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L'Arabie saoudite dans une situation difficile

原文:骑虎难下的沙特

L'anxiété hégémonique derrière la “bataille éclair” au Red Sea : un séisme géopolitique qui a mis les alliés américains en état de choc collectif

Bonjour à tous, je suis votre journaliste financier et économiste. Aujourd'hui, nous ne parlerons pas d'un rapport militaire ennuyeux, mais d'un événement majeur d'ordre “économique et géopolitique” qui réforme la structure énergétique mondiale, plonge l'Arabie saoudite, une puissance traditionnelle du Moyen-Orient, dans une situation désespérée et met en évidence les faiblesses de l'hégémonie américaine.

En bref, les forces houthis yéménites ont pris d'assaut, en seulement 36 heures, des villes clés sur la côte du Red Sea, comme Mokka, ainsi que l'île stratégique de Perim, avec une facilité déconcertante. Ce n'est pas seulement une victoire militaire, mais aussi un “test de résistance” pour l'ordre international actuel, les chaînes d'approvisionnement énergétique et le système d'alliances américain. Le résultat est cruel : le test a échoué, et les fissures révélées sont plus profondes que prévu.

Ci-dessous, je vais analyser cet événement chargé de tension en cinq dimensions clés pour vous expliquer clairement ce qui s'est passé et ce que cela implique pour nos portefeuilles et pour l'avenir du monde.

I. Les “soldats fantômes” et la défaite en 36 heures : la véritable nature des forces terrestres au Moyen-Orient

Un détail de l'actualité est particulièrement choquant : après avoir pris Mokka, les forces houthis ont découvert que la plupart des soldats inscrits sur les registres n'étaient présents que dans 20 % des cas réels.

Qu'est-ce que cela signifie ?

C'est comme si une entreprise affichait 1000 employés sur ses registres, mais qu'en réalité, seulement 200 travaillaient vraiment. Lorsqu'une crise survient, la capacité de cette entreprise à résister est instantanément nulle.

1. Le prix de la corruption militaire : La défaite de l'armée gouvernementale yéménite n'est pas due à un manque d'équipement, mais à un manque de compétence. Le fait que des soldats reçoivent des salaires sans travailler est un problème récurrent dans de nombreux pays en développement. Lorsque les forces houthis ont lancé leur “bataille éclair”, ces soldats manquant de capacités réelles n'ont pas pu offrir de résistance efficace.

2. Une tactique à faible coût et à haut rendement : La victoire des forces houthis est en grande partie due à la faiblesse de leur adversaire. Ils n'ont pas besoin de s'affronter directement avec des équipements de pointe américains ; ils ont simplement profité de la confusion dans les systèmes de commandement de l'adversaire et du manque de troupes pour prendre des positions clés à bas coût.

3. Un avertissement pour l'Arabie saoudite : L'Arabie saoudite, qui se considérait comme la “police” du Moyen-Orient, a été sévèrement touchée par cet événement. Les armées alliées financées par l'Arabie saoudite se sont révélées peu fiables en temps de crise. Cela signifie que l'Arabie saoudite doit réévaluer sa dépendance à la sécurité, car elle ne peut plus compter entièrement sur les États-Unis.

Résumé simple : Vous pensez que votre adversaire est fort, mais en réalité, il est peut-être faible ; vous pensez que vos alliés sont solides, mais en réalité, ils sont fragiles. Cette défaite a révélé la fausse apparence des forces militaires au Moyen-Orient.

II. L'île de Perim : la “petite pierre” qui serre la gorge de l'économie énergétique mondiale

L'île de Perim ne fait que 13 kilomètres carrés, ce qui peut sembler peu, mais sa position est cruciale. Elle divise le détroit de Bab el-Mandeb en deux et constitue l'entrée sud du Red Sea.

Pourquoi cette petite île inquiète-t-elle tant l'Arabie saoudite et les pays du Golfe ?

1. La ligne de vie des exportations énergétiques : La plupart du pétrole des pays du Golfe, comme l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, passe par le détroit de Bab el-Mandeb pour atteindre le Red Sea, puis le canal de Suez ou le cap de Bonne-Espérance. Le contrôle de Perim par les forces houthis équivaut à installer un “poste de péage” sur la route essentielle des exportations pétrolières saoudiennes, un poste dont le propriétaire peut décider à tout moment de fermer les portes.

2 L'effet de synergie avec le détroit d’Hormuz : Le détroit de Bab el-Mandeb contrôlé par les houthis, ainsi que le détroit d’Hormuz influencé par l’Iran, forment une situation dangereuse. Cela signifie que si l’un des deux détroits est bloqué, l’autre est également menacé. Cette stratégie de “siège” par les forces houthis augmente considérablement les risques et les coûts des exportations énergétiques pour les pays du Golfe.

3 L’impact économique concret : Les attaques ont provoqué la fermeture des pipelines pétroliers saoudiens, entraînant une augmentation des prix du pétrole sur le marché international. Depuis juillet, les exportations saoudiennes par le détroit de Bab el-Mandeb ont chuté de 95 %. L’Arabie saoudite doit donc trouver des routes alternatives plus coûteuses et plus longues (comme le détour par le cap de Bonne-Espérance), augmentant considérablement les coûts de transport et réduisant ses profits.

Résumé simple : L’île de Perim est comme la seule sortie de votre quartier. Si des intrus s’y installent, ils peuvent non seulement imposer des frais de passage, mais aussi fermer définitivement cette sortie. L’Arabie saoudite, qui veut vendre son pétrole, est alors à leur merci et doit supporter de plus élevés coûts de transport.

III. L’Arabie saoudite dans une position difficile : incapable de combattre, d’évacuer ou de prolonger le conflit

La situation de l’Arabie saoudite peut être décrite comme “être coincée entre un tigre et un précipice”. Pourquoi est-ce si difficile pour elle ?

1. Incapacité de combattre (escalade du conflit) :

  • Faiblesses de la défense aérienne : Le système de défense aérienne saoudien est performant, mais face aux attaques massives de missiles et d’avions sans pilote menées par les forces houthis, le taux d’interception est instable. De plus, le coût d’interception d’un missile est beaucoup plus élevé que le coût de son lancement. Les forces houthis utilisent des drones bon marché, tandis que l’Arabie saoudite doit dépenser des missiles coûteux, un calcul défavorable.
  • Difficultés d’approvisionnement en munitions : L’Arabie saoudite dépend des munitions américaines, mais les États-Unis sont eux-mêmes en difficulté et ne peuvent pas fournir suffisamment de munitions.
  • Risques pour tout le territoire : La capacité de frappe à longue portée des forces houthis a été prouvée. En cas de guerre totale, les gisements pétroliers, les aéroports et les villes saoudiennes pourraient être ciblés. L’Arabie saoudite est un pays riche, mais fragile et ne peut pas supporter de destructions massives.

2 Incapacité d’évacuer le conflit (diminution du statut) :

  • Question d’honneur : Une capitulation de l’Arabie saoudite signifierait admettre son incapacité à protéger son pays et à contrôler les forces houthis, ce qui nuirait gravement à son statut de leader dans le monde arabe.
  • Les intentions de l’Iran : L’Iran exige la levée des sanctions contre les forces houthis, y compris les restrictions aériennes. Une capitulation de l’Arabie saoudite serait considérée comme une reddition, ce qui permettrait à l’Iran d’agir encore plus audacieusement.

3 Impossibilité de prolonger le conflit (coût économique élevé) :

  • Les exportations de pétrole ont chuté de 95 %, entraînant de lourdes pertes économiques. L’Arabie saoudite a besoin de ces revenus pour maintenir ses programmes sociaux et ses réformes (comme le “Vision 2030”). Un conflit prolongé mettrait à rude épreuve ses finances et sa stabilité sociale.

Résumé simple : L’Arabie saoudite est comme un homme d'affaires riche menacé par des bandits. Si elle attaque, elle risque d’être tuée ; si elle ne résiste pas, les bandits deviendraient de plus en plus agressifs et elle ne pourra pas faire d'affaires ; si elle maintient le statu quo, ses ressources seront progressivement épuisées. Elle est dans une situation sans issue.

IV. L’“erreur épique” des États-Unis : un déficit de volonté hégémonique

L’actualité mentionne que le prince héritier saoudien, Salmane, a appelé Trump à deux reprises pour demander de l’aide, mais sa demande a été clairement rejetée. Les alliés américains se reprochent mutuellement, qualifiant cela d’“erreur épique”.

Pourquoi les États-Unis semblent-ils si passifs ? Pourquoi les alliés ont-ils perdu confiance ?

1 Passage d’une volonté de combattre à une réticence à le faire :

  • Pendant la Guerre froide et au début du XXIe siècle, l’Amérique était réputée pour son hégémonie, prête à utiliser la force pour protéger ses alliés, comme lors des guerres de Corée et d’Irak.
  • Aujourd’hui, les décideurs américains excluent presque entièrement l’utilisation de troupes terrestres pour résoudre les crises. Le White House et le Pentagone préconisent uniquement des frappes aériennes, sans proposition de guerre à grande échelle.
  • Conséquences : En montrant qu’ils ne sont prêts qu’à frapper à distance, les États-Unis encouragent leurs adversaires (Iran, Houthis) à prendre des risques plus importants.

2 Le cercle vicieux de l’augmentation des coûts de guerre et de la baisse de la volonté de combattre :

  • La polarisation politique aux États-Unis et l’antipathie du public envers la guerre font que le Congrès hésite à financer des guerres prolongées.
  • La puissance relative des États-Unis diminue, et le coût de maintien de l’ordre mondial augmente, tandis que les bénéfices diminuent.
  • La réponse aux appels d’aide de l’Arabie saoudite montre cette tendance.

3 Effondrement de la confiance des alliés :

  • L’Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie ont signé des alliances militaires, mais le Pakistan a clairement indiqué qu’il ne participerait qu’à des actions défensives. Cela montre que même les nouveaux alliés hésitent à s’engager.
  • Lorsque les États-Unis refusent d’intervenir directement et que l’Arabie saoudite ne peut pas résoudre le problème seule, un vide sécuritaire se crée, que les autres pays (comme l’Iran, la Turquie ou même la Russie) pourraient combler, affaiblissant ainsi l’influence américaine dans la région.

Résumé simple : Auparavant, les États-Unis étaient comme un “grand frère” prêt à protéger ses alliés coûte que coûte. Aujourd’hui, ils semblent moins disposés à le faire, ce qui diminue leur pouvoir de dissuasion.

V. Les conséquences pour les citoyens ordinaires : les prix du pétrole, l’inflation et l’incertitude de l’avenir

Enfin, revenons à la question qui nous préoccupe tous : quels sont les impacts sur nous ?

1. Augmentation des prix du pétrole et inflation :

  • Les perturbations dans les exportations pétrolières saoudiennes entraînent une augmentation des prix du pétrole mondial. Les prix du pétrole affectent les coûts de transport et des matières premières, ce qui se répercute sur les prix des biens de consommation.
  • Si le conflit se prolonge, les prix du pétrole pourraient rester élevés, aggravant l’inflation et influençant les politiques monétaires des banques centrales (comme des réductions des taux d’intérêt).

2 Aléas des chaînes d’approvisionnement :

  • Les attaques au Red Sea et au détroit de Bab el-Mandeb perturbent les transports mondiaux. Les navires doivent contourner le cap de Bonne-Espérance, augmentant les coûts de transport et les délais de livraison des marchandises.
  • Cela peut entraîner des pénuries de certains produits et une augmentation des prix.

3 Prémiums de risque géopolitique :

**L’instabilité au Moyen-Orient incite les investisseurs à être prudents quant à la croissance économique mondiale. Les capitaux pourraient se diriger vers des actifs plus sûrs (comme l’or ou les obligations américaines), affectant la reprise économique mondiale.

4 Tendance à la multipolarité :

Le déclin relatif de l’hégémonie américaine pourrait mener à une période de plus grande multipolarité et d’incertitude. Les pays se concentreront davantage sur leur sécurité énergétique et leur indépendance militaire, ce qui pourrait accélérer le développement de nouvelles technologies et de nouveaux modèles économiques.

Résumé simple : Ce conflit au Moyen-Orient a des conséquences directes sur nos vies, à travers les prix du pétrole, les coûts de transport et l’inflation. Il nous rappelle que dans un monde interconnecté, aucune crise n’est isolée.

Conclusion

La “bataille éclair” menée par les forces houthis est en réalité un test de résistance pour l’ordre mondial. Elle a révélé les faiblesses du système de sécurité saoudien, le déclin de la volonté hégémonique américaine et les profonds changements géopolitiques au Moyen-Orient.

Pour nous, comprendre ces dynamiques complexes ne signifie pas de devenir des experts en géopolitique, mais de mieux protéger nos richesses et nos vies dans un monde plein d’incertitudes. Après tout, lorsque les grandes puissances jouent leurs pièces sur l’échiquier mondial, les répercussions touchent tout le monde.