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**Les entreprises qui investissent à l’étranger se font d’abord « couper une part » par les propriétaires immobiliers locaux**

原文:企业投资出海,先被海外房东“割一刀”

Résumé des principaux points

Lorsque les entreprises chinoises s’expansent à l’étranger, elles se heurtent à des règles complètement différentes de celles du marché intérieur en matière de location ou de construction d’immobilier (bureaux, entrepôts, usines, data centers, etc.) : bails longs (5-7 ans), cautions élevées, ressources de qualité monopolisées par des géants internationaux, et risques importants de non-conformité, ce qui entraîne des coûts temps et financiers exorbitants, voire l’arrêt des projets. Ces problèmes ne sont pas spécifiques aux entreprises chinoises, mais résultent des différences entre les réglementations des marchés nationaux et internationaux, d’un manque de compréhension mutuelle, ainsi que d’une préparation insuffisante des entreprises. De plus en plus d’entreprises réalisent que la planification de l’immobilier à l’étranger est une étape essentielle pour leur développement international.

I. Pourquoi les propriétaires immobiliers étrangers sont-ils si exigeants ? Parce qu’il s’agit d’un “marché vendeur” !

Sur le marché des bureaux en Chine, l’offre dépasse la demande ; les locataires ont le dernier mot (bails courts, réduction des loyers, cautions minimales sont possibles). En revanche, dans les villes clés à l’étranger (Europe, Tokyo, Dubaï), l’offre de biens de qualité est limitée et le taux de vacance est inférieur à 10 %, ce qui donne aux propriétaires un pouvoir décisif. Par exemple, une entreprise manufacturière chinoise souhaitant louer des bureaux en Europe se voit imposer un bail de long terme (5-7 ans) et une caution bien supérieure au marché, car les propriétaires ne connaissent pas bien la marque chinoise et perçoivent un risque élevé. Si les négociations échouent, l’entreprise doit tout recommencer, ce qui entraîne des retards.

Fondamentalement, les propriétaires étrangers fixent leurs conditions en fonction des risques : pour les nouveaux locataires peu fiables, ils utilisent des bailleurs longs et des cautions élevées afin de se prémunir contre d’éventuelles pertes.

II. Les entrepôts de qualité sont-ils difficiles à obtenir ? Les géants internationaux s’y disputent !

Pour les entreprises manufacturières et celles impliquées dans le commerce électronique transfrontalier, la gestion des entrepôts logistiques est particulièrement problématique. Auparavant, elles pouvaient compter sur des distributeurs pour gérer ces aspects ; aujourd’hui, avec une approche locale de la marque, de la production et du marketing, il est nécessaire de se procurer des entrepôts de qualité, mais ceux-ci sont déjà monopolisés par des acteurs mondiaux tels qu’Amazon. Par exemple, une entreprise chinoise cherchant un entrepôt de haute qualité en Europe ne trouve que peu d’options disponibles, et Amazon est également un concurrent redoutable. Les entreprises chinoises, en tant que nouveaux acteurs sur le marché, n’ont pas autant de crédibilité ni de notoriété que ces géants ; même si elles parviennent à louer un entrepôt, les loyers sont 4 à 5 fois plus élevés qu’à Shanghai ou dans d’autres villes chinoises de second ordre.

III. Une préparation insuffisante entraîne des pertes importantes : retards et dépenses inutiles sont monnaie courante

De nombreuses entreprises prennent des décisions trop hâtives concernant le choix de l’immobilier à l’étranger : un tiers d’entre elles ne cherche pas d’espaces de bureaux avant la création d’une entité étrangère, et certaines n’en trouvent qu’au dernier moment, après avoir envoyé leur équipe commerciale sur place. Selon une étude de JLL, 82 % des entreprises rencontrent des difficultés substantielles, 63 % de leurs projets sont reportés, 52 % dépassent leur budget, et 17 % sont annulés en raison de problèmes de droits de propriété ou d’écologie. Par exemple, une entreprise technologique chinoise a vu son projet de data center étranger abandonné après avoir été accusée par des entreprises voisines de polluer l’environnement ; elle n’avait pas effectué suffisamment d’analyses préliminaires et n’a pas pu prouver son innocence, entraînant une perte totale des investissements.

IV. Comment surmonter ces obstacles ? Ces conseils peuvent vous éviter des erreurs

1. Planification anticipée : Ne commencez pas à chercher un lieu d’installation avant le lancement de votre activité ; intégrez la planification de l’immobilier à votre stratégie d’expansion internationale pour ne pas ralentir vos projets.

2. Renforcer votre crédibilité : Présentez des exemples concrets de réussite sur des marchés matures, ou utilisez une filiale étrangère solide pour garantir votre sérieux, afin de négocier des cautions réduites et des bailleurs plus flexibles.

3. Privilégiez la flexibilité au début : Lorsque vous commencez à vous internationaliser, optez pour des espaces de bureaux partagés (flexibles et moins coûteux) ; attendez d’avoir stabilisé votre activité avant de envisager des bailleurs longs ou la construction propre.

4. Faites appel à des professionnels : Les sociétés de conseil immobilier international (comme JLL) peuvent vous aider à éviter les pièges. Leur offre de services en immobilier pour l’expansion internationale a connu une forte croissance ces deux dernières années, car les entreprises en ont de plus en plus besoin.

En conclusion

Se développer à l’étranger ne consiste pas seulement à vendre des produits ; il s’agit également d’apprendre à interagir avec les propriétaires immobiliers locaux. Ce “cours d’immobilier mondial” est d’autant plus précieux qu’il est pris tôt.