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**Observations dans des cours de soutien à Seattle : À l’ère de l’IA, les établissements d’éducation vendent-ils encore des cours ?**

原文:我在西雅图观察补习班:AI时代,教育机构卖的还是课吗?

Résumé des points clés

La généralisation de l’IA rend l’accès aux connaissances aussi abordable que l’eau et l’électricité, ce qui frappe directement la logique commerciale des entreprises d’éducation traditionnelles qui vendent des connaissances en fonction de leur efficacité (par exemple, révision de questions pour améliorer les résultats scolaires, apprentissage anticipé, utilisation de l’inégalité informationnelle). Les institutions éducatives qui survivront à l’avenir se concentreront sur des aspects difficiles à remplacer par l’IA : la continuité culturelle, les interactions sociales au sein de communautés, l’accompagnement sur le long terme, les expériences partagées et la formation des valeurs. Les changements dans l’écosystème éducatif chinois en Amérique du Nord reflètent cette transition.

1. L’IA détruit d’abord les formes d’éducation standardisées

Les aspects de l’éducation traditionnelle qui reposent le plus sur l’efficacité (comme la révision de questions pour les concours de mathématiques ou l’amélioration des résultats aux tests SAT) sont les premiers touchés par l’IA. Ces tâches ayant des problèmes bien définis et des solutions fixes, l’IA est plus patiente, plus rapide et moins coûteuse que les humains. Par exemple, ChatGPT peut analyser pas à pas une question de mathématiques que l’enfant ne comprend pas, de manière plus fiable qu’un professeur particulier.

Felix souligne que le point fort de nombreuses institutions était simplement d’être “un an en avance sur les écoles”, mais l’IA peut le faire encore plus rapidement et à moindre coût. Les facteurs tels que les bases de données exclusives ou les techniques de devinette des questions, ainsi que la répétition des exercices, perdent rapidement de leur valeur.

2. Certaines formes d’éducation sont difficiles à remplacer par l’IA

Tout n’est pas menacé par l’IA :

  • L’éducation au chinois : Les parents achètent non seulement des connaissances de base (comme la reconnaissance des caractères), mais aussi une continuité culturelle. Les écoles de chinois du week-end permettent aux enfants de rester dans un environnement chinois, évitant ainsi une séparation complète avec la langue et la culture chinoises ; même les meilleures traductrices en IA ne peuvent pas pénétrer cet aspect culturel.
  • Le conseil pour l’entrée dans des établissements supérieurs de haut niveau : L’IA peut analyser les probabilités d’admission, mais les parents cherchent le réconfort de sentir qu’on les accompagne dans leurs décisions. Par exemple, la révision des documents n’est pas essentielle ; ce qui compte, c’est la confiance et le soutien émotionnel apporté par un conseiller.
  • Les projets collaboratifs : Comme les compétitions avec des robots, où les enfants doivent concevoir, ajuster et travailler tard dans la nuit pour participer ensemble, développant ainsi des relations durables. L’IA ne peut pas remplacer ces expériences partagées.

3. À l’avenir, l’éducation se vendra en tant que “conteneur social” et lieu d’interaction

De nombreuses institutions physiques sont déjà devenues des espaces de rencontre sociale. Par exemple, les cours de mathématiques à Silicon Valley visent non seulement l’apprentissage des compétences (comme celles du programme AMC), mais aussi la création de cercles d’amis, l’échange de ressources pour l’entrée dans les établissements supérieurs et même la collaboration pour créer des entreprises.

Felix utilise l’exemple des programmes EMBA : Les étudiants dépensent des centaines de milliers de dollars pour suivre ces cours, non pas seulement pour acquérir des connaissances (qui sont disponibles en ligne), mais aussi pour bénéficier d’un réseau de personnes aux backgrounds similaires. À l’avenir, la compétition dans le domaine éducatif ne reposera plus sur la qualité des cours, mais sur la capacité à créer de bons cercles sociaux.

4. Les petites communautés éducatives sont plus appréciées

Les grandes institutions, avec leurs processus standardisés (bases de données, recherche et développement pédagogique, échelle industrielle), auront de plus en plus de difficultés à rivaliser. Les petites institutions, quant à elles, peuvent offrir une personnalisation et un accompagnement approfondi que l’IA ne peut pas fournir :

  • Par exemple, Felix adapte les exemples d’anglais qu’il donne à sa fille aux contenus de “Harry Potter” ou aux scénarios de baseball pour son fils ; ces ajustements personnalisés sont impossibles pour les grandes entreprises.
  • Les jeunes n’ont pas besoin d’informations en abondance, mais d’un soutien constant. Les petites institutions peuvent offrir une présence régulière pour les aider à trouver leur direction parmi de nombreuses options, tandis que l’IA ne peut fournir que des réponses standard.

5. L’éducation revient à son essence : l’environnement et l’influence humaine

L’IA rend les connaissances moins rares, ramenant ainsi l’éducation à une question plus fondamentale : dans quel environnement les enfants grandissent-ils et avec qui passent-ils leur temps ?

Par exemple, lorsque Felix emmène ses enfants en voyage dans leur pays d’origine, ils n’apprennent pas nécessairement des connaissances historiques, mais apprennent à gérer des situations inattendues et à interagir avec les autres. Ces aspects de l’éducation se déroulent hors du cadre des cours. À l’avenir, les parents se concentreront moins sur les bases de données ou les taux d’admission, et plus sur le type de valeurs que leurs enfants acquièrent au contact des autres.

En résumé : L’IA n’entend pas détruire l’éducation, mais la ramener à son essence : l’environnement dans lequel les gens grandissent et l’influence des relations humaines. Ces éléments ne peuvent être ni remplacés par l’IA ni ignorés.