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**La finance offshore chinoise a un besoin urgent de réformes systémiques pour faire des progrès significatifs.**

原文:中国离岸金融亟待系统性改革突破

Résumé des points clés

Cet article porte essentiellement sur la situation actuelle du développement de la finance offshore en Chine, ses problèmes et les directions de réforme : la finance offshore constitue un pilier crucial pour une ouverture financière de haut niveau. Le pays dispose actuellement de quatre types d'accounts pour les résidents non résidents : OSA, NRA, FTN et EFN. Cependant, des obstacles existent, tels que la fragmentation des règlements et le manque de fonctionnalités. Il est nécessaire de passer d'une isolation physique traditionnelle à une flexibilité institutionnelle, tout en résolvant les problèmes de conformité liés au flux de données transfrontaliers à l'ère numérique. L'article propose cinq grandes réformes : unifier les règlements des accounts, approfondir la réforme de la monnaie nationale, etc., afin de promouvoir le développement à grande échelle de la finance offshore et de soutenir l'internationalisation du yuan ainsi que la construction d'une puissance financière.

I. Le système d'accounts offshore en Chine : quatre types d'accounts avec des caractéristiques distinctes, mais des problèmes de coordination insuffisante

Le cœur de la finance offshore est de fournir des services financiers aux entités étrangères (entreprises, particuliers). La Chine utilise quatre types d'accounts pour cela, chacun ayant ses propres règlements et utilisations :

  • Accounts OSA : Les premiers accounts « purement offshore », accessibles uniquement à quatre banques telles que la Bank of Communications et la China Merchants Bank. Les fonds sont complètement séparés des fonds domestiques et ne peuvent être déplacés qu'en devises étrangères (pas en yuan). L'avantage est la sécurité, mais cela ne suit plus les tendances actuelles ; par exemple, les entreprises de commerce électronique international ne peuvent pas utiliser le yuan numérique pour leurs paiements, ce qui entraîne des coûts de change supplémentaires de 30 %, limitant l'utilisation du yuan à l'étranger.
  • Accounts NRA : Accessibles à presque toutes les banques, disponibles en devises étrangères et en yuan. Les fonds sont considérés comme étant à l'étranger, mais les transactions avec le territoire national sont réglementées comme des transactions transfrontalières. Ce type d'account est largement répandu, mais ses fonctionnalités sont limitées (par exemple, les devises étrangères ne peuvent généralement pas être converties en yuan, à l'exception des zones de libre-échange).
  • Accounts FTN : Spécifiques aux zones de libre-échange, permettant la conversion libre entre devises nationales et étrangères. Les fonds sont considérés comme étant à l'étranger, avec une ouverture partielle vers le territoire national. Après la mise à niveau en 2025, les entreprises n'auront plus besoin de procéder à des enregistrements préalables pour leurs opérations de capital (à l'exception des investissements en actions), ce qui améliorera considérablement l'efficacité.
  • Accounts EFN : Version améliorée des accounts FTN dans les zones de libre-échange de Hainan et de Hengqin, permettant la conversion libre entre devises nationales et étrangères. L'ouverture est totale vers l'étranger, avec une gestion basée sur une liste négative et des quotas (liés au patrimoine net de l'entreprise). En mars 2026, plus de 1000 accounts EFN avaient été ouverts à Hainan, pour un montant d'affaires proche de 50 milliards de yuans.

Cependant, l'uniformité des règlements entre ces quatre types d'accounts et le manque de coordination réglementaire font que près de 40 % des transactions transfrontalières se déroulent à l'étranger, ce qui constitue un obstacle au développement.

II. De l'isolation physique à la flexibilité institutionnelle : pourquoi changer la méthode d'isolement ?

La ligne de base de la sécurité dans la finance offshore est l'isolement pour empêcher que les risques étrangers ne pénètrent sur le territoire national. Cependant, l'isolation physique traditionnelle (comme celle des accounts OSA) n'est plus adaptée :

  • Les limites de l'OSA : Cette approche a été très efficace pendant la crise financière asiatique, mais elle ne convient plus maintenant que le yuan cherche à s'internationaliser. De plus, elle ne prend pas en compte les exigences de l'ère numérique (comme l'utilisation du yuan numérique). L'organisation internationale contre le blanchiment d'argent FATF recommande à la Chine de passer d'une approche basée sur les preuves à une approche axée sur les risques, ce qui implique la mise à niveau des accounts OSA.
  • L'innovation avec les accounts FTN/EFN : Ces types d'accounts permettent une ouverture partielle vers l'étranger tout en contrôlant les transactions avec le territoire national. Par exemple, les accounts FTN utilisent des quotas en yuan et des vérifications de la réalité pour prévenir les risques ; les accounts EFN autorisent une ouverture limitée d'accounts portant le même nom (en fonction du patrimoine net de l'entreprise). Après la mise à niveau des accounts FT en 2025, les entreprises n'auront plus de restrictions quant aux opérations de capital, ce qui améliorera l'efficacité et marquera le passage vers une approche basée sur la flexibilité institutionnelle.

III. À l'ère numérique : comment gérer le flux de données transfrontaliers dans la finance offshore ?

De nos jours, les mouvements de fonds et les données sont étroitement liés ; les paiements et les financements impliquent le transfert de données, donc la régulation doit s'appliquer également aux données :

  • Trois exigences pour les flux de données transfrontaliers : ① La lutte contre le blanchiment d'argent nécessite l'accès à des informations sur les entités étrangères, ce qui implique le transfert de données ; ② Les paiements et les règlements doivent être en temps réel pour garantir la correspondance entre les fonds et les comptes ; ③ Les règles fiscales internationales (comme le CRS) exigent la déclaration des informations fiscales des comptes pour coopérer avec d'autres pays.
  • La réponse de la Chine : La Chine a mis en place un cadre réglementaire grâce à la « Loi sur la sécurité des réseaux » et à d'autres textes législatifs. En 2025, elle a publié le « Guide pour les flux de données financières transfrontaliers », énumérant 47 cas où le transfert de données est exempté de réglementation. En 2026, cinq départements gouvernementaux ont défini une liste blanche pour les flux de données financières transfrontaliers, en conformité avec des normes internationales telles que le DEPA et le CPTPP, assurant à la fois la sécurité et la fluidité des données.

IV. Équilibrer la sécurité et le développement : comment prévenir les risques tout en stimulant l'activité économique ?

Le cœur de la finance offshore est l'équilibre entre sécurité et développement. L'article propose deux approches :

  • Trois lignes de défense pour prévenir les risques : ① Isolation des comptes : séparation stricte des fonds pour contrôler l'ampleur des flux de capitaux entre le territoire national et l'étranger ; ② Régulation distincte : application de règlements différents pour la finance offshore et le territoire national pour éviter les failles ; ③ Règlementation spécifique à la finance offshore : définition de règles adaptées permettant de résoudre les problèmes en cas d'incident.
  • Approche intégrée pour stimuler l'activité : ① Gestion des quotas : mise en place de limites basées sur le patrimoine net des entreprises pour éviter un flux de fonds désordonné ; ② Orientation des utilisations : priorisation du soutien au financement du commerce, du développement vert et de l'innovation technologique dans l'économie réelle ; ③ Ajustement dynamique : le banque centrale ajuste les paramètres en fonction de la situation (par exemple, en augmentant le coefficient des prêts à l'étranger de 0,5 à 0,6 en 2026, permettant aux entreprises d'accéder à plus de financements).

V. Directions futures pour la réforme : cinq mesures pour améliorer la finance offshore

L'article propose cinq réformes visant à résoudre les problèmes actuels :

1. Unification des règlements des accounts : La banque centrale et la administration des changes devraient établir des normes unifiées, clarifier les fonctionnalités et les règles de connexion entre les quatre types d'accounts, éliminer les conflits et réduire les coûts.

2 Mise à niveau des accounts OSA : Modification des règlements datant de 1997 pour permettre l'utilisation du yuan et du yuan numérique dans ces accounts, et élargir la liste des banques autorisées à les ouvrir, afin de soutenir l'internationalisation du yuan.

3 Diffusion des modèles éprouvés : Reproduction de l'expérience des accounts FT et EFN dans d'autres zones de libre-échange, en utilisant un modèle basé sur une approche macro-prudentielle, une liste négative et des quotas pour favoriser le développement à grande échelle de la finance offshore.

4 Innovation dans la gouvernance des données : Mise en œuvre de pilotes dans les zones de libre-échange pour faciliter l'exportation de données financières, création d'une liste blanche et adaptation aux normes internationales afin de rendre le flux de données plus fluide.

5 Garantie légale : Amélioration à court terme des règlements existants, et élaboration à long terme d'une « Loi sur la finance offshore » pour clarifier les règles concernant les accounts, les données et la régulation, afin de stabiliser les attentes du marché.

La logique fondamentale de cet article est que la finance offshore doit servir une ouverture financière de haut niveau. Pour cela, il est nécessaire de briser les contraintes des règlements obsolètes et d'utiliser des systèmes plus flexibles ainsi qu'une meilleure gouvernance des données pour équilibrer la sécurité et l'efficacité, afin de construire un pôle financier offshore à influence mondiale.