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**Préserver la sécurité des données et les principes éthiques pour favoriser le développement réglementé de l'innovation en biotechnologie médicale | Les conseils juridiques et économiques français** *(Preserving data security and ethical standards to promote the regulated development of medical biotechnology innovation; French legal and economic advice.)*

原文:守住数据安全和伦理底线,促进生物医药创新合规发展丨法经兵言

Résumé des points clés

Cet article se concentre sur les nouveaux risques dans l’innovation de l’industrie biopharmaceutique chinoise, notamment les violations des règles relatives aux données et les défaillances éthiques (telles que la fuite de données, la discrimination génétique et l’abus des données neurologiques), en insistant sur la nécessité d’établir un système de conformité basé sur une approche combinée de « sécurité des données » et d’examen éthique. Bien qu’il existe déjà des règles de base, des problèmes subsistent, tels que l’éparpillement des réglementations, le manque de coordination entre les autorités de surveillance, la faible capacité des entreprises à se conformer aux normes et les difficultés dans les coopérations transfrontalières. L’article propose des solutions concrètes en matière d’intégration des systèmes, de collaboration interministérielle, de gestion interne des entreprises et d’alignement sur les règles internationales, afin de soutenir un développement de haute qualité de l’industrie.

I. Pourquoi l’industrie biopharmaceutique a-t-elle besoin de la sécurité des données et d’un examen éthique ?

1. Les données sont le « matériau premier » de l’industrie

Aujourd’hui, toute la chaîne de développement des produits biopharmaceutiques (de la recherche et développement de nouveaux médicaments à la fourniture de services) repose sur les données : les données cliniques, les informations génétiques et les ressources génétiques sont des éléments essentiels pour la production. Selon iResearch Consulting, le marché des services liés aux données de santé devrait atteindre 13,28 milliards de yuans en 2025 et dépasser 25 milliards en 2028. Les données sont précieuses, mais elles sont également sujettes à des problèmes (comme la violation de la confidentialité des patients ou leur transfert illégal vers l’étranger), il est donc nécessaire de les protéger par la loi.

2. L’éthique est la « ligne de vie » de l’innovation

L’industrie biopharmaceutique fait appel à de haute technologie : l’utilisation de l’intelligence artificielle pour la recherche de nouveaux médicaments, les traitements génétiques et les interfaces cerveau-ordinateur impliquent des données sur de grandes populations ainsi que la protection de la vie privée. Par exemple, l’abus des données génétiques peut entraîner de la discrimination (refus d’emploi, augmentation des frais d’assurance) ; la fuite de données relatives aux interfaces cerveau-ordinateur peut révéler les pensées des personnes. L’examen éthique vise à prévenir ces risques et à renforcer la confiance du public dans les nouveaux médicaments, ce qui accélère leur mise sur le marché.

II. Quelles sont les failles actuelles du système de conformité ?

1. Les règles sont contradictoires et les normes ne sont pas unifiées : Bien qu’il existe des lois telles que la « Loi sur la sécurité des données » et la « Loi sur la biosécurité », les réglementations des différents départements (technologie, santé, autorités de régulation pharmaceutique, cybersécurité) sont dispersées. Les critères de classification des données et les procédures d’examen éthique varient d’un département à l’autre, ce qui rend difficile pour les entreprises de savoir à qui se fier.

2. La surveillance et l’éthique fonctionnent indépendamment : La surveillance de la sécurité des données et l’examen éthique ne sont pas coordonnées, ce qui peut entraîner des problèmes même si l’examen éthique est réussi.

3. Les entreprises privilégient la recherche et développement au respect des règles : De nombreuses institutions de recherche se concentrent sur la rapidité des résultats, mettant en œuvre des procédures de conformité formelles (comme la soumission tardive des documents ou la simplification des processus d’examen), ce qui réduit leur sensibilisation aux risques.

4 Les coopérations transfrontalières ne sont pas bien coordonnées : Il existe des difficultés à aligner les pratiques chinoises sur les règles éthiques de l’UE (GDPR) et celles des autorités de régulation pharmaceutique européennes et américaines, ce qui augmente les coûts de conformité pour les entreprises qui cherchent à s’exporter.

III. Comment combler ces failles ?

Il faut d’abord harmoniser les règles et la surveillance :

1. Unifier les règles pour éliminer les disparités : L’État devrait établir des normes de gestion coordonnées, définir des critères unifiés pour la classification des données, leur circulation transfrontalière et l’examen éthique, afin d’éviter une gestion parallèle.

2. Collaboration interministérielle : Créer des groupes de discussion composés d’experts des autorités de régulation pharmaceutique, de la santé et de la gestion des données pour évaluer les projets majeurs (tels que les médicaments basés sur l’intelligence artificielle ou les traitements génétiques), afin de partager les informations et de reconnaître mutuellement les résultats.

3 Examen éthique et sécurité des données en même temps : Intégrer les exigences de sécurité des données dans le processus d’examen éthique. Par exemple, lors de l’évaluation des essais cliniques de nouveaux médicaments, il faut vérifier à la fois la conformité éthique et la sécurité de la collecte et du stockage des données.

4 Utiliser des plateformes numériques pour améliorer l’efficacité : Mettre en place une plateforme nationale en ligne pour les demandes d’examen éthique, le suivi de la sécurité des données et les alertes aux risques. Les résultats des examens peuvent être reconnus par toutes les parties concernées, sans nécessité de soumettre à nouveau les mêmes documents.

IV. Que doivent faire les entreprises pour que la conformité ne devienne pas une formalité ?

1. L’examen éthique doit être concret : Les entreprises doivent mettre en place des comités éthiques indépendants et suivre le processus d’examen de manière exhaustive (par exemple, effectuer des inspections régulières pendant les essais cliniques) pour éviter de devoir soumettre des documents après coup.

2. La sécurité des données doit être totale : La protection des données biologiques, de la confidentialité des patients et des ressources génétiques doit faire partie intégrante de l’examen éthique. Il est également nécessaire d’établir un système de gestion du cycle de vie complet des données (de leur collecte à leur destruction).

3 La surveillance externe doit être stricte : Les autorités de régulation doivent mener des inspections conjointes et imposer des sanctions sévères aux entreprises en infraction (telles que des amendes ou le gel des procédures d’approbation clinique), afin de lier la conformité aux intérêts des entreprises.

V. Comment se conformer aux règles dans les coopérations transfrontalières ?

Il faut aligner les pratiques chinoises sur les normes internationales :

1. Harmoniser la sécurité des données avec les standards mondiaux : Promouvoir l’alignement des règles chinoises sur les normes internationales, comme le GDPR de l’UE, et établir des mécanismes de surveillance conjointe des données transfrontalières pour partager des informations sur la sécurité des données.

2 Internationaliser l’examen éthique : Aligner les comités éthiques chinois sur les normes internationales et inviter des experts étrangers à participer aux examens, afin que les résultats chinois soient reconnus par les autorités de régulation pharmaceutique européennes et américaines. Il est également important de prendre en compte les risques éthiques liés aux données transfrontalières (par exemple, l’utilisation des ressources génétiques chinoises par des institutions étrangères).

En somme, l’innovation dans le domaine biopharmaceutique ne peut pas se concentrer uniquement sur la vitesse ; elle doit intégrer la sécurité des données et l’examen éthique comme des éléments essentiels pour prévenir les risques et favoriser un développement durable et solide.