Résumé des principaux points
En mai, l’économie chinoise a continué à se développer dans son ensemble, mais il y a eu une divergence entre le secteur manufacturier et le secteur non manufacturier : tandis que le premier est resté stable, le second a connu une croissance. Le PMI du secteur manufacturier a légèrement diminué, atteignant 50,0 % (le seuil de neutralité, signifiant ni expansion ni contraction), principalement en raison d’une baisse de la demande externe et d’un manque de demande intérieure. En revanche, le PMI du secteur non manufacturier et le PMI composite ont augmenté, grâce au soutien des investissements dans les infrastructures pour le secteur de la construction et à une reprise temporaire du secteur des services pendant les vacances du « 1er Mai ». Cependant, l’impulsion globale du secteur des services reste faible. Les experts recommandent des mesures politiques plus agressives, en mettant l’accent sur les investissements dans les infrastructures, la stabilisation du marché immobilier et la promotion de la consommation pour résoudre le problème de la faible demande. Les secteurs à forte croissance potentielle (comme la fabrication de haute technologie) sont plutôt optimistes quant à l’avenir.
Analyse détaillée
#### 1. Secteur manufacturier : stable, mais confronté à une forte baisse de la demande
Le PMI du secteur manufacturier s’est établi à 50, soit le seuil de neutralité, en baisse de 0,3 point par rapport au mois précédent. La raison principale est une diminution des commandes :
- Baisse de la demande externe : L’indice des commandes à l’étranger (nouvelles exportations) est tombé à 48,6 % (en dessous de 50, c’est une contraction). En particulier pour les exportations de produits de consommation tels que les vêtements et les appareils électroménagers, où les commandes ont chuté de 4,8 points.
- Manque de demande intérieure : L’indice des commandes nationales (nouvelles commandes) est de 49,9 %, à seulement 0,1 point du seuil de neutralité. La consommation intérieure de produits de consommation a été légèrement soutenue grâce aux vacances du « 1er Mai ».
- Suroffre : La production continue d’augmenter (indice de la production à 51,2 %), mais les produits ne se vendent pas facilement, entraînant une diminution plus lente des stocks (indice des stocks de produits finis de 1,8 point). Les entreprises ont donc des stocks accumulés.
En bref, les usines continuent de fonctionner, mais il y a insuffisamment de commandes et les ventes sont difficiles.
#### 2. Secteur non manufacturier : reprise du secteur de la construction, soutien temporaire du secteur des services pendant les vacances
Le PMI du secteur non manufacturier a augmenté à 50,1 %, principalement grâce à une amélioration dans le secteur de la construction et dans certains sous-secteurs du secteur des services :
- Secteur de la construction : Les investissements dans les infrastructures soutiennent la croissance. Bien que la construction de logements continue de reculer (indice inférieur à 50), les projets d’ingénierie civile tels que la construction de routes et de réseaux électriques se développent (indice supérieur à 52 %). Les entreprises sont particulièrement optimistes quant à l’avenir, ce qui indique que les investissements dans les infrastructures doivent être accélérés.
- Secteur des services : Les vacances ont stimulé certaines activités (transport ferroviaire, parcs d’attraction, restauration). Cependant, l’impulsion globale reste faible en raison de l’ajustement du marché immobilier qui pèse sur les services connexes (rénovation, agences immobilières) et du manque de confiance des consommateurs dans la consommation non essentielle (tourisme, loisirs).
En résumé, le secteur de la construction a de bonnes perspectives grâce aux investissements dans les infrastructures, tandis que le secteur des services a bénéficié des vacances pour améliorer ses performances. Mais une croissance durable dépendra de la reprise de la confiance des consommateurs.
#### 3. Prix : ralentissement de l’augmentation des prix des matières premières, réduction de la pression sur les coûts des entreprises**
En mai, le prix des matières premières achetées par les entreprises (indice des prix d’achat) a diminué de 3,2 points, passant de 60,5 %. Bien qu’il continue d’augmenter (supérieur à 50), la croissance est plus lente. Les raisons sont :
- Baisse des prix des matières premières telles que le pétrole brut ;
- **Moins forte demande des entreprises pour ces matières premières, ce qui réduit leur impact sur les prix.
Un ralentissement de l’augmentation des prix des matières premières a réduit la pression sur les coûts des entreprises (le pourcentage d’entreprises confrontées à des coûts élevés a diminué de 1,9 point). Parallèlement, le prix de vente des produits a également baissé de 3,2 points, mais reste dans une zone de croissance (51,9 %), ce qui signifie que les entreprises peuvent transférer une partie de ces coûts aux consommateurs, bien que dans une mesure limitée.
#### 4. Nouvelles dynamiques économiques : la fabrication de haute technologie est optimiste
Bien que le secteur manufacturier dans son ensemble soit faible, les industries de haute technologie et d’équipements sont particulièrement optimistes :
- Les indices des attentes de production et d’exploitation dans ces secteurs dépassent respectivement 55 % et 57 %, ce qui représente l’un des niveaux les plus élevés de l’année.
- Raison : Le mois de juin est une période de forte activité dans le domaine des investissements dans les infrastructures, et la demande à l’étranger pour les équipements chinois (machines, équipements électroniques) continue d’augmenter. De plus, le développement de l’intelligence artificielle favorise la croissance de ces industries, qui bénéficient de nombreuses commandes et d’un avenir prometteur.
Ces secteurs sont clés pour le développement économique vers une nouvelle direction plus performante et peuvent impulser l’amélioration du secteur manufacturier dans son ensemble.
#### 5. Recommandations des experts : accélérer les politiques publiques sur les infrastructures, le marché immobilier et la consommation
Pour résoudre le problème de la faible demande, les experts proposent des actions concrètes :
- Accélérer les investissements dans les infrastructures : Le gouvernement doit augmenter le soutien financier et bancaire pour les projets liés aux réseaux clés (transport, énergie, irrigation) et à la rénovation urbaine, afin de stimuler les commandes des entreprises et l’emploi, et ainsi de promouvoir la consommation.
- Stabiliser le marché immobilier : La faiblesse du secteur des services est liée aux ajustements dans ce secteur ; il est donc nécessaire de stabiliser le marché immobilier pour éviter d’entraver les services connexes.
- Promouvoir la consommation : La consommation des ménages n’a pas encore complètement repris, et des mesures politiques sont nécessaires pour encourager les dépenses dans des secteurs tels que le tourisme, la restauration et les loisirs.
En bref, le gouvernement doit augmenter les investissements dans les infrastructures, stabiliser le marché immobilier et encourager la consommation pour relancer véritablement l’économie.
En une phrase :
En mai, l’économie chinoise n’a pas connu de recul majeur, mais les problèmes principaux résident dans le manque de commandes dans le secteur manufacturier et le manque de confiance dans le secteur des services. Il est nécessaire d’agir par des politiques publiques pour soutenir les investissements dans les infrastructures, stabiliser le marché immobilier et promouvoir la consommation. Les nouveaux secteurs à forte croissance peuvent apporter une contribution significative à l’économie. Les changements concrets que les citoyens pourraient ressentir incluent une augmentation du nombre de chantiers de construction et des opportunités d’emploi, ainsi que davantage de mesures incitatives à la consommation.