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L'intelligence artificielle est utilisée par la plupart des étudiants pour accomplir leurs devoirs, et ce relevé de notes sonne l'alarme pour l'éducation mondiale.

原文:AI已被多数学生用于完成课业,而这份成绩单为全球教育敲响了警钟

Le bilan de l’“grand examen” mondial de l’éducation est disponible : l’IA n’est pas le principal responsable, mais elle creuse de nouveaux écarts

Bonjour à tous, je suis votre journaliste financier et économiste. Aujourd’hui, nous allons parler d’un rapport d’évaluation de l’éducation mondiale récemment publié : les résultats du PISA 2025 de l’OCDE.

Le PISA (Programme international d’évaluation des étudiants) est reconnu comme le plus influent examen mondial de l’éducation, qui a lieu tous les trois ans et qui a cette fois-ci couvert 91 pays et régions, avec 760 000 élèves de 15 ans. On peut l’imaginer comme une ligne de référence des compétences des jeunes du monde entier.

La conclusion la plus surprenante de ce rapport est quelque peu contre-intuitive : les résultats en lecture et en mathématiques des élèves mondiaux sont en baisse, mais on ne peut pas tout mettre sur le dos de l’IA. Bien que l’IA soit déjà présente dans les salles de classe, elle n’est ni le principal responsable de cette baisse des résultats, ni un simple outil de tricherie. Au contraire, l’IA agit comme une épée à double tranchant : elle renforce les plus forts tout en affaiblissant les plus faibles, et pourrait même faire perdre à certains la capacité de réfléchir profondément.

Ci-dessous, je vais décomposer ce rapport en cinq points clés pour vous aider à comprendre la vérité derrière ces changements éducatifs.

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1. Ne blâmez pas trop l’IA : la baisse des résultats est un problème ancien, l’IA n’est qu’un nouvel élément déclencheur

Beaucoup de gens, en lisant les titres des nouvelles (“L’IA entraîne une baisse des résultats scolaires”), pensent immédiatement : “C’est la fin, ChatGPT détruit nos enfants.”

Mais les données disent le contraire.

Regardons le chronogramme :

  • Résultats en lecture : ils ont commencé à baisser après avoir atteint leur apogée en 2012, avec une chute significative en 2018, pour atteindre 461 points en 2025.
  • Résultats en mathématiques : ils sont restés stables de 2003 à 2018, puis ont commencé à chuter brusquement après 2018.
  • Moment clé : ChatGPT est devenu populaire à la fin de 2022.

Cela signifie que les résultats des élèves mondiaux étaient déjà en baisse depuis au moins dix ans avant que l’IA ne se généralise.

Alors, quelle en est la véritable raison ?

Il s’agit des conséquences de la pandémie, de la fragmentation de l’attention due aux smartphones et aux réseaux sociaux, du manque d’enseignants, de la détérioration de la discipline en classe, et du fait que les gens lisent de moins en moins de longs textes.

Un chiffre du rapport est particulièrement frappant : la proportion d’élèves qui lisent rapidement est passée de 6,6 % en 2018 à 11,4 % en 2025. Ces enfants ne comprennent pas vraiment les textes, ils préfèrent deviner les réponses en les survolant. Cette dégradation de la capacité de lecture approfondie est le résultat d’un processus cumulé sur le long terme.

Conclusion : L’IA n’est pas la cause fondamentale de la crise éducative ; elle agit plutôt comme un amplificateur. Dans un système éducatif déjà fragile et peu concentré, l’IA aggrave certains problèmes, mais les racines du problème dataient d’il y a au moins dix ans.

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2. La courbe en U inverse de l’utilisation de l’IA : la manière dont elle est utilisée détermine si elle aide ou si elle remplace les enseignants

Une des découvertes les plus intéressantes du rapport concerne la relation entre l’utilisation de l’IA et les résultats scolaires. Cette relation n’est pas linéaire, mais présente une courbe en U inverse :

  • Extrême gauche (pas d’utilisation ou très peu d’utilisation) : résultats moyens.
  • Moyen (utilisation modérée, quelques fois par semaine ou par mois) : résultats les meilleurs.
  • Extrême droite (utilisation fréquente, presque tous les jours) : résultats plus mauvais.

Pourquoi une utilisation modérée est-elle préférable à une utilisation quotidienne ?

C’est comme faire de l’exercice physique :

  • Utiliser l’IA de manière modérée, c’est comme avoir un entraîneur personnel : vous demandez à l’IA de vous expliquer un concept que vous ne comprenez pas ou de vérifier vos raisonnements. Votre cerveau travaille toujours, vous engagez dans une activité cognitive productive.
  • Utiliser l’IA fréquemment, c’est comme laisser l’entraîneur courir à votre place : vous demandez à l’IA de rédiger des résumés, des articles ou de fournir des réponses. Votre cerveau devient alors moins actif.

Schleicher, le père du PISA, a fait une métaphore très claire : “Regarder un match de sport ne vous rendra pas plus fort, seul l’acte de jouer vous rendra fort.”

Si vous laissez l’IA générer directement les réponses, vous vous privez de l’occasion de développer votre pensée critique et votre compréhension profonde. Les élèves qui laissent l’IA faire le travail à leur place obtiennent de mauvais résultats en sciences, car ils sautent l’étape la plus difficile mais aussi la plus essentielle : la réflexion.

Conclusion : L’IA en soi n’est ni bonne ni mauvaise ; l’important est de savoir si vous l’utilisez comme un échafaudage pour construire votre pensée ou comme une canne qui vous empêche de marcher par vous-même. Dans le premier cas, elle améliore vos capacités ; dans le second, elle les affaiblit.

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3. Un fossé invisible : l’IA crée de nouvelles inégalités sociales

C’est la partie la plus préoccupante du rapport. À l’ère de l’IA, les inégalités sociales pourraient ne plus résider seulement dans les différences de revenus, mais aussi dans les compétences en matière d’IA.

Les données montrent que les élèves issus de familles aisées utilisent plus fréquemment l’IA et disposent souvent de meilleurs moyens pour apprendre à l’utiliser correctement.

  • Elèves avancés : ils utilisent l’IA pour aider leur apprentissage et suivent des cours spéciaux pour apprendre à évaluer l’authenticité des informations générées par l’IA. Ils apprennent à la remettre en question, à la vérifier et à l’utiliser de manière efficace. Cela crée un cercle vertueux : plus ils savent l’utiliser, mieux leurs résultats sont et plus d’opportunités ils ont à l’avenir.
  • Elèves défavorisés : soit ils n’ont pas accès à l’IA à cause du manque d’équipement ou d’Internet à la maison, soit ils l’utilisent de manière aveugle, la considérant comme une source de réponses prêtes à l’emploi, sans savoir distinguer les illusions et les biais qu’elle peut contenir.

Cela crée un nouveau “fossé numérique” :

Avant, nous nous inquiétions de savoir si nous avions un ordinateur ; maintenant, nous nous inquiétons de savoir si nous savons utiliser l’IA. Si les écoles ne s’interviennent pas pour offrir une éducation équitable en matière d’IA, celle-ci deviendra un accélérateur des inégalités.

Conclusion : À l’ère de l’IA, savoir utiliser l’IA est devenu un privilège. Si cette compétence est réservée à une élite, l’équité éducative sera confrontée à des défis sans précédent.

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4. La crise de la “résistance cognitive” : lorsque l’IA peut fournir des réponses instantanées, voulons-nous encore réfléchir ?

Le rapport souligne que la baisse des résultats en lecture est due à la dégradation de compétences avancées telles que l’évaluation des informations, l’intégration de données provenant de sources diverses et la pensée critique.

À l’ère de l’IA, cela devient particulièrement dangereux :

  • Les contenus générés par l’IA sont souvent très fluides, autoritaires et convaincants, mais peuvent contenir des biais, des erreurs ou même des fausses informations.
  • Si les élèves s’habituent à “demander à l’IA des réponses”, ils perdent la capacité de poser des questions et d’évaluer les preuves.

Schleicher a observé : “Dans un monde où l’information abonde, il est plus difficile pour les élèves de distinguer le vrai du faux.”

Imaginez un enfant de 15 ans face à un article scientifique complexe : il n’a pas besoin de le lire entièrement, il peut simplement le confier à l’IA pour qu’elle résume les points clés. L’IA répond en trois secondes. Dans ce processus, son cerveau ne fait pas d’effort de réflexion.

À long terme, cette résistance cognitive (c’est-à-dire la capacité à se concentrer et à réfléchir profondément) s’atrophie. Comme les muscles se atrophient en l’absence d’activité, la capacité de réflexion se détériore si elle n’est pas utilisée.

Conclusion : L’éducation doit protéger le temps consacré à la lecture approfondie et à la **réflexion profonde*. Si les élèves ne peuvent pas lire de longs textes ou ne le font pas suffisamment, peu importe la puissance de l’IA, ils ne pourront pas devenir des adultes capables de prendre des décisions judicieuses.

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5. L’avenir de l’éducation : l’IA est un outil, mais l’humain reste au centre

Face à ces défis, le rapport ne propose pas d’interdire l’IA, mais plutôt une nouvelle orientation éducative basée sur l’initiative humaine.

Point clé : L’IA est un échafaudage, pas une canne.

Voici trois orientations concrètes proposées par le rapport :

1. Protéger le temps consacré à la “réflexion lente” :

  • La France met à nouveau l’accent sur la littérature et la compréhension de la lecture ;
  • Singapour conserve de nombreux livres papier dans les salles de classe high-tech ;
  • La Suède promeut la lecture approfondie grâce à des initiatives dans les bibliothèques.

Enseignement : plus nous sommes numérisés, plus nous devons préserver des expériences “non numériques” pour renforcer nos capacités.

2. Faire de l’“éducation à l’IA” une matière obligatoire :

  • Tous les élèves, quels que soient leurs moyens financiers, doivent apprendre à utiliser l’IA de manière critique.
  • Les enseignants doivent passer de “transmetteurs de connaissances” à “guides de la pensée”, en enseignant aux élèves à remettre en question l’IA et à vérifier ses informations.

3. Redéfinir les “compétences essentielles” :

  • Les machines deviennent de plus en plus compétentes pour gérer des tâches répétitives (calculs, résumés, traductions).
  • L’éducation doit accorder une importance particulière aux compétences humaines que les machines ne peuvent pas remplacer :
  • Métacognition : la capacité à réfléchir à son propre processus de pensée.

Pensée systémique : voir au-delà des apparences pour comprendre les systèmes complexes.

Judgment éthique : prendre des décisions conformes aux valeurs humaines lorsque les données sont insuffisantes.

Créativité : créer des choses nouvelles.

Conclusion : Si l’éducation ne protège pas ces compétences essentiellement humaines, la prochaine génération risque de devenir un “accessoire” ou un “remplaçant” des machines. L’éducation de l’ère de l’IA ne doit pas enseigner aux élèves à battre l’IA, mais à coexister avec elle tout en préservant leur subjectivité et leur créativité.

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Conclusion générale

Le rapport PISA 2025 nous met en garde, mais il nous montre aussi la voie à suivre :

1. Ne diabolisez pas l’IA : la baisse des résultats est un phénomène à long terme, et l’IA n’en est qu’un des facteurs.

2. Utilisez l’IA avec modération : une utilisation judicieuse peut être bénéfique, tandis qu’une dépendance excessive peut être préjudiciable.

3. Faites attention aux nouveaux écarts : l’éducation à l’IA doit être un élément de l’équité éducative.

4. Protégez la capacité de réflexion profonde : dans une ère de fragmentation, la concentration est une ressource précieuse.

5. Rendez hommage à la valeur humaine : l’objectif de l’éducation n’est pas de former des “opérateurs d’IA”, mais des personnes capables de gérer l’IA.

Pour les parents et les éducateurs, l’important n’est pas de se demander si utiliser l’IA est bon ou mauvais, mais de savoir comment l’utiliser. Il s’agit d’aider les enfants à développer une pensée critique face à l’IA, pour qu’ils comprennent que l’IA est un outil puissant, mais que le maître de leur pensée, c’est toujours eux-mêmes.