虎嗅

**Les services publics vous suivent partout : l’ère des résidents permanents est arrivée.**

原文:公共服务“随人走”,常住地时代来了

Résumé des principaux points

Une nouvelle politique, importante pour 250 millions de personnes, a été récemment mise en place. Elle vise spécifiquement ceux qui ne travaillent pas et ne résident pas dans leur lieu d’enregistrement civil (hukou), mais qui n’ont pas non plus obtenu de résidence permanente dans leur lieu de vie quotidienne. L’objectif est de répondre à quatre besoins essentiels : l’achat ou la location de logements, l’inscription des enfants dans des écoles locales, ainsi que le remboursement des frais médicaux. Cela permet à ces personnes, considérées comme “non résidentes officielles”, de vivre plus facilement en ville, sans être limitées par les problèmes liés au hukou.

Analyse détaillée

#### 1. Qui sont ces 250 millions de personnes ? Et vous, faites-vous partie d’entre elles ?

En somme, il s’agit de personnes dont le domicile est dans une ville A, mais qui travaillent et vivent sur une longue période dans une ville B sans y avoir transféré leur hukou. Par exemple :

  • Des habitants du Hebei qui travaillent à Tianjin sans y avoir de résidence permanente ;
  • Des habitants du Sichuan qui se sont installés à Hangzhou mais n’ont pas encore obtenu de hukou local ;
  • Des jeunes diplômés qui travaillent à Shenzhen et n’ont pas encore établi de résidence permanente.

Au total, ces personnes représentent 250 millions de personnes à l’échelle nationale et sont les bénéficiaires directs de cette politique.

#### 2. Quels problèmes cette politique peut-elle résoudre ? Couverture complète des quatre besoins principaux

Cette politique s’adresse aux problèmes les plus préoccupants pour les gens :

  • Achat ou location de logements : Auparavant, l’absence de hukou pouvait empêcher d’acheter un logement (par exemple en raison de délais requis pour obtenir le hukou) ou rendre les loyers arbitrairement élevés par les propriétaires. Avec cette politique, il est possible d’obtenir un prêt immobilier dans son lieu de vie quotidienne et de signer des contrats de location à long terme, sans plus s’inquiéter de ne pas avoir de point fixe.
  • Enseignement des enfants : Il n’est plus nécessaire d’envoyer les enfants dans leur ville d’enregistrement civil pour qu’ils fréquentent l’école ; ils peuvent aller dans des écoles publiques locales et bénéficier des mêmes ressources éducatives que les enfants locaux.
  • Remboursement des frais médicaux : Auparavant, il fallait collecter de nombreux reçus pour les envoyer dans sa ville d’origine ; maintenant, il est possible de régler directement les frais médicaux dans les hôpitaux du lieu de vie quotidienne en utilisant la carte de sécurité sociale.
  • Autres avantages : L’accès à des services publics tels que les parcs et les bibliothèques est également facilité, sans plus être traité comme un “étranger”.

#### 3. Pourquoi cette politique est-elle considérée comme “majeure” ? Elle brise les “barrières invisibles” du hukou

Auparavant, le hukou fonctionnait comme un obstacle : même après de nombreuses années de travail en ville, il n’était pas possible de bénéficier des mêmes droits que les locaux. Par exemple, les enfants devaient payer des frais supplémentaires pour l’école, il fallait attendre un certain délai avant d’acheter un logement, et le remboursement des frais médicaux impliquait des déplacements entre villes.

Cette politique élimine en partie ces barrières : il est désormais possible de bénéficier des services publics essentiels sans avoir de hukou. Pour les individus, cela signifie qu’ils n’ont plus à se demander s’ils doivent rester en ville ou non ; pour la société, cela favorise une mobilité des talents plus libre (par exemple, les jeunes peuvent tenter leur chance dans des villes offrant de meilleures opportunités), ce qui contribue au développement dynamique des villes.

#### 4. Quelles changements votre vie pourrait-elle connaître avec la mise en œuvre de cette politique ?

Les avantages sont immédiats et concrèts :

  • Les enfants peuvent être inscrits dans des écoles locales sans avoir besoin de relations ;
  • Le remboursement des frais médicaux peut se faire directement dans les hôpitaux du lieu de vie quotidienne ;
  • Pour acheter un logement, il n’est plus nécessaire d’attendre un certain délai avant de pouvoir obtenir un prêt ;
  • Lors de la location, les propriétaires ne peuvent pas vous expulser arbitrairement car la politique offre plus de protections aux locataires.

Ces changements vous donneront un sentiment de plus grande appartenance dans votre lieu de vie quotidienne et vous éviteront de vous sentir comme un “passant” en ville.

#### 5. Quel est le contexte de cette politique ? Adaptation à la tendance croissante de la mobilité des populations

De plus en plus de personnes quittent leur ville d’enregistrement civil pour travailler ailleurs ; le nombre de migrants nationaux dépasse déjà 300 millions, dont 250 millions n’ont pas de résidence permanente. Si les besoins de ces personnes ne sont pas pris en charge, cela affecte non seulement leur vie personnelle mais aussi le développement des villes. Cette politique s’inscrit dans la tendance à une mobilité des populations plus régulière et cherche à résoudre ces problèmes de manière plus flexible, permettant aux gens de vivre et de travailler en ville dans des conditions stables.

En somme, cette politique est un réconfort pour les 250 millions de “non résidentes officielles” : il est possible de mener une vie plus stable sans avoir de hukou. Pour le grand public, il s’agit d’un véritable avantage, et il sera intéressant de suivre la publication des détails précis de la politique.