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FAW s’intéresse à GAC en difficulté financière ; les actions de Toyota deviennent un atout pour sa transformation

原文:一汽看上亏损中的广汽,丰田股权成为转型筹码

Le mariage de 20 milliards de yuans : Quel jeu jouent FAW et GAC ?

Bonjour à tous, je suis votre journaliste spécialisé en économie et en finance. Aujourd’hui, nous allons parler d’un événement majeur dans l’industrie automobile qui pourrait changer la donne : le groupe FAW et le groupe GAC vont se marier.

Ne vous méprenez pas, il ne s’agit pas de la fusion des deux entreprises, mais plutôt de FAW qui prévoit de débourser environ 20 milliards de yuans (par le biais d’un échange d’actions) pour devenir le deuxième actionnaire majoritaire de GAC. Si cette transaction est conclue, elle affectera non seulement le destin de ces deux entreprises d’État, mais pourrait également remodeler la compétition sur le marché des véhicules électriques en Chine.

Pour que vous compreniez mieux, j’ai décomposé cette nouvelle complexe en cinq points que nous allons analyser pas à pas.

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Premier point : Comment l’échange se fait-il ?

Il s’agit essentiellement d’un échange d’actions.

  • Que donne FAW ? FAW dispose d’une participation dans FAW Toyota, une entreprise très rentable en Chine. Bien que nous vivions encore à l’ère des véhicules à essence, les bénéfices sont importants (environ 4,66 milliards de yuans en 2024). FAW souhaite céder cette participation.
  • Que donne GAC ? GAC offre ses propres actions. FAW utilisera ses actions Toyota en échange de nouvelles actions émises par GAC.
  • Quel en sera le résultat ? Après la transaction, FAW deviendra le deuxième actionnaire majoritaire de GAC, avec une participation de 25 % à 30 %. Le contrôle réel de GAC (par les actifs étataux de Guangzhou) restera inchangé.

Pourquoi cet échange ?

C’est comme si deux voisins, M. Zhang (FAW) et M. Li (GAC), avaient besoin d’aide : M. Zhang a un arbre à argent (Toyota) mais veut apprendre à cultiver de nouveaux fruits (véhicules électriques), tandis que M. Li a des fruits nouveaux mais manque d’argent pour l’engrais (recherche et développement). M. Zhang propose donc de donner une partie de son arbre à argent en échange d’une partie des récoltes de M. Li, et en retour, il apprendra comment cultiver ces nouveaux fruits.

Pour GAC, il s’agit d’un apport en capital sans utilisation de liquidités. L’entreprise n’a pas besoin de payer en espèces pour acquérir FAW Toyota ; elle paie en échange d’actions. Cela lui permet d’obtenir une source de revenus stable (les dividendes de FAW Toyota) tout en gagnant du temps pour adapter ses marques propres.

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Deuxième point : Pourquoi cette urgence ?

Pourquoi maintenant ? Parce que les deux entreprises font face à des difficultés importantes.

1. GAC : en perte de vitesse et en besoin urgent de sang

Les choses ne se passent pas bien pour GAC. Selon les rapports, GAC prévoit une perte d’environ 8,8 milliards de yuans en 2025, et a déjà enregistré une perte de 4,47 milliards de yuans au premier semestre de l’année, avec un flux de trésorerie négatif.

  • Problème majeur : Les marques propres de GAC (comme Aion et Trumpchi) peinent sur le marché des véhicules électriques, avec des ventes et des bénéfices en baisse.
  • Besoin : GAC a besoin d’un flux de trésorerie stable et de bénéfices pour se stabiliser, ainsi que d’un partenaire technologique fort pour améliorer sa compétitivité. Les bénéfices annuels de FAW Toyota pourraient parfaitement servir de source de financement.

2. FAW : trop dépendante des marques conjointes et trop lente à se transformer

La situation de FAW est inverse. L’entreprise dépend fortement de ses marques conjointes.

  • Problème majeur : En 2025, FAW a vendu 3,3 millions de véhicules, dont 2,36 millions de marques conjointes (principalement Volkswagen et Toyota), représentant plus de 70 % des ventes. Bien que les ventes soient élevées, il s’agit de véhicules à essence dont les bénéfices sont faibles et qui seront bientôt remplacés par des véhicules électriques.
  • Besoin : Bien que les marques électriques de FAW connaissent une croissance rapide (augmentation de 71 % par rapport à l’année précédente), leur base est encore petite (366 000 unités vendues). FAW a besoin de la technologie de GAC en matière d’électrification, de systèmes électroniques et de cockpits intelligents pour accélérer sa transformation.

En bref : GAC manque de liquidités et de technologie, tandis que FAW manque de technologie et de compétences dans le domaine des véhicules électriques. Les deux entreprises trouvent ainsi un terrain d’entente.

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Troisième point : La “lutte interne” de Toyota et la “réconciliation”

Le point de départ de cette collaboration est particulièrement astucieux : Toyota.

Vous ne le saviez peut-être pas, mais Toyota a deux “filiales” en Chine : FAW Toyota et GAC Toyota, qui étaient souvent en concurrence.

  • Concurrence : Des modèles comme la Corolla (FAW Toyota) et la Levin (GAC Toyota), ainsi que la Siena (FAW Toyota) et la Grevia (GAC Toyota), se disputaient les clients sur le même marché, entraînant une concurrence interne intense.
  • Changement de situation : Aujourd’hui, GAC Toyota progresse rapidement sur le marché des véhicules électriques (par exemple, avec la série Boltz), et ses ventes ont même dépassé celles de FAW Toyota. Les concessions FAW Toyota recommandent même aux clients d’acheter des véhicules électriques GAC Toyota.

Comment cette collaboration résout-elle la concurrence interne ?

1. Liens capitalistiques : Avec l’entrée de FAW dans GAC, les deux entreprises deviennent une seule famille.

2. Ouverture des canaux de distribution : Toyota cherche à créer une société de vente conjointe, permettant à ses modèles de être vendus dans les mêmes concessions et à partager les réseaux de distributeurs.

3 Réduction des gaspillages : Auparavant, les deux entreprises devaient construire des usines, mener des recherches et développer des équipes de vente indépendamment. Désormais, elles peuvent partager leurs ressources : les distributeurs FAW Toyota pourront vendre des véhicules électriques GAC Toyota, et vice-versa.

Avantages pour Toyota : La part de marché de Toyota en Chine est menacée par des concurrents chinois comme BYD. En s’alliant avec GAC, Toyota peut intégrer ses ressources, réduire ses coûts d’exploitation sur le marché chinois et se concentrer sur la concurrence contre les marques locales.

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Quatrième point : Quels autres avantages cette alliance peut-elle apporter ?

Beaucoup pensent que cette alliance concerne uniquement Toyota, mais ce n’est pas le cas. Elle ouvre la porte à d’autres opportunités :

1. Alliance forte dans le secteur des camions**

  • FAW Jiefang est le leader dans le secteur des camions et des camions commerciaux, avec des produits matures et des réseaux solides.
  • GAC est forte en technologie des véhicules électriques.
  • Opportunité : Les deux entreprises pourraient collaborer pour développer des camions électriques, avec FAW fournissant les réseaux et les produits, et GAC ses technologies de batteries et de moteurs. Cela signifierait des camions électriques plus abordables et plus écologiques pour l’industrie logistique.

2 Complémentarité des marchés nord et sud**

  • GAC a une solide base dans le sud de la Chine (Guangdong, etc.).
  • FAW dispose de ressources abondantes dans le nord du pays.
  • Opportunité : Les deux entreprises pourraient partager leurs canaux de distribution et leurs services, facilitant la vente de véhicules dans de nouveaux marchés.

3 Achats conjoints pour économiser de l’argent**

Dans la fabrication automobile, les matériaux de base (chips, acier, verre, etc.) représentent une part importante des coûts.

  • Opportunité : Si les deux entreprises achètent ensemble, leur pouvoir de négociation avec les fournisseurs sera beaucoup plus fort. Même une économie de 1 yuan par pièce, multipliée par des millions de ventes, peut représenter des économies considérables.

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Cinquième point : L’idéal est beau, mais la réalité est plus difficile…

Bien que cela paraisse prometteur, en tant que journaliste, je dois rappeler que les véritables défis commenceront seulement après la signature de l’accord.

1. La fusion est facile, mais l’intégration est difficile**

  • Conflits culturels : FAW et GAC sont deux entreprises d’État indépendantes avec leurs propres cultures d’entreprise, styles de gestion et systèmes de rapport.
  • Coordination des intérêts : FAW est supervisée par le State-owned Assets Supervision and Administration Commission du Conseil d’État, tandis que GAC est contrôlée par les actifs étataux de Guangzhou. Comment négocier les prix des actifs, les proportions d’actions et les investissements futurs ? Cela nécessite une grande expertise politique et des compétences de négociation.

2 Les difficultés d’intégration technologique**

  • Différences de normes : Les normes et exigences de qualité des pièces des deux entreprises peuvent varier. Pour pouvoir acheter ensemble ou partager des technologies, il faut d’abord unifier ces normes.
  • Pièges financiers : Les experts soulignent que le changement de fournisseurs ou l’unification des pièces nécessite des vérifications et des modifications de conception, entraînant des coûts importants au début. Les économies potentielles pourraient ne pas couvrir ces dépenses. Il faudra calculer précisément pour chaque modèle.

3 La concurrence féroce sur le marché**

Le marché des véhicules électriques en Chine est très compétitif, avec des acteurs tels que BYD, Geely et les entreprises affiliées à Huawei qui innovent rapidement.

  • L’intégration de FAW et GAC prendra du temps, et le marché ne patientera pas. Si elle est trop lente par rapport aux changements du marché, les avantages de cette alliance pourraient être volés par les concurrents.

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Conclusion

L’investissement de FAW dans GAC n’est pas qu’un simple investissement financier, mais une alliance stratégique pour se soutenir mutuellement.

  • Pour GAC : Cela lui apporte des fonds vitaux et un soutien technologique, lui permettant de se stabiliser.
  • Pour FAW : Cela lui offre l’accès à la technologie des véhicules électriques et accélère sa transformation.
  • Pour Toyota : Cela permet d’intégrer ses ressources sur le marché chinois et de réduire les conflits internes.
  • Pour l’industrie : C’est un nouvel exemple de restructuration d’entreprises d’État, montrant que les géants commencent à passer d’une approche individuelle à une approche collaborative dans un marché très concurrentiel.

Le succès de cette transaction dépendra non seulement du moment de la signature, mais aussi de la capacité des deux entreprises à briser les barrières et à créer une valeur conjointe au cours des prochaines années. Restons attentifs.