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**Réforme des services publics : une percée historique de l'égalité entre résidents permanents et détenteurs d'un registre de résidence**

原文:从户籍捆绑到常住地均等,公共服务改革迎来历史性突破

Résumé des principaux points

Le Conseil d'État a publié les « Orientations sur la mise en œuvre de la fourniture de services publics de base dans les lieux de résidence permanente », marquant le passage de notre pays d'une ère où les services publics étaient liés au registre des résidents (hukou) à une ère où ils sont fournis en fonction du lieu de résidence permanente. Que l'on ait ou non un hukou local, tant que l'on vit de manière stable dans une région, que l'on y travaille et que l'on y paie des impôts, on peut bénéficier des mêmes services publics de base que les résidents locaux. Cela résout non seulement les problèmes concrets rencontrés par la population mobile en matière d'éducation, de logement et de sécurité sociale, mais contribue également à stimuler la demande intérieure et à promouvoir l'intégration sociale. De plus, des mécanismes innovants tels que la fourniture progressive des services et le suivi des ressources financières du résident permettent d'appliquer efficacement les réformes.

I. Avancée majeure : Du « seuil du hukou » aux **droits liés au lieu de résidence permanente** – Un changement radical dans la philosophie de gouvernance

Auparavant, les services publics étaient des avantages exclusivement réservés aux personnes titulaires d'un hukou local. Les personnes rurales qui travaillent en ville peuvent rencontrer des obstacles, même après dix ans de présence, pour l'éducation de leurs enfants, le remboursement des frais médicaux ou la demande de logements sociaux si elles n'ont pas de hukou. Cette réforme fait du lieu de résidence permanente le critère principal pour la fourniture de services, ce qui équivaut à briser les chaînes liées à l'identité : tant que vous vivez et contribuez dans cette région, vous devriez en bénéficier des services.

Pour les très grandes villes, cela incite un changement dans la philosophie de gouvernance : il ne suffit plus de se concentrer sur le « dividende de la main-d'œuvre » (l'utilisation de travailleurs étrangers), il faut également prendre en compte les droits des personnes (leur permettre de vivre sereinement). Des villes comme Pékin et Shanghai doivent ajuster l'organisation de leurs services publics en fonction de la taille de leur population permanente et ne peuvent plus se baser sur des critères stricts pour « sélectionner la population ». Les petites et moyennes villes, qui accueillent beaucoup d'immigrants, doivent donner la priorité aux ressources supplémentaires aux personnes n'ayant pas encore obtenu de hukou.

II. Réponse directe aux problèmes les plus préoccupants de la population mobile

Le document cible les problèmes quotidiens les plus difficiles pour la population mobile et propose des solutions concrètes :

  • Difficultés d'accès à l'éducation : La proportion d'enfants de travailleurs migrants inscrits dans les écoles publiques doit augmenter ; en cas de pénurie, il est possible d'acheter des places dans des écoles privées financées par l'État. L'éducation préscolaire et secondaire peuvent également avoir lieu dans le lieu de résidence permanente, sans nécessité de retourner dans la région d'origine pour obtenir des documents supplémentaires.
  • Difficultés de logement : Les logements sociaux ne sont plus réservés aux seuls résidents locaux. Les personnes sans hukou qui ont un emploi stable peuvent en faire la demande et bénéficier de subventions au logement, évitant ainsi les bidonvilles ou les dortoirs pour travailleurs.
  • Interrompance des régimes de sécurité sociale : Les restrictions liées au hukou dans le lieu d'emploi sont supprimées. Les travailleurs indépendants tels que les livreur et les coursiers peuvent souscrire à des régimes de sécurité sociale dans la ville où ils travaillent et continuer ces régimes en changeant de ville, sans que leurs droits ne soient annulés.
  • Problèmes de soins médicaux : Les personnes titulaires d'une carte de résidence permanente peuvent bénéficier des mêmes prestations médicales que les résidents locaux et des subventions financières, sans avoir à retourner dans leur région d'origine pour obtenir des remboursements.
  • Insuffisance des services d'emploi : Les personnes qui créent leur propre entreprise sans hukou peuvent obtenir un soutien en termes de financement, d'espace et de réductions fiscales. Les travailleurs migrants peuvent participer à des formations professionnelles et obtenir des certificats, ce qui peut entraîner une augmentation de leur salaire.
  • Assurance de base : Les enfants de travailleurs migrants peuvent bénéficier de services de soutien pour l'enfance, et les personnes sans hukou en difficulté peuvent demander de l'aide sociale. En cas d'urgence (par exemple, une maladie grave), elles peuvent obtenir une aide temporaire dans le lieu de résidence permanente.

III. Avantages économiques et sociaux : Stimulation de la demande intérieure + Réduction des inégalités entre les zones urbaines et rurales

Cette réforme n'est pas seulement une mesure pour améliorer les conditions de vie des citoyens, mais aussi un « catalyseur » pour l'économie et la société :

  • Stimulation de la demande intérieure : En 2025, il y aura environ 170 millions de travailleurs migrants urbains et de leurs familles. Si ils n'ont pas besoin d'épargner tout leur argent pour construire une maison dans leur région d'origine, mais peuvent acheter des logements, inscrire leurs enfants à des cours ou faire des voyages, cela entraînera une forte croissance de la consommation et résoudra les blocages du grand cycle économique national.
  • Réduction des inégalités : Auparavant, il y avait une distinction entre les « résidents locaux » et les « étrangers » en ville. Désormais, tout le monde peut bénéficier des mêmes services, ce qui favorise l'intégration sociale et crée une communauté plus harmonieuse.

IV. Mise en œuvre intelligente : Fourniture progressive des services + Suivi des ressources financières du résident

La réforme n'est pas immédiate ; elle prévoit des méthodes flexibles :

  • Fourniture progressive des services : Si l'on craint que les ressources publiques soient surchargées, un système de points peut être mis en place : plus vous vivez dans la ville, plus vous payez d'impôts et plus longue est votre période d'affiliation à la sécurité sociale, plus vous obtiendrez de points et donc plus de services. Cela est juste et laisse le temps aux villes d'étendre leurs services (par exemple, en construisant des écoles ou des hôpitaux).
  • Suivi des ressources financières du résident : Auparavant, les gouvernements locaux étaient réticents à fournir des services aux travailleurs étrangers car ils craignaient que l'argent ne suive pas les personnes. La réforme stipule clairement que les villes qui accueillent beaucoup d'immigrants recevront plus de transferts financiers et de droits d'utilisation du sol. Par exemple, si une ville voit son population augmenter de 100 000 habitants, l'État fournira davantage de fonds pour l'éducation et les soins médicaux, ainsi que des permis de construction de logements sociaux. Ainsi, les gouvernements locaux passent d'une attitude négative à une attitude positive envers l'arrivée de nouvelles populations.

En somme, cette réforme représente un changement de focus : de la gestion de la population à la fourniture de services aux individus. Elle offre non seulement un sentiment d'appartenance plus fort à la population mobile, mais aussi des bases solides pour la croissance économique et la stabilité sociale. Pour les citoyens ordinaires, peu importe où ils vivent, ils pourront vivre plus sereinement et avec plus de dignité.