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**Titre français :** Qujing s'apprête à lancer une stratégie de transformation pour inverser la tendance négative ; la ville, deuxième centre régional du province, cherche à relancer sa croissance ralentie.

原文:曲靖要打转型“翻身仗”,省域副中心城市破局增长放缓

Résumé des principaux points

Récemment, la croissance économique de Qujing, une ville de second rang dans la province du Yunnan, a continué à diminuer, se situant non seulement en dessous de la moyenne provinciale, mais elle fait également face à une baisse des indicateurs clés tels que l'industrie et les investissements. En réalité, ce n'est pas seulement le cas à Qujing ; de nombreuses autres villes de second rang dans tout le pays (comme Xiangyang au Hubei ou Zunyi au Guizhou) ont également enregistré une croissance inférieure à celle de leur province d'appartenance. Ces villes, qui étaient auparavant des moteurs de croissance économique régionaux grâce à des industries spécifiques (ressources ou secteurs émergents), se trouvent aujourd'hui confrontées à des obstacles dans leur développement en raison d'une structure industrielle monopolaire et d'une forte sensibilité aux fluctuations cycliques du marché. Elles tentent donc de diversifier leurs activités pour renforcer leur résilience et rechercher un développement durable.

I. Les anciens “stars de la croissance” : pourquoi ces villes ont-elles connu un tel succès ?

Pendant la période du 14e Plan quinquennal, les provinces du centre et de l'ouest ont sélectionné 20 villes de second rang pour qu'elles deviennent de nouveaux moteurs économiques. Ces dernières années, elles ont montré une forte dynamique : leur croissance était généralement supérieure à celle de la province et de la capitale provinciale.

  • Le moment fort de Qujing : Devenue le centre secondaire du Yunnan en 2022, la ville a connu une croissance rapide grâce à trois secteurs clés (l'aluminium électrolytique, les cellules solaires en silicium cristallin et les batteries à énergie nouvelle), avec une croissance annuelle moyenne de 8,8 % pendant le 13e Plan quinquennal, soit 3,1 points de pourcentage de plus que la moyenne nationale. Ses indicateurs industriels et d'investissement dépassaient également ceux de la province.
  • L'essor de Yulin : Suite à une forte augmentation des prix du charbon, le PIB de Yulin a augmenté de plus de 130 milliards en quelques années, lui permettant de dépasser plusieurs villes et de devenir la première ville non capitale du centre et de l'ouest.

Ces villes ont toutes en commun d'avoir profité d'une opportunité particulière (une hausse des prix des ressources ou des avantages offerts par des secteurs émergents) pour accroître rapidement leur taille économique.

II. Les difficultés actuelles : la croissance ralentit, les problèmes sont évidents

Depuis le début de l'année, la croissance de nombreuses villes de second rang a diminué :

  • Les difficultés de Qujing : La croissance au premier trimestre n'a été que de 1 % (contre 3 % pour la province), avec une baisse de 6,1 % dans le secteur secondaire et une réduction de 7,4 % de la valeur de la production industrielle des entreprises de taille significative. En 2024, la croissance devrait même être négative, et en 2025, le PIB ne devrait augmenter que légèrement (de 372,4 milliards à 377,8 milliards). Les investissements, la consommation et les recettes fiscales ont également chuté de manière significative (réduction des investissements fixes de 22,4 %, de la consommation privée de 1,3 % et des recettes fiscales locales de 22,7 %).
  • La situation dans d'autres villes : Xiangyang au Hubei (2,2 %), Zunyi au Guizhou (4,3 %) et Nanchong au Sichuan (3,3 %) présentent également des taux de croissance inférieurs à la moyenne provinciale.

En bref, les anciens moteurs de croissance économique peinent désormais à maintenir leur dynamique.

III. Les causes profondes : une structure industrielle monopolaire et des fluctuations cycliques

Pourquoi ces villes connaissent-elles de telles fluctuations ? Il y a deux raisons principales :

1. Structure industrielle trop monopolaire : La taille économique de ces villes est limitée, et elles dépendent souvent d'une ou deux industries clés. Par exemple, Qujing s'appuyait autrefois principalement sur le charbon, tandis que Yulin dépend encore fortement du secteur minier.

2. Fluctuations cycliques des marchés : Que ce soit le charbon ou les énergies nouvelles, ces industries sont sujettes à des variations importantes. Lorsque les conditions économiques sont bonnes (hausse des prix du charbon, forte demande pour les énergies solaires), l'économie de la ville prospère ; en revanche, lorsqu'elles se détériorent (baisse des prix du charbon, concurrence accrue dans le secteur), la croissance s'arrête nettement.

Contrairement aux grandes villes comme Chengdu ou Wuhan, qui disposent d'une diversité industrielle (automobile, électronique, finance), ces villes de second rang sont plus vulnérables et ont du mal à surmonter les difficultés.

IV. La solution pour sortir de cette situation : passer d'une dépendance unique à une diversification des activités

Pour résoudre ces problèmes, il est essentiel de diversifier les secteurs économiques :

  • Le plan de Qujing : D'ici 2030, l'économie non liée au tabac et aux énergies devrait représenter 40 % de la production industrielle totale, ce qui signifie réduire la dépendance du tabac et des énergies (charbon, électricité) et développer davantage d'industries émergentes.
  • La stratégie de Xiangyang : La ville vise à construire un système industriel basé sur trois secteurs principaux (automobile, chimie, transformation des produits agricoles) ainsi que quatre industries spécifiques (nouvelles énergies, équipements de haute technologie), avec l'objectif d'une croissance multipliée par cinq en cinq ans.

L'idée fondamentale est de ne plus miser sur un seul secteur pour assurer une croissance économique stable.

V. Des leçons pour les autres villes de second rang

Le développement des villes de second rang ne peut pas se baser uniquement sur des opportunités ponctuelles ; il faut également renforcer leurs capacités internes :

  • Saisir les opportunités sans s'y dépendre trop : Il est important de profiter des tendances positives (comme les énergies nouvelles), mais sans concentrer tous ses efforts sur un seul secteur.
  • Préparer à l'avance une diversification industrielle : Il faut commencer à développer de nouveaux secteurs dès que le marché est favorable pour éviter de paniquer en cas de récession.
  • Renforcer la résilience économique : Une structure industrielle plus équilibrée permet à l'économie de maintenir une croissance stable, même en cas de difficultés dans certains secteurs.

En somme, les villes de second rang doivent passer d'une croissance rapide à une croissance durable pour devenir des piliers solides de l'économie régionale.