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**Un rapide commentaire | 14 personnes ont été trompées pour assister à un faux service dans une station de métro ; la “croyance en des règles non écrites” a donné aux escrocs l’occasion de réussir.** *(A quick commentary: 14 people were tricked into attending a fake service at a subway station; the belief in unwritten rules allowed scammers to succeed.)*

原文:壹快评|14人被骗去地铁站上假班,“潜规则信仰”给骗子机会

Résumé des principaux points

Cet article met en évidence un phénomène social préoccupant à travers deux escroqueries absurdes : une affaire concernant de prétendus employés du métro à Shanghai et une autre impliquant une agence de tabac fictive au Sichuan. De nombreuses personnes tombent dans le piège des arnaqueurs car elles croient fermement en l’existence de « règles non écrites » selon lesquelles il est possible d’obtenir ce qu’on désire en payant des pots-de-vin. L’article analyse les origines et les conséquences de cette croyance et appelle à remplacer ces règles non écrites par la confiance dans l’état de droit, afin que la société reprenne un fonctionnement juste et transparent.

Analyse détaillée

#### 1. Les deux escroqueries : le scénario derrière les absurdités

Dans l’affaire de Shanghai, Qian prétendait pouvoir obtenir des emplois dans le métro ; après que 14 personnes lui aient versé de l’argent, elles ont commencé à travailler en saluant et en se présentant chaque jour au bureau du métro, sans jamais recevoir de salaire, jusqu’à ce que Qian soit arrêté. L’affaire du Sichuan était encore plus « professionnelle » : les escrocs prétendaient avoir acheté des postes dans l’agence de tabac pour 450 000 yuans et ont même organisé des entretiens avec des candidats en collaboration avec des employés de la propriété immobilière, arnaquant ainsi 36 personnes pour plus de 8,7 millions de yuans en deux ans. Le point commun à ces deux affaires est que les escrocs n’ont pas utilisé de techniques complexes, mais ont simplement exploité la psychologie des gens qui cherchent à obtenir des faveurs par des moyens illégaux, jouant sur le concept de « règles non écrites » (« Si quelqu’un dit qu’il peut le faire, il doit avoir un moyen »). Les victimes n’ont pas seulement perdu leur argent, mais sont également devenues la risée.

#### 2. Pourquoi tombent-ils dans le piège ? En apparence, c’est de l’anxiété face à la recherche d’un emploi, mais en réalité, c’est la croyance en ces règles non écrites

À première vue, les victimes cherchent simplement un emploi stable (comme dans le métro ou à l’agence de tabac), et dans leur panique, elles tentent n’importe quoi. Cependant, la raison profonde est leur croyance en ces règles non écrites : elles pensent que les choses se résolvent non pas par des procédures officielles, mais en connaissant les bonnes personnes ou en versant de l’argent. Par exemple, lorsqu’elles cherchent un emploi, leur première réaction n’est pas de soumettre leur CV ou de passer un examen, mais de demander s’ils connaissent quelqu’un qui pourrait les aider. Cette croyance les amène à accepter la logique des escrocs.

#### 3. D’où viennent ces règles non écrites ? Et pourquoi sont-elles difficiles à éliminer ?

Le terme « règles non écrites » a été introduit par le chercheur Wu Siti pour désigner des logiques invisibles mais réellement dominantes dans la société (comme les transactions basées sur le pouvoir et l’argent, ou les réseaux de relations personnelles). Elles n’apparaissent pas seulement de nos jours ; elles existaient déjà dans l’histoire (par exemple, il fallait verser des pots-de-vin pour obtenir un poste officiel dans l’Antiquité). Aujourd’hui encore, certaines procédures officielles sont lentes, mais il est possible d’accélérer les choses en utilisant des relations. Lorsque ce type de comportement devient courant, certaines personnes considèrent ces règles non écrites comme des vérités incontestables.

#### 4. Les conséquences des règles non écrites : elles nuisent aux individus et à la société

Pour les individus, croire en ces règles non écrites signifie souvent perdre à la fois de l’argent et leur réputation (comme dans les cas de Shanghai et du Sichuan). Pour la société, cela détruit l’équité : si tout le monde s’appuie sur des relations pour obtenir ce qu’il veut, les efforts et les compétences deviennent inutiles, et les escrocs prolifèrent. À long terme, la confiance dans la société diminue, créant un cercle vicieux où ceux sans relations ont du mal à s’en sortir.

#### 5. La solution : remplacer les règles non écrites par la confiance dans l’état de droit

Une société saine devrait fonctionner sur la base de lois et de contrats : les procédures officielles doivent être respectées, et les problèmes résolus par la loi. Pour y parvenir, il faut améliorer les systèmes (par exemple en rendant les recrutements plus transparents) et cultiver la confiance dans l’état de droit (en montrant que les lois protègent les citoyens). Lorsqu’un emploi est offert, il faut se référer aux annonces officielles plutôt que de chercher des connaissances ; en cas de litige, il faut consulter un avocat plutôt que de recourir à des relations. Plus les gens croiront en l’état de droit, moins les règles non écrites auront d’influence.

Ces deux affaires sont comme deux gifles pour ceux qui croient encore en ces règles non écrites : essayer de prendre des raccourcis peut mener à une impasse. Pour la société, il est essentiel que l’idée de résoudre les problèmes selon les règles devienne un consensus afin d’éviter que de telles absurdités ne se reproduisent.