Résumé des principales points
Les entreprises chinoises qui s’exportent font face à des défis de conformité de plus en plus importants : les environnements commerciaux dans les destinations populaires (Amérique latine, Asie du Sud-Est, Moyen-Orient) deviennent de plus en plus complexes. Les modèles d’exportation évoluent, passant d’une simple activité de vente ou de production à une gestion complète de la chaîne d’approvisionnement (y compris la conception et la recherche et développement). La proportion d’employés locaux à l’étranger augmente, ce qui entraîne des pressions supplémentaires en termes de rémunération et de conformité au droit du travail. De plus, les approches d’exportation se diversifient : les entreprises passent d’une stratégie axée sur la simple expansion à une stratégie fondée sur l’innovation et la marque. Les gouvernements mettent en place de nouvelles réglementations pour soutenir et réguler ces activités, tandis que les prestataires de services étrangers ajustent également leur offre pour aider les entreprises chinoises à gérer ces problèmes de conformité.
I. Pourquoi les destinations d’exportation deviennent-elles de plus en plus difficiles à atteindre ?
Un rapport du TMF Group montre que l’environnement commercial au Mexique, en Inde, aux Émirats arabes unis et au Vietnam, des lieux populaires pour les entreprises chinoises, s’est complexifié cette année. Il y a deux raisons principales : d’une part, les politiques de ces pays en développement changent fréquemment, rendant difficile pour les entreprises de prévoir à l’avance ; d’autre part, certains pays augmentent délibérément les exigences, comme les Émirats arabes unis, dont le classement en termes de complexité a progressé de 21 places. Cela s’explique par leur volonté de séparer les entreprises cherchant à profiter des réglementations fiscales avantageuses et d’attirer des investissements de meilleure qualité.
II. Les modèles d’exportation évoluent, et les défis de gestion augmentent
Auparavant, les entreprises chinoises se contentaient de vendre des produits ou d’ouvrir des usines à l’étranger. Aujourd’hui, elles doivent gérer toute la chaîne d’approvisionnement, y compris la conception, la recherche et développement, la vente et le service. À la fin de 2024, plus de 5 millions d’employés étrangers travaillaient pour des entreprises chinoises, dont deux tiers étaient locaux. La gestion des salaires n’est plus une simple question de paiement ; elle doit prendre en compte les réglementations locales (comme le salaire minimum et la sécurité sociale), les différences culturelles (comme les jours fériés) ainsi que la capacité d’organisation de l’entreprise. De plus, les pays du monde entier renforcent leurs lois sur l’emploi et la sécurité des données. La conformité n’est plus une affaire exclusivement du département juridique ; elle nécessite des ajustements à tous les niveaux de l’organisation, de la stratégie de recrutement aux systèmes technologiques.
III. Les approches d’exportation se diversifient : de l’expansion simple à une stratégie axée sur l’innovation
Un environnement de plus en plus complexe oblige les entreprises à changer leur approche. Par exemple, l’entreprise Kunshan Haifeiman Technology ne suit plus la voie traditionnelle de vente à bas prix ou d’ouverture rapide d’usines ; elle se concentre d’abord sur le marché européen et américain en utilisant l’innovation technologique et une mise à jour rapide de ses produits, avant de revenir en Chine pour se développer. Aujourd’hui, 60 % de son chiffre d'affaires provient de ces marchés, répartis équitablement entre les États-Unis, l’Europe et l’Asie-Pacifique. Cette stratégie de développement progressif représente une évolution de l’exportation simple vers une approche axée sur l’amélioration de la marque et de la compétitivité.
IV. Les gouvernements soutiennent les entreprises, mais imposent également des règles strictes
Les directives publiées le 1er juin par le Conseil d’État visent à aider les entreprises chinoises dans leur expansion internationale : d’une part, elles les encouragent à prendre des décisions en fonction des règles du marché et à assumer leurs propres risques ; d’autre part, elles comblent des lacunes réglementaires au niveau national. Pourquoi ces nouvelles mesures maintenant ? Parce que la force motrice de l’exportation est constituée principalement d’entreprises privées, en particulier de petites et moyennes entreprises, qui ne connaissent pas bien les environnements étrangers et ont besoin de directives claires pour protéger leurs investissements. C’est un peu comme fournir à des novices un guide pour conduire à l’étranger.
V. Les prestataires de services étrangers aident également les entreprises chinoises
Auparavant, des sociétés comme ADP s’occupaient principalement du soutien aux entreprises étrangères souhaitant entrer sur le marché chinois ; aujourd’hui, elles se tournent vers les deux directions : elles aident les entreprises étrangères à s’adapter au marché chinois et les entreprises chinoises à s’exporter. Par exemple, lorsque des entreprises chinoises ouvrent des usines en Asie du Sud-Est, où les réglementations sur le temps de travail et les heures supplémentaires sont strictes, ADP les aide à gérer ces problèmes de conformité, évitant ainsi des erreurs coûteuses. Cela montre que la demande d’aide pour l’exportation est en forte croissance, attirant même l’attention des prestataires de services étrangers.
En somme, pour réussir à s’exporter, les entreprises chinoises doivent non seulement être prêtes à relever les défis réglementaires, mais également innover et améliorer leur marque. Elles ont besoin du soutien des gouvernements et d’institutions spécialisées pour progresser sur le marché mondial.