisseurs qui détiennent des actions de l’ICBC, cela équivaut à recevoir un revenu régulier chaque année.
- Pourquoi est-ce important ? Lorsque le marché boursier est instable et il est difficile de gagner de l’argent, un flux de trésorerie certain est plus attractif qu’une possible hausse du prix des actions.
- Si vous achetez des actions bancaires sans espérer qu’elles doublent de valeur en un an, mais en vous attendant à un dividende annuel de 5 % à 7 %, cela les transforme en une sorte d’obligation à haut rendement.
- Cela est particulièrement intéressant pour les compagnies d’assurance et les fonds de pension, qui valorisent particulièrement cette stabilité et cette rentabilité à long terme.
**En d’autres termes, les actions bancaires ne sont plus seulement des actions, mais ressemblent plutôt à des « poules qui pondent des œufs ». Vous les achetez non seulement dans l’espoir qu’elles augmentent de valeur, mais aussi pour recevoir un revenu régulier chaque année.
5. L’arrivée de « capitaux intelligents » sur le marché : les fonds d’assurance augmentent progressivement leurs investissements
Enfin, regardons qui achète ces actions. CITIC Securities souligne que des capitaux à long terme (principalement des fonds d’assurance) continuent d’affluer dans le secteur bancaire.
- Qui achète ? Des compagnies d’assurance, des fonds de pension et d’autres fonds à faible risque. Ces capitaux sont prudents, recherchent la stabilité et valorisent les retours à long terme.
- Pourquoi achètent-ils ?
1. La volonté de diversifier leurs portefeuilles en actions A et H continue : Ils considèrent que les actions bancaires sont correctement valorisées et que les dividendes sont stables.
2. Après des sorties passives au premier semestre, ils augmentent volontairement leurs investissements : Certains fonds ont été contraints de vendre des actions bancaires en raison de règlements, mais les investisseurs comme les fonds d’assurance en ont profité pour augmenter leurs investissements.
3. La logique macroéconomique : Pendant la période de transition économique, les banques, en tant que noyau du système financier, sont perçues comme un élément de sécurité macroéconomique.
Quelles leçons pour les petits investisseurs ?
Lorsque des capitaux « intelligents » (comme les institutions et les fonds d’assurance) commencent à acheter de manière continue, cela indique généralement qu’il existe un consensus sur la valeur à long terme du secteur. Bien que les prix des actions puissent fluctuer à court terme, avec ces fonds stables en arrière-plan, les perspectives de baisse sont limitées et les perspectives de hausse sont plus prometteuses.
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Conclusion : pourquoi les actions bancaires sont-elles fortes ?
1. Amélioration des fondamentaux : 36 sur 42 banques enregistrent une croissance des résultats, ce qui montre une reprise générale plutôt que des performances exceptionnelles.
2. Stabilisation des indicateurs clés : Le spread net des taux d’intérêt a cessé de baisser après cinq ans de diminution ; bien que des pressions existent pour le second semestre, un bas niveau a été atteint à court terme.
3. Risques maîtrisés : Le taux de créances douteuses a globalement diminué, les risques immobiliers ont été éliminés et la qualité des actifs est stable.
4. Dividends attrayants : Des dividendes de 266,1 milliards de yuans offrent un revenu de trésorerie stable, attirant les capitaux à long terme.
5. Appui financier : Des capitaux à long terme, tels que les fonds d’assurance, continuent d’affluer, créant un cercle vertueux où l’on achète davantage à mesure que les prix baissent et où la stabilité augmente.
Conseil pour les investisseurs ordinaires :
Les actions bancaires bénéficient actuellement d’une triple impulsion : des résultats financiers améliorés, des dividendes attractifs et une réparation de la valeur. Si vous recherchez un revenu stable et ne souhaitez pas subir de grandes fluctuations, les actions bancaires sont une bonne option, en particulier les grandes banques avec des dividendes élevés et une bonne qualité d’actifs. Cependant, attention : le spread net des taux d’intérêt pourrait encore être sous pression au second semestre, alors ne suivez pas aveuglément les hausses des prix. Préférez plutôt les banques qui ont un avantage dans le domaine des prêts et des activités de vente au détail solides.
En résumé : les actions bancaires ne sont plus considérées comme un secteur en déclin, mais plutôt comme une source de revenus fiables.