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Les résultats du PISA montrent que les élèves de Chine continentale se classent parmi les meilleurs, tandis que l’Allemagne connaît ses pires résultats de l’histoire. Que se passe-t-il en Europe ?

原文:PISA成绩中国内地学生表现居前列,德国史上最差,欧洲怎么了?

Bonjour à tous, je suis votre journaliste financier et économiste. Aujourd'hui, nous allons parler non pas d'une simple accumulation de données froides, mais des résultats d'un grand examen mondial sur la “compétitivité de la prochaine génération”.

Récemment, l'Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) a publié les résultats du PISA (Programme international d'évaluation des étudiants) pour l'année 2025. On peut considérer cela comme un “examen de fin d'études” pour les élèves de 15 ans du monde entier. Les résultats de cet examen sont très surprenants : d'un côté, certaines provinces chinoises et Singapour continuent de liderner, tandis que d'autres puissances éducatives européennes traditionnelles (comme l'Allemagne et la France) ont connu un effondrement des résultats, atteignant même de nouveaux bas historiques en 25 ans.

Qu'est-ce qui se passe réellement derrière cela ? Les Européens sont-ils devenus moins intelligents ? Ou notre modèle éducatif a-t-il gagné ? Ne vous inquiétez pas, laissez-nous analyser la situation de manière simple et compréhensible.

I. Qui mène la course ? L’alliance des “élèves exceptionnels” de Chine et de Singapour

Tout d’abord, il faut voir qui a bien performé. Le PISA couvre trois domaines clés : les sciences, les mathématiques et la lecture. Les résultats montrent que les provinces chinoises de Pékin, Shanghai, Jiangsu et Zhejiang, ainsi que les élèves de Singapour, se classent toujours dans le premier peloton mondial.

  • Ce n’est pas seulement une question de scores élevés : Lors de l’évaluation de la “capacité à résoudre des problèmes grâce à la pensée computationnelle”, Macao (Chine), Singapour et ces quatre provinces chinoises ont obtenu plus de 560 points, bien au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE qui est de 500 points.
  • Une grande importance : Le PISA teste des élèves de 15 ans, c’est-à-dire des enfants qui viennent de terminer leur éducation de base et n’ont pas encore commencé l’université. Cela signifie que ces enfants conservent une forte compétitivité en termes de pensée logique et de connaissances dans les matières de base.
  • Signification de ces résultats : Cela nous indique que, malgré les discussions mondiales sur l’IA et les changements, le modèle éducatif de l’Asie de l’Est (qui met l’accent sur le travail acharné, l’entraînement systématique et des investissements importants) reste très efficace.

II. Qu’est-ce qui se passe en Europe ? La “bataille perdue” de l’Allemagne et de la France ?

Si la Chine et Singapour sont considérées comme des “élèves exceptionnels”, l’Europe a cette fois échoué, en particulier l’Allemagne et la France, dont les résultats ont chuté de manière alarmante.

  • Allemagne : un nouveau bas historique en 25 ans, même moins bien que les États-Unis ?
  • L’Allemagne est surnommée le “tren d’acier” de l’Europe, mais ses résultats au PISA sont les pires qu’on ait enregistrés en 25 ans.
  • Données concrètes : Les scores en mathématiques et en lecture sont inférieurs à la moyenne de l’OCDE. En mathématiques, l’Allemagne n’est que 26e, seulement un rang au-dessus des États-Unis. Or, l’Allemagne était autrefois réputée pour son éducation scientifique et technique rigoureuse.
  • Crise de la lecture : Les scores en lecture des élèves allemands ont chuté de 15 points, et un tiers des élèves ne répondent même pas aux exigences de base en lecture et en mathématiques.
  • France : perte des avantages traditionnels
  • La France était forte en mathématiques, mais elle a chuté de 8 places dans le classement général, et ses scores en lecture et en mathématiques ont également diminué significativement.
  • Tendance générale : Les résultats des pays de l’OCDE sont en baisse, avec une baisse moyenne de plus de 20 points en lecture et en mathématiques par rapport à 2015. Cela montre que ce n’est pas un phénomène isolé pour un seul pays, mais plutôt un “déclin systémique” dans l’éducation de base dans le monde développé.

III. Pourquoi ce déclin ? Trois “assassins invisibles” menacent les compétences des enfants

Pourquoi des puissances éducatives d’autrefois ont-elles perdu leur avance ? Les experts, dont Zhao Yongsheng, et le rapport de l’OCDE ont identifié plusieurs raisons, que nous pouvons résumer en trois “assassins” :

1. Les conséquences de l’ère de l’information fragmentée : la dispersion de l’attention

  • Phénomène : Les enfants d’aujourd’hui grandissent entourés de vidéos courtes, des réseaux sociaux et d’informations fragmentées.

Conséquences : Cet environnement affaiblit considérablement leur attention profonde et leur **mémoire*. L’épreuve de lecture du PISA évalue précisément la capacité à comprendre en profondeur des textes longs. Lorsque le cerveau, habitué aux vidéos de 15 secondes, est confronté à des articles académiques de plusieurs dizaines de pages, il a du mal à s’adapter.

Données à l’appui : La chute des scores en lecture chez les élèves allemands est le reflet direct de cette dispersion de l’attention.

2. L’effet double tranchant de l’IA : la dépendance entraîne un déclin des compétences

  • Phénomène : Plus de 40 % des élèves utilisent l’IA pour écrire des articles ou faire des recherches, même chaque semaine ou chaque jour.

Conséquences : Des études montrent que les élèves qui utilisent l’IA pour des tâches scolaires spécifiques (comme l’écriture ou la résumé) obtiennent en moyenne 20 points de moins en science que ceux qui ne l’utilisent pas.

Logique : L’IA est puissante, mais elle remplace le processus de réflexion des enfants. Si les enfants s’habituent à obtenir des réponses directement de l’IA, leur capacité à construire leur propre logique, à déduire des formules et à organiser leur langage s’atrophie. Ce n’est pas la faute de l’IA, mais le fait que le système éducatif n’a pas appris aux enfants à l’utiliser correctement, les rendant ainsi dépendants.

3. La réduction des dépenses publiques et la “myopie” des investissements éducatifs

  • Phénomène : L’Europe connaît des difficultés financières ces dernières années, et les tensions géopolitiques ont entraîné un déplacement des budgets vers la défense.

Conséquences : Les budgets éducatifs ont été réduits, en particulier pour l’éducation de base.

Point de vue des experts : Zhao Yongsheng souligne que les investissements éducatifs ont des retombées lentes (ils nécessitent 5 à 10 ans) et que les politiciens, dans leur quête de résultats immédiats, ont tendance à ne pas investir dans l’éducation de base, ce qui conduit à des coupes dans ces budgets. L’Allemagne et la France ont toutes deux constaté une réduction significative des investissements dans l’éducation de base. C’est comme courir le ventre vide : les mauvais résultats sont inévitables.

IV. Une crise plus profonde : l’effondrement de l’équité éducative et la consolidation des inégalités sociales

En plus des raisons mentionnées ci-dessus, il y a un problème encore plus profond et préoccupant : les écarts entre les écoles s’agrandissent et ces écarts sont fortement liés aux classes sociales.

  • Cercle vicieux de la sélection et de la ségrégation :
  • Dans des pays comme l’Islande et la Finlande, les écarts entre les écoles sont minimes et tout le monde part à peu près sur un pied d’égalité.
  • En Allemagne, plus de 50 % des écarts de résultats sont dus aux types d’écoles. En d’autres termes, les bonnes écoles recrutent les meilleurs élèves, tandis que les mauvaises écoles accueillent les élèves les moins performants.

Conséquence fatale : Lorsque cette ségrégation scolaire se combine avec le contexte familial (statut socio-économique), cela entraîne de graves problèmes. Le responsable du PISA en Allemagne a déclaré : “L’influence du statut socio-économique sur les résultats scolaires est trois fois plus importante qu’au Canada.”

Résultat : Les enfants des familles riches vont dans de bonnes écoles et ont de bons résultats ; ceux des familles pauvres vont dans de mauvaises écoles et ont de mauvais résultats. L’éducation devrait être un moyen de changer le destin, mais elle est devenue un obstacle à la consolidation des inégalités. Le chancelier allemand Merkel a également reconnu que c’est un problème que les Länder doivent résoudre ensemble, car l’Allemagne, qui se fonde sur son éducation, ne respecte même plus ses propres standards.

V. Quelles leçons pour l’avenir ?

Ce rapport n’est pas seulement un résumé du passé, mais aussi un avertissement pour l’avenir. Pour les citoyens, les parents et les décideurs politiques, voici quelques leçons :

1. Accueillir le changement, mais ne pas se résigner :

  • Comme l’a dit le chercheur Zhao Yongsheng : “Après mûre réflexion, il faut quand même accueillir le changement.” L’IA et les réseaux sociaux sont des tendances irréversibles.
  • L’important n’est pas d’interdire aux enfants d’utiliser l’IA ou les smartphones, mais de leur apprendre à coexister avec ces outils. L’éducation doit passer d’un enseignement basé sur l’imposition des connaissances à un enseignement qui développe la pensée critique et la concentration profonde.

2. L’éducation de base est une “variable lente” ; il ne faut pas être pressé de voir des résultats immédiats :

  • Les investissements éducatifs ne doivent pas se baser uniquement sur les retombées économiques à court terme. Si les gouvernements se concentrent uniquement sur l’équilibre budgétaire à court terme et réduisent les budgets éducatifs, la compétitivité nationale en matière de talents en sera affectée à long terme, nuisant ainsi à l’économie.

3. Faire attention à l’érosion de la pensée par l’économie de l’attention :

  • En tant que parents et éducateurs, nous devons protéger consciemment le temps consacré par les enfants à la lecture approfondie et à la réflexion indépendante*. À une époque où les informations sont fragmentées, la capacité à rester concentré, à lire de longs textes et à raisonner de manière indépendante deviendra une compétence encore plus précieuse que de connaître les réponses**.

4. L’équité éducative est la pierre angulaire de la stabilité sociale :

  • Les exemples de l’Allemagne et de la France nous montrent que si le système éducatif ne parvient pas à réduire les inégalités, cela exacerbera les contradictions sociales. Les réformes éducatives futures devraient non seulement viser à améliorer les scores moyens, mais aussi à réduire les écarts entre les écoles et à assurer que chaque enfant, quel que soit son origine, puisse bénéficier d’une éducation de base de qualité.

En résumé :

Les résultats du PISA 2025 sont un miroir qui reflète la résilience de l’éducation asiatique en matière de compétences de base, mais aussi la vulnérabilité de l’Europe face aux défis de la digitalisation, de la réduction des dépenses publiques et des crises d’équité éducative.

Pour nous, cela signifie que, dans une ère dominée par l’IA et les informations fragmentées, la véritable compétitivité ne réside plus dans la mémorisation par cœur, mais dans la capacité à réfléchir profondément, à juger de manière indépendante et à apprendre constamment. Cela est crucial, quel que soit le pays où nous vivons.