Résumé des points clés
Cet article porte sur le phénomène des écrivains de la génération précédente, tels que Yu Hua et Mo Yan, qui rejoignent les réseaux sociaux comme les vidéos courtes, et analyse les deux principales raisons pour lesquelles ces plateformes se battent pour les attirer : leur statut d’écrivains de haut niveau, qui permet aux platesformes de se débarrasser de l’étiquette de “dégradation intellectuelle”, ainsi que le fait que ces écrivains attirent naturellement du public et que leurs contenus sont populaires. L’article mentionne également l’attitude prudente de certains artistes face à cette collaboration, et prévoit que les plateformes continueront à s’intéresser à ce type d’intellectuels. Enfin, il compare les vidéos courtes au “tabac”, soulignant qu’elles sont controversées mais restent largement acceptées.
I. Les plateformes attirent les écrivains : elles se “valorisent” pour se débarrasser de l’étiquette de “dégradation intellectuelle”
Ces dernières années, les réseaux sociaux de vidéos courtes ont été particulièrement critiqués pour leur contenu considéré comme “dégradant” – des contenus basiques et provocateurs, parfois comparés à une “opium spirituelle” qui rendrait le cerveau paresseux et empêcherait la réflexion profonde. Les cadres des grandes villes prétendent ne jamais regarder de vidéos courtes, mais en secret, elles les consultent souvent (par exemple dans les toilettes ou avant de se coucher), sachant que cela est gênant mais incapables de s’en empêcher.
L’arrivée d’écrivains comme Yu Hua et Mo Yan représente un atout majeur pour ces plateformes : ils sont considérés comme des “grands maîtres” vivants, et leur popularité est incontestable. Les inviter à rejoindre les plateformes équivaut à obtenir le soutien d’intellectuels de premier plan. Si même les personnes les plus intelligentes utilisent ces plateformes, comment peuvent-elles encore être considérées comme stupides ? Cela suit la même logique que le succès rapide des blogs et des réseaux sociaux tels que Sina Weibo grâce à l’attraction des célébrités : utiliser des personnalités connues pour élever le niveau de pensée des plateformes et se débarrasser de l’étiquette de “manque de qualité”.
II. Ces maîtres savent vraiment comment attirer le public ! Leur contenu touche les jeunes
Ce ne sont pas des “antiquités” ; ils comprennent très bien ce que les jeunes aiment. Les blagues de Yu Hua, comme “Voler une pastèque” ou “Shi Tiesheng garde la porte”, se répandent rapidement sur les réseaux sociaux, tout comme ses commentaires empreints de compassion envers les jeunes (comme sa compréhension de leur pression). Les jeunes aiment également leurs contenus pour une raison simple : les autres écrivains sont souvent médiocres. Aujourd’hui, les vidéos et les streams de Mo Yan et Yu Hua attirent un grand public, et leurs extraits de contenu (comme des interviews ou des blagues) se diffusent largement, montrant que l’on peut réussir en utilisant les réseaux sociaux.
III. Tous les maîtres ne sont pas prêts à rejoindre : abandonner leur image n’est pas facile
Tout artiste n’est pas disposé à collaborer avec des plateformes de vidéos courtes, comme Chen Danqing. Bien que ses contenus soient populaires auprès des jeunes, il n’a jamais rejoint aucune plateforme. Pour eux, rejoindre ces réseaux sociaux serait comme pour une marque de luxe entrer sur un marché plus accessible (comme Pinduoduo) : il faudrait abandonner leur image “haute de gamme”. Cependant, les plateformes disposent maintenant de moyens importants et cherchent à se “élancer vers des contenus de meilleure qualité”, suivant l’exemple de Weibo avec ses influenceurs populaires. Après tout, ayant accumulé une grande audience, il est temps d’améliorer la qualité des contenus.
IV. Tendance future : davantage d’écrivains comme Yu Hua seront recrutés par les plateformes
Les plateformes chercheront à combler leurs lacunes : actuellement, elles manquent de contenu de qualité. Ainsi, elles continueront à attirer des écrivains reconnus pour leur valeur intellectuelle. Dans les deux ou trois prochaines années, nous verrons de plus en plus de personnalités culturelles et intellectuelles rejoindre ces plateformes, car améliorer la qualité des contenus est un passage obligé pour leur développement.
V. Les vidéos courtes sont comme le “tabac” : on sait que c’est mauvais, mais on continue à en utiliser
L’article conclut en comparant les réseaux sociaux de vidéos courtes au tabac : tout le monde sait que fumer est nocif pour la santé, mais les magasins continuent de le vendre et les gens continuent de fumer ; de même, bien que l’on sache que regarder trop de vidéos courtes peut être préjudiciable, on ne peut s’en empêcher. L’arrivée d’écrivains reconnus dans ces réseaux ne change pas cette réalité, mais au moins cela donne aux plateformes une image moins négative.
Cette analyse explique clairement la relation entre les plateformes, les écrivains et les utilisateurs, en exposant à la fois la logique commerciale derrière ce phénomène et les contradictions du secteur des réseaux sociaux de vidéos courtes : elles cherchent à se débarrasser de l’étiquette de “dégradation intellectuelle” tout en restant dépendantes du contenu léger et divertissant popularisé par le grand public.