虎嗅

Ils m’ont demandé quel autre type de voiture je voulais changer, et j’ai répondu qu’il fallait absolument une voiture à essence : la fabrication de voitures n’a jamais été une simple folie pour attirer l’attention des gens.

原文:他们问我换个啥车,我说必须燃油车:造车,从来不是一场流量狂欢

Bonjour ! Je suis votre journaliste financier et ami économiste. Cet article, provenant de “Skei Suisuikan”, bien qu’il aborde le sujet du point de vue d’un “amateur de voitures à essence à l’ancienne”, touche en réalité le point le plus douloureux et le plus essentiel de l’industrie automobile chinoise actuelle : Après une expansion rapide, avons-nous sacrifié la qualité et le long terme pour gagner des parts de marché à court terme ?

Je vais maintenant vous expliquer la logique derrière cet article, la situation actuelle de l’industrie et les tendances futures, en utilisant un langage simple et compréhensible.

Résumé du contenu principal

L’idée principale de cet article est que l’industrie des véhicules électriques en Chine est en train de passer d’une phase de développement rapide à une phase de réduction de la vitesse. L’auteur, en insistant sur son choix de continuer à acheter des voitures à essence (ce qui représente pour lui une garantie de fiabilité éprouvée), critique le phénomène de développement accéléré des véhicules électriques. Il souligne que, pour conquérir le marché, certaines entreprises ont réduit le cycle de développement de leurs nouveaux modèles de 3 à 4 ans à 18 mois, ce qui entraîne des problèmes de cohérence de production (les voitures présentées en vitrine ne correspondent pas à celles livrées aux clients, et il y a de nombreux défauts de qualité). De plus, le climat médiatique est influencé par le volume de trafic, avec des pratiques de relations publiques déloyales et des évaluations mensongères.

L’article considère que les actions sévères menées par les quatre départements nationaux (concernant des entreprises majeures comme BYD et Geely) ainsi que la répression des médias sociaux enfreignant les règles constituent en fait une forme de “purification” de l’industrie. La compétition future ne reposera plus sur celui qui court le plus vite ou qui offre le plus de fonctionnalités, mais sur celui qui possède réellement un “gène d’ingénieur” : c’est-à-dire qui ne saute pas les étapes de validation, qui ne traite pas les utilisateurs comme des cobayes et qui n’est pas manipulé par le volume de trafic. La conclusion est que l’industrie évolue d’une compétition basée sur la quantité (“avons-nous quelque chose ou non”) vers une compétition basée sur la qualité (“est-ce bien fait ou non”), et seules les entreprises qui respectent les règles de l’ingénierie et accordent de l’importance à la qualité à long terme survivront.

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Analyse approfondie : cinq dimensions détaillées

1. Le prix de la précipitation : 18 mois contre 36 mois, qu’est-ce qui est sacrifié ?

Beaucoup de consommateurs pensent que tant que la voiture peut être conduite, pourquoi pas qu’elle sorte rapidement sur le marché ? Mais l’auteur révèle un fait fondamental de l’ingénierie : le temps est un facteur de sécurité.

  • La méthode traditionnelle (36-48 mois) : Il fallait au moins 3 à 4 ans pour fabriquer une voiture à essence, de la conception aux ventes. Pendant cette période, les voitures étaient soumises à des tests rigoureux dans des conditions extrêmes (températures basses dans le nord de la Chine, températures élevées dans le sud, montagnes, déserts). L’objectif était de détecter tous les potentiels problèmes (vieillissement des matériaux, surchauffe des composants électroniques, desserrage des vis) avant de les vendre.
  • La méthode actuelle (moins de 18 mois) : Afin de gagner du marché, certaines entreprises de véhicules électriques ont réduit ce cycle de moitié. Cela signifie que de nombreux tests sont remplacés par des simulations ou sont tout simplement omis.
  • Conséquences : Les voitures achetées par les consommateurs peuvent présenter des défauts (par exemple, des joints de porte qui fuient en cas de pluie). Les services après-vente répondent que “c’est normal pour les nouveaux modèles”, ce qui reconnaît en fait que les voitures n’ont pas été suffisamment testées. Ce qui est sacrifié, ce n’est pas le processus de développement, mais la patience nécessaire pour vérifier chaque détail.

2. La régulation prend son ton : pourquoi s’attaquer à BYD et Geely ?

L’article mentionne que le ministère de l’Industrie et de l’Information et trois autres départements ont ciblé BYD et Geely, ce qui peut surprendre, car ce sont des leaders du marché. Il s’agit en réalité de mettre en place des règles : cette action vise à garantir que les caractéristiques annoncées correspondent réellement aux voitures vendues. Les voitures présentées en magasin doivent correspondre exactement à celles livrées aux clients en termes d’empattement, de consommation de carburant et d’équipements.

  • Problème récurrent dans l’industrie : Ces dernières années, en raison de la concurrence féroce, certaines entreprises ont manipulé les données de production pour augmenter les volumes ou réduire les coûts. Par exemple, elles annonçaient des consommations de carburant plus basses que dans la réalité, ou les voitures en vitrine étaient équipées de fonctionnalités supplémentaires tandis que celles livrées n’en avaient pas.
  • Signification de cette mesure : La régulation vise les leaders de l’industrie pour corriger une croissance désordonnée. Elle envoie un message à toutes les entreprises : arrêtez de compter sur la contrefaçon et la manipulation des données pour augmenter les ventes ; les limites sont claires. Il s’agit d’un “examen de santé” de l’ensemble de l’industrie, destiné à éliminer les excès et à la ramener à la rationalité.

3. Les conséquences néfastes du volume de trafic : quand les relations publiques déloyales et les équipements ostentatoires deviennent la norme

L’article aborde également l’impact négatif du volume de trafic sur l’opinion publique, un facteur de confusion pour de nombreux consommateurs :

  • Stratégies marketing déformées : Auparavant, les acheteurs se basaient sur les avis des autres ; aujourd’hui, ils se basent sur les tendances des recherches en ligne. Les entreprises et les médias sociaux créent de faux besoins (par exemple, des voitures équipées de nombreux écrans complexes ou des structures de carrosserie dégradant la sécurité).
  • Chains commerciaux malsains : Certaines entreprises de médias sociaux vendent leurs services aux entreprises qui les payent pour diffuser des critiques négatives contre leurs concurrents. L’incident révélé par CCTV en est un exemple frappant.
  • La loi du plus fort : Lorsque l’une entreprise investit 10 milliards en recherche et développement, une autre en marketing et en relations publiques déloyales, c’est souvent cette dernière qui gagne. Cela pousse les vrais ingénieurs à être marginalisés et rend l’atmosphère dans l’industrie plus agitée. La répression de plus de 9 000 comptes enfreignant les règles par les autorités vise à éliminer ces pratiques et à permettre aux consommateurs d’entendre la vérité.

4. Qu’est-ce que le “gène d’ingénieur” ?

L’auteur définit le “gène d’ingénieur” comme une attitude de respect pour la technologie et de responsabilité envers les utilisateurs. Voici trois critères concrets pour évaluer la fiabilité d’une entreprise :

  • Critère 1 : ne pas sauter les étapes de validation. Les simulations peuvent accélérer le développement, mais les résultats ne peuvent pas remplacer les tests réels en conditions réelles (froid extrême, chaleur extrême, terrains accidentés).
  • Critère 2 : ne pas traiter les utilisateurs comme des cobayes. Les vrais ingénieurs résolvent les problèmes en laboratoire avant de lancer le produit sur le marché. Ils ne laissent pas les consommateurs subir des problèmes (lente charge en hiver, climatisation instable en été) et corrigent ces défauts par mises à jour à distance (OTA).
  • Critère 3 : ne pas se fier au volume de trafic pour juger de la qualité. Les véritables innovations technologiques ne peuvent être réalisées que grâce à un investissement durable en temps et en ressources.

5. Perspectives pour l’avenir : de la quantité à la qualité

L’article souligne que la pénétration des véhicules électriques en Chine a dépassé 60 %. Qu’est-ce que cela signifie ?

  • Fin de l’ère de l’expansion : Auparavant, il suffisait d’avoir une voiture pour la vendre ; maintenant, il faut que la voiture soit meilleure que celle des concurrents. Le marché évolue d’une lutte pour la conquête à une lutte pour la qualité.
  • Leçon des voitures à essence : L’auteur insiste sur le choix de voitures à essence, symbolisant une confiance dans des produits éprouvés par le temps. Les voitures à essence ont été développées pendant plus d’un siècle, et chaque détail de leur conception est le résultat du travail de plusieurs générations d’ingénieurs. Les véhicules électriques, encore jeunes, ont besoin de temps pour gagner cette confiance.
  • Qui sera le vainqueur ? À l’issue de cette période de bouleversement, ce ne seront ni les entreprises qui font les présentations les plus spectaculaires ni celles qui baissent le plus les prix, mais celles qui prennent le temps de développer des produits solides et fiables.

Conseils pour le grand public :

Si vous achetez une voiture, ne vous fiez pas seulement aux spécifications et aux prix. Posez-vous les questions suivantes :

1. Depuis combien de temps ce modèle est-il sur le marché ? A-t-il été testé dans toutes les conditions météorologiques ?

2. Quelle est la réputation de l’entreprise ? Y a-t-il eu des rappels de produits en masse ou des problèmes de relations publiques ?

3. Les technologies clés (comme les batteries, la conduite autonome) sont-elles développées en interne et éprouvées sur le long terme, ou bien achetées et assemblées à la hâte ?

À ce moment de réorganisation de l’industrie, ralentir peut être le chemin le plus rapide et stabilité la meilleure compétence. Nous attendons non pas seulement une voiture, mais une industrie automobile plus mature, plus fiable et plus respectueuse des consommateurs.