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Titre français : En tête ! Rapport annuel de la BCE : L'or devient l'actif de réserve le plus important au monde, dépassant les obligations américaines

原文:登顶!欧央行年度报告:黄金超越美债成为全球最大储备资产

Résumé des points clés

Le dernier rapport de la Banque centrale européenne montre que, grâce à la forte hausse des prix de l’or et aux achats continus par de nombreuses banques centrales (en particulier dans les économies émergentes), la part de l’or dans les réserves officielles mondiales (27 %) a dépassé celle des obligations américaines (22 %), faisant de l’or le principal actif de réserve. Ce changement reflète une tendance vers la « dédollarisation » et la diversification des réserves mondiales, bien que le dollar reste la principale monnaie de réserve (avec 42 % des actifs cotés en dollars). L’or est apprécié pour son absence de risque de crédit, mais il présente des inconvénients tels que de fortes fluctuations, l’absence de rendement et des coûts de stockage élevés. À court terme, les prix de l’or sont pressés par la hausse des prix du pétrole causée par les conflits au Moyen-Orient et les attentes d’une augmentation des taux d’intérêt par la Fed ; à long terme, il est considéré comme un bon investissement par les grandes banques en raison de l’incertitude quant à l’hégémonie américaine.

I. L’or dépasse les obligations américaines : C’est la forte hausse des prix qui compte le plus

Beaucoup se demandent comment l’or a soudainement dépassé les obligations américaines. La raison principale n’est pas le volume d’or acheté par les banques centrales, mais plutôt la réévaluation de sa valeur due à la forte hausse des prix.

  • Comparaison des données : À la fin de 2025, l’or représenterait 27 % des réserves contre 22 % pour les obligations américaines ; cependant, si l’on utilise les prix de l’or de 2023, la part des obligations américaines serait encore de 26 % et celle de l’or de seulement 16 %, ce qui montre que la hausse des prix est le facteur principal de ce dépassement.
  • Contribution aux achats : Les économies émergentes (Chine, Pologne, Turquie, Inde, etc.) continuent d’acheter de l’or. Par exemple, la Banque centrale chinoise a augmenté ses achats pendant plusieurs mois consécutifs, ce qui a également contribué à augmenter la part de l’or dans les réserves.

En bref : La valeur de l’or a augmenté, même si le volume acheté n’a pas beaucoup changé, sa valeur totale a dépassé celle des obligations américaines.

II. La grande tendance sous-jacente : Les pays diversifient discrètement leurs risques

Le fait que l’or dépasse les obligations américaines reflète en réalité un changement dans la confiance des banques centrales envers le dollar : elles ne veulent plus lier toutes leurs réserves à cette monnaie.

  • Déclencheur : Après le conflit russo-ukrainien de 2022, les États-Unis ont gelé les réserves en dollars de la Russie, ce qui a fait prendre conscience aux pays que les actifs en dollars pouvaient être bloqués à tout moment. Cela a accéléré la diversification des réserves.
  • Situation actuelle : Bien que la part de l’or ait augmenté, les actifs cotés en dollars (obligations américaines + liquidités en dollars) représentent encore 42 %, ce qui en fait le premier choix mondial ; l’euro représente 15 %. Cela montre que la « dédollarisation » est une tendance, mais la position dominante du dollar n’a pas encore été remise en question.

En termes simples : Les pays commencent à remplacer les dollars dans leurs réserves par de l’or pour éviter d’être contraints par les États-Unis.

III. L’or en tant qu’actif de réserve : Avantages et inconvénients

L’or peut devenir le nouveau leader des actifs de réserve grâce à un avantage unique : l’absence de risque de contrepartie (contrairement au dollar, dont le gouvernement américain pourrait ne pas honorer ses engagements ou geler les réserves). Cependant, la Banque centrale européenne a également souligné ses inconvénients :

1. Fortes fluctuations : Les prix de l’or varient fortement, notamment en raison des conflits au Moyen-Orient qui augmentent les prix du pétrole.

2 Absence de rendement : L’or ne génère pas d’intérêt, contrairement aux obligations américaines qui rapportent un revenu annuel.

3 Coûts élevés : Le stockage de l’or physique nécessite des entrepôts et une sécurité coûteuse.

4 Faible flexibilité : La production d’or est limitée, et lorsque le monde a besoin de plus de liquidité, il n’est pas possible de « créer » de l’or comme on peut le faire avec le dollar.

En bref : L’or est un « coussin de sécurité », mais pas un outil pour générer des revenus.

IV. Perspectives pour les prix de l’or : Pression à court terme, hausse à long terme

Quelle sera la tendance des prix de l’or ? Il faut considérer les situations à court et à long terme :

  • À court terme (dans les prochains mois) : La pression est élevée. Les conflits au Moyen-Orient entraînent une hausse des prix du pétrole, ce qui peut provoquer de l’inflation et inciter la Fed à augmenter les taux d’intérêt, rendant les obligations américaines plus attractives et les prix de l’or plus bas.
  • À long terme (1-3 ans) : Les grandes banques sont optimistes. JPMorgan et Goldman Sachs estiment que la politique intérieure aux États-Unis devient de plus en plus divisée, ce qui remet en question leur position hégémonique, tandis que les attributs de sécurité de l’or seront davantage appréciés. De plus, les banques centrales continueront d’acheter de l’or, ce qui pourrait faire augmenter les prix à long terme, atteignant peut-être 5000 dollars l’once (contre environ 2300 dollars actuellement).

En résumé : Ne vous attendez pas à une hausse des prix de l’or à court terme, mais il peut représenter un bon investissement à long terme.

Ce rapport nous montre que le système monétaire mondial est en train de changer discrètement, et la place de l’or devient de plus en plus importante. Cependant, le dollar n’a pas encore perdu sa position dominante. Pour les particuliers qui souhaitent investir dans l’or, il est important de déterminer s’il s’agit d’une spéulation à court terme ou d’une protection contre les risques à long terme : à court terme, il faut suivre la situation au Moyen-Orient et la politique de la Fed ; à long terme, il faut se concentrer sur la stabilité des États-Unis.