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Les fonctionnaires de Shanghai sont une véritable richesse.

原文:上海官员是一宝

La “sagesse de Shanghai” à travers un simple repas : pourquoi les autres villes ne peuvent-elles pas l’imiter ?

Bonjour à tous, je suis votre journaliste financier. Aujourd’hui, nous ne parlerons pas de graphiques de K-line ni de données macroéconomiques, mais de choses plus concrètes et pratiques.

Récemment, un article de M. Zhang Kun s’est largement répandu dans les cercles spécialisés. L’histoire est simple : il a assisté à un dîner où son voisin de table était un ancien dirigeant de Shanghai à la retraite. Au cours du repas, cet ancien dirigeant n’a pas parlé de stratégies complexes, mais plutôt de la manière dont Shanghai prend en charge les personnes âgées – comment leur verser de l’argent, comment s’assurer qu’elles aient de quoi manger, comment leur permettre de voyager.

Après avoir entendu ces exemples, la réaction principale de M. Zhang Kun n’a pas été “Les politiques de Shanghai sont vraiment bonnes”, mais plutôt “Cette façon de penser et d’agir est propre à Shanghai ; il serait très difficile de l’appliquer ailleurs”.

De nombreuses villes prônent une gestion plus précise, mais elles n’en ont souvent retenu que les aspects superficiels (comme l’émission de bons ou la construction d’installations), sans saisir l’esprit fondamental. Aujourd’hui, je vais expliquer la logique clé de cet article en quatre points, pour que vous compreniez ce que les fonctionnaires de Shanghai “calculent” réellement et pourquoi cette approche est difficile à reproduire.

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Le art du calcul : de la gratuité générale à une aide ciblée

Commençons par le premier exemple le plus évident : la gratuité des transports en commun et du métro pour les personnes âgées.

La logique précédente (dans la plupart des villes) :

Toute personne âgée de 70 ans et plus peut utiliser les transports gratuitement.

  • Avantages : simple, équitable, et cela plaît au public ; cela renforce la réputation du gouvernement.
  • Inconvénients : gaspillage des ressources. De nombreuses personnes âgées ne sortent pas ou le font très rarement, mais le gouvernement doit quand même payer pour toutes elles. Cela représente une dépense fixe qui ne peut pas être récupérée, augmentant ainsi la pression financière.

La nouvelle logique de Shanghai (subventions complètes différenciées) :

La gratuité générale a été supprimée, et des subventions sont versées à partir de 65 ans, directement sur le compte des personnes âgées.

  • Utilisation de l’argent : celles qui sortent peuvent utiliser ces subventions pour payer les frais de transport ; celles qui restent chez elles peuvent les épargner pour autre chose.
  • Changement clé : le but n’est plus seulement d’assurer l’équité, mais de calculer précisément les besoins avant d’aider les gens.

Pourquoi cette approche est-elle plus efficace ?

C’est comme faire un budget : on ne promet pas d’abord de donner de l’argent, puis on cherche des moyens de le financer ; on évalue d’abord ses ressources pour voir ce qu’on peut se permettre avant de distribuer l’aide.

  • Pour les finances : les personnes âgées qui ne sortent pas ne consomment pas de ressources publiques, donc le gouvernement ne se retrouve pas dans une situation difficile financière, et l’aide peut être maintenue sur le long terme.
  • Pour les individus : les personnes âgées ont le choix ; celles qui sortent reçoivent des subventions adaptées à leurs besoins, et celles qui restent chez elles ont de l’argent supplémentaire, ce qui les rassure.

En d’autres termes : avant, c’était “Je vous donne de l’argent, que vous en fassiez ce que vous voulez” ; maintenant, c’est “Je vous donne de l’argent, et vous pouvez en utiliser comme vous le souhaitez”. C’est non seulement de l’aide, mais aussi une allocation plus efficace des ressources.

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L’ingéniosité pour utiliser les périodes creuses : des bons de consommation pour dynamiser les commerces

Le deuxième exemple concerne les bons de consommation et les séjours touristiques pour les personnes âgées. À première vue, cela semble être une preuve de soin envers les aînés, mais en réalité, il s’agit d’une stratégie économique très astucieuse.

1. Les bons de consommation pour les personnes âgées : cibler les périodes creuses

Les bons de consommation distribués à Shanghai ne sont pas donnés au hasard ; ils sont conçus pour les jours de travail et les heures creuses des centres commerciaux.

  • Pour les personnes âgées : elles bénéficient d’avantages et mangent moins cher.
  • Pour les commerçants : cela permet d’utiliser efficacement les places et les étagères inutilisées. Avant, les restaurants étaient vides le midi et l’après-midi les jours de travail ; maintenant, ils gagnent de l’argent grâce aux consommations des personnes âgées.
  • Pour les finances : avec peu d’argent, cela augmente le rythme de rotation des commerces.

2. Les séjours touristiques pour les personnes âgées : sans construire de nouveaux établissements

De nombreuses villes construisent de nouveaux centres de soins pour les personnes âgées, mais à Shanghai, où les terrains sont chers, on évite de gaspiller de l’espace pour de tels projets.

  • Approche : on utilise les chambres inutilisées dans les hôtels, les résidences de vacances et les maisons d’hôtes en période creuse, en proposant des services adaptés aux aînés.
  • Résultat : les hôtels ont plus de revenus en période creuse, les personnes âgées ont un endroit où aller, et le gouvernement n’a pas à dépenser beaucoup d’argent pour construire de nouveaux établissements.

La logique clé : les fonctionnaires de Shanghai ne résolvent pas les problèmes en construisant de nouveaux projets, mais en activant ce qui existe déjà. Ils agissent comme de véritables stratèges, utilisant les ressources disponibles (chambres inutilisées, heures creuses) pour répondre aux besoins des aînés, bénéficiant ainsi à trois parties : les finances, les commerçants et les personnes âgées.

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La rationalité et l’attention aux détails des fonctionnaires

En écoutant ces exemples, on constate que les fonctionnaires de Shanghai ont une approche unique, qui peut se résumer en trois points :

1. Rationalité : calculer précisément avant d’agir

Dans d’autres villes, on peut privilégier les considérations politiques ou la réputation, en distribuant d’abord des avantages sans se soucier des coûts. Mais à Shanghai, les fonctionnaires calculent d’abord les besoins financiers, les ressources disponibles et l’acceptation sociale avant de décider s’ils doivent aider et comment.

  • Calcul des finances : les fonds suffisent-ils ? La mesure est-elle durable ?
  • Évaluation des ressources : y a-t-il suffisamment de ressources ? Seront-elles gaspillées ?
  • Évaluation sociale : la mesure sera-t-elle bien accueillie par la population ? Causera-t-elle de conflits ?

2. L’attention aux détails

Shanghai ne se contente pas de grandes réformes spectaculaires ; elle se concentre sur les petits détails de la vie quotidienne des personnes âgées : comment manger, comment se déplacer, comment faire du shopping.

  • Approche personnalisée : les personnes âgées actives bénéficient de subventions adaptées à leurs activités ; celles qui restent chez elles reçoivent des aides pour les repas ou des rénovations à domicile ; les personnes en situation de dépendance bénéficient de protections complètes.
  • Pas de solution standard : on ne propose pas une solution unique à tous ; on adapte les services en fonction des besoins de chaque personne. Cette précision est vraiment humaine.

3. La clarté des responsabilités

Les fonctionnaires de Shanghai savent bien définir leurs rôles : le gouvernement ne fait que trois choses :

  • Définir des normes.
  • Créer des plateformes.
  • Compléter les lacunes.
  • Pour les repas, le gouvernement établit les normes et laisse les entreprises s’en occuper.
  • Pour les séjours, le gouvernement crée des plateformes et laisse les hôtels et les maisons d’hôtes s’en charger.
  • Pour le reste, il laisse le marché et les organisations sociales jouer leur rôle.

Cette capacité à savoir quand agir et quand laisser faire fait du gouvernement un “arbitre” et un “serveur”, améliorant ainsi l’efficacité.

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Pourquoi les autres villes ne peuvent-elles pas imiter ? Parce que les contextes sont différents

Enfin, et c’est le point le plus important : pourquoi les autres villes ne peuvent-elles pas adopter ces pratiques ?

Comme l’a bien résumé M. Zhang Kun, il ne suffit pas de publier des documents ou d’organiser des réunions pour reproduire ces initiatives ; les contextes économiques, sociaux et culturels sont différents.

1. Différences financières

Les finances de Shanghai permettent des subventions ciblées et précises. La plupart des villes manquent de ressources et doivent donc adopter des approches plus générales ou se contenter de garantir les besoins de base.

2. Degré de maturité du marché

Les commerces, les services et les entreprises à Shanghai sont plus matures et sont prêts à accueillir ces services publics. Par exemple, les hôtels sont disposés à accueillir des personnes âgées car ils disposent des compétences nécessaires. Dans d’autres villes, le marché pourrait ne pas être prêt ou ne pas être capable de bien gérer ces services.

3. Culture de gouvernance différente

Les fonctionnaires de Shanghai sont habitués à une gouvernance internationale, juridique et précise ; ils privilégient la rationalité et la réflexion avant d’agir. Dans d’autres villes, la gouvernance est plus administrative et axée sur les résultats immédiats.

4. Exigences des citoyens

Les citoyens de Shanghai ont des attentes élevées en matière de services de qualité et de transparence ; si les services sont médiocres, ils se plaignent, ce qui pousse le gouvernement à améliorer constamment ses prestations. Cela crée un cercle vertueux : des attentes élevées -> des services de meilleure qualité -> plus de satisfaction -> de nouvelles attentes encore plus élevées.

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En conclusion

Ce repas n’a pas été inutile pour M. Zhang Kun. La force de Shanghai ne réside pas dans ses gratte-ciels ou ses chiffres de PIB, mais dans la façon dont ses fonctionnaires gèrent les affaires des personnes âgées :

  • Rationalité : calculer précisément avant d’aider les gens.
  • Précision : se concentrer sur les petits détails pour améliorer la vie des citoyens.
  • Pragmatisme : ne pas construire de grands projets, mais utiliser efficacement les ressources existantes.
  • Restreinte : le gouvernement se concentre sur ses rôles essentiels et laisse le marché et les organisations sociales jouer leur rôle.

Cette approche n’est pas quelque chose que l’on peut simplement copier ; elle résulte d’une combinaison de forces économiques, de maturité du marché, de culture de gouvernance et de qualité des citoyens.

Pour les autres villes, l’expérience de Shanghai n’est pas une solution prête à l’emploi, mais plutôt un modèle à suivre. Elle montre que la gestion précise ne consiste pas à crier des slogans, mais à calculer soigneusement, à se concentrer sur les détails et à savoir où mettre les limites.

C’est là le véritable trésor de Shanghai.