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**Près de 600 millions d’Indiens risquent de mourir de soif… mais l’IA ne parvient pas à produire une seule goutte d’eau.**

原文:印度6亿人快要渴死了,但AI造不出一滴水

Résumé des principaux points

L'Inde fait face à une crise de l'eau qui n'est pas due à des catastrophes naturelles, mais à des erreurs humaines : 600 millions de personnes (équivalents à la population totale de l'Europe) vivent dans une situation d'absence totale d'eau. Dans 21 villes clés, dont Bangalore, Delhi et Chennai, les réserves d'eau souterraine devraient s'épuiser complètement d'ici 2030, à un moment où la demande nationale en eau sera le double de l'offre. Cette crise menace non seulement la vie des Indiens, mais affecte également la chaîne d'approvisionnement technologique mondiale (Bangalore étant un pôle majeur de l'externalisation informatique) et les prix des céréales (l'Inde représente 40 % des exportations mondiales de riz). Les causes en sont une gestion défaillante (fuites dans les réseaux d'eau, taux de vol d'eau atteignant 58 %), un cercle vicieux institutionnel (80 % de l'eau est utilisé pour l'agriculture, mais avec peu d'efficacité, et les politiciens n'osent pas supprimer les subventions), et des technologies comme l'IA ne peuvent pas résoudre le problème de la production d'eau. Les entreprises multinationales doivent agir immédiatement pour se prémunir contre le risque d'interruption de leurs activités.

Quelle est la gravité de la crise d'eau en Inde ? 600 millions de personnes n'ont pas d'eau à boire, à un pas de l'extrême pénurie

Le problème de l'eau en Inde n'est pas une simple pénurie, mais un manque total d'eau potable. Selon les évaluations des Nations Unies, 600 millions de personnes n'ont absolument pas d'eau disponible, un chiffre supérieur à la population totale de l'Europe.

  • Méchange extrême des ressources : L'Inde compte pour 18 % de la population mondiale, mais ne possède que 4 % des ressources en eau douce et 2,45 % du territoire national. La quantité d'eau par habitant est de 1100 mètres cubes par an (selon les normes internationales, moins de 1700 mètres cubes représente une "pression sur l'eau", et moins de 1000 mètres cubes indique une "extrême pénurie" ; l'Inde est à seulement 100 mètres cubes de cette dernière limite).
  • Qualité de l'eau déplorable : L'Inde se classe au 120e rang mondial sur 122 pays en termes de qualité de l'eau, avec 70 % des sources d'eau polluées. Lorsque vous ouvrez un robinet, il y a 70 % de chances que l'eau soit sale.
  • Crisse urbaine : À Delhi, il y a un déficit quotidien d'approvisionnement en eau de 190 millions de litres. Les habitants des bidonvilles doivent attendre 2 à 3 heures pour obtenir un seau d'eau. En 2019, Chennai a connu le "Day Zero" en raison de l'épuisement des quatre grands réservoirs : les bureaux ont été fermés, les restaurants ont cessé leurs activités, et le prix de l'eau fournie par des camions-citerne a augmenté de 40 fois. À Bangalore (le cœur mondial de l'externalisation informatique), 1,4 milliard de litres d'eau sont pompés chaque jour du fleuve Kaveri, et le niveau de l'eau souterraine baisse de 1 à 2 mètres par an ; certains puits doivent être forés à 300 mètres de profondeur pour trouver de l'eau.

Ce n'est pas une sécheresse naturelle, mais un désastre humain : défaillance de la gestion + cercle vicieux institutionnel

L'essence de cette crise réside dans l'échec de la gestion et des institutions.

  • Fuites massives dans les réseaux d'eau : 40 à 50 % de l'eau traitée est perdue pendant le transport. À Delhi, la proportion d'eau "non vendue" (perdue ou volée) atteint 58 %. Le déficit quotidien de 190 millions de litres pourrait être comblé en réparant les canalisations, mais l'inefficacité administrative et la corruption rendent cela impossible.
  • Épuisement des réserves d'eau souterraines : L'Inde est le plus grand pays mondial en matière d'extraction d'eau souterraine, ce qui équivaut à vider ses "épargnes bancaires" pour emprunter à des taux élevés. Dans 21 villes clés, les réserves d'eau souterraines s'épuiseront d'ici 2030, il ne reste que 4 ans.
  • Cercle vicieux de l'agriculture : 80 % de l'eau est utilisé pour l'agriculture, mais l'irrigation par inondation est la méthode dominante (la proportion d'utilisation de l'irrigation goutte à goutte est inférieure à 10 %). Les politiciens considèrent les agriculteurs comme une source de votes et n'osent pas supprimer les subventions à l'électricité gratuite ou bon marché. Les agriculteurs utilisent de l'électricité gratuite pour pomper de l'eau et cultivent du sucre de canne, un processus très consommateur d'eau (3 à 5 fois plus que pour le blé). Ils gagnent de l'argent, mais épuisent les réserves d'eau, et les subventions ne peuvent pas être supprimées, créant ainsi un cercle vicieux.
  • Pertes d'eau entre les États : Le fleuve Kaveri traverse les États du Karnataka (Bangalore) et du Tamil Nadu (Chennai), et les conflits sur l'eau durent depuis des décennies, allant des tribunaux aux émeutes dans les rues, avec des morts. Les entreprises multinationales présentes à Bangalore sont impliquées dans cette "guerre pour les ressources".

Les entreprises technologiques mondiales paniquent : une interruption d'eau à Bangalore signifie-t-elle l'arrêt du secteur informatique mondial ?

Bangalore est le "centre numérique mondial" ; des entreprises comme Infosys, Wipro, Google et Microsoft y ont des installations. La crise de l'eau y a un impact direct sur la chaîne d'approvisionnement mondiale.

  • Prospérité technologique et épuisement des ressources : Le couloir informatique de Bangalore pompe 1,4 milliard de litres d'eau par jour, dont 40 % sont utilisés pour le refroidissement des data centers (les serveurs nécessitent de l'eau pour fonctionner) et 35 % pour les besoins quotidiens des employés. Le fleuve Kaveri a un débit annuel de 16 milliards de mètres cubes, mais Bangalore en pompe 3,2 milliards.
  • Risque d'interruption des activités : Si Bangalore est privé d'eau, les services d'externalisation logicielle, les services aux clients et le traitement des données mondiaux seraient interrompus. Infosys et autres entreprises emploient plus de 1,5 million de personnes dans le monde et assurent l'exploitation de 500 grandes entreprises du secteur informatique, entraînant des pertes estimées à plusieurs milliards de dollars par jour.
  • Coûts cachés qui érodent l'avantage des bas coûts : Le salaire des programmeurs en Inde est un tiers de celui du Silicon Valley, mais les entreprises doivent investir entre 2 et 5 millions de dollars dans des systèmes de recyclage de l'eau. Pendant la crise, le prix de l'eau fournie par des camions-citerne augmente de 40 fois, portant les coûts annuels liés à l'eau à entre 3 et 8 millions de dollars (soit 6 à 16 fois le coût normal d'exploitation). L'avantage en main-d'œuvre est ainsi réduit de moitié par les coûts de l'eau.
  • Impact sur les prix des céréales : L'Inde représente 40 % des exportations mondiales de riz. En 2023, une interdiction d'exportation de riz non basmati en raison de la pénurie d'eau a fait augmenter les prix mondiaux de 20 %. Cette hausse des prix agricoles augmentera également les coûts de main-d'œuvre pour les entreprises à l'échelle mondiale.

Quatre étapes pour que les entreprises se protègent : agissez maintenant, sans attendre le gouvernement indien

Le gouvernement indien ne peut pas résoudre ce problème ; les entreprises multinationales doivent prendre des mesures :

1. Redondance géographique : Ne concentrer pas toutes vos activités à Bangalore ou Chennai. Créez des centres de réserve dans des régions disposant de ressources en eau abondantes, comme le Vietnam ou l'Indonésie (par exemple, si vous avez 1000 personnes à Bangalore, créez un centre de réserve de 500 personnes au Vietnam pour un basculement rapide en cas d'urgence).

2. Enquête sur les ressources en eau : Lors du choix d'un site, prenez en compte la tendance du niveau de l'eau souterraine et la stabilité des droits à l'eau entre les États. Si le niveau de l'eau souterraine baisse de plus de 1 mètre par an, ne lancez pas vos activités clés dans cette région.

3 Recyclage de l'eau dans les installations : Instaurez des systèmes de recyclage de l'eau indépendants. Par exemple, le parc d'Infosys à Bangalore réalise un recyclage de 80 % de l'eau utilisée, tandis que le parc de Wipro à Hyderabad atteint 90 %.

4 Adaptation de la stratégie de recrutement : Offrez des primes climatiques aux ingénieurs clés et encouragez-les à se déplacer dans des régions disposant de ressources en eau abondantes pour éviter le départ des talents.

La crise d'eau en Inde n'est pas une éventualité future, elle est déjà en cours. L'IA ne peut pas produire une goutte d'eau supplémentaire ; si les entreprises ne prennent pas de mesures maintenant, il pourrait être trop tard par la suite.

Conclusion principale : La crise d'eau en Inde est le résultat d'une mauvaise gestion et d'un système institutionnel défaillant. Les entreprises doivent agir rapidement pour protéger leurs activités et réduire les impacts négatifs sur l'économie mondiale.