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Investisseurs créent des robots à la main : la valeur de l’entreprise a multiplié par 12 en un an

原文:投资人手搓机器人,一年估值翻12倍

Résumé des points clés

Au cours de l’année écoulée, l’intelligence incarnée (c’est-à-dire les robots capables de percevoir et d’agir comme des humains) a été le secteur le plus en vogue sur le marché primaire. L’industrie est généralement convaincue que 2026 marquera l’année de sa mise en production à grande échelle, avec les scénarios industriels étant les premiers à bénéficier de ces innovations. Cependant, la réalité est plus complexe : d’une part, les algorithmes des modèles se mettent constamment à jour, tandis que d’autre part, le système de fabrication industrielle est vaste et lent à s’adapter. La plupart des robots intelligents incarnés en restent à l’étape de démonstration visuellement attrayante, loin d’être prêts à fonctionner réellement dans les usines. Le CVC (entreprise de investissement interne) de Bosch, Bo Yuan Capital, a remarqué ce déséquilibre et n’a pas simplement effectué des investissements classiques ; il a créé la société conjointe Bo Yin He Chuang pour prendre en charge le rôle d’organisateur industriel, dans le but de relier les modèles aux systèmes de fabrication. Il s’agit non seulement d’une expérience de mise en œuvre concrète de l’intelligence incarnée, mais aussi d’une tentative pour que le CVC dépasse ses limites traditionnelles.

Analyse détaillée

#### Le paradoxe de l’intelligence incarnée : une promesse attrayante, une réalité difficile

  • Le côté “prometteur” : Le marché primaire se montre très intéressé par les projets d’intelligence incarnée, et on s’attend à une production en série dès 2026, notamment dans les environnements industriels (transports, assemblage dans les usines).
  • Le côté “difficile” : Les professionnels de l’industrie sont moins optimistes. En effet, les démonstrations en laboratoire ne reflètent pas la réalité des usines. Les robots doivent pouvoir fonctionner sans interruption pendant 10 heures, résister aux huiles et aux vibrations, gérer des procédures complexes (comme le vissage de vis de différentes tailles), et fournir des données en continu pour l’optimisation – ce qui dépasse largement les capacités actuelles des entreprises impliquées.

#### Le jugement réaliste de Bo Yuan Capital : la mise en œuvre industrielle ne sera pas rapide

Bo Yuan Capital, étant le CVC de Bosch, connaît bien la chaîne d’approvisionnement automobile (qui coïncide à 60%-70% avec celle de l’intelligence incarnée). Après avoir examiné de nombreux projets, ils en ont conclu que l’intelligence incarnée n’est pas encore prête pour être intégrée dans les usines :

  • Premier argument : La complexité du système industriel est largement sous-estimée. Les usines nécessitent une itération continue sur le terrain, tandis que la plupart des entreprises spécialisées dans l’intelligence incarnée travaillent en isolation et ne comprennent pas les besoins réels de l’industrie.
  • Deuxième argument : La mise en œuvre industrielle n’est pas une tâche que des startups peuvent accomplir seules. Même un géant comme Bosch ne peut pas résoudre ces problèmes par l’achat de technologies ; il s’agit d’un projet majeur nécessitant une transformation globale du système de fabrication.

#### Bo Yuan Capital crée une nouvelle entité pour faciliter la transition

Bo Yuan Capital n’a pas simplement investi des fonds ; ils ont créé la société Bo Yin He Chuang avec des partenaires. Cette entreprise est particulière :

  • Partage égalitaire des parts : Les deux parties détiennent chacune 50% des actions, ce qui est rare chez les startups, signifiant une coopération équilibrée et un partage des risques et des bénéfices.
  • Plus qu’un simple investissement : Bo Yin He Chuang sert d’expérience industrielle : Bo Yuan Capital utilise les ressources industrielles de Bosch (usines, chaînes d’approvisionnement) pour réorganiser les modèles des entreprises et les intégrer efficacement dans le système de fabrication.

#### Redéfinition du rôle du CVC : du “investisseur” à l’“organisateur industriel”

Les CVC traditionnels servent soit leur entreprise mère (par exemple, en trouvant des technologies), soit ils investissent sans s’impliquer davantage dans le processus. Bo Yuan Capital a brisé ces limites :

  • Exemple précédent : Ils ont déjà créé la société conjointe “Ka Wen” avec Foton Motor pour renforcer la compétitivité de ses véhicules électriques en combinant ses ressources internes avec des partenaires externes.
  • Nouveau rôle : Bo Yuan Capital n’est plus simplement un investisseur ; il agit comme une “infrastructure industrielle”, reliant les technologies aux besoins réels de l’industrie et résolvant les problèmes concrets liés à la mise en œuvre.

#### La nouvelle approche du capital industriel à l’ère de l’IA

À l’ère de l’IA, l’intelligence incarnée entre dans une phase plus complexe, où les méthodes traditionnelles (investissement + collaboration occasionnelle) ne suffisent plus. Le capital industriel doit s’impliquer davantage :

  • Les startups seules ont du mal à répondre aux exigences des usines ; même les géants industriels manquent de technologies avancées.

L’approche de Bo Yuan Capital consiste à combiner les forces des deux parties de manière plus proactive (en investissant directement et en organisant les ressources) pour faire face aux changements induits par l’IA.

Ainsi, on comprend que l’intelligence incarnée n’est pas qu’une promesse vide ; sa mise en œuvre nécessite des acteurs clés pour faciliter son intégration dans la réalité. La démarche de Bo Yuan Capital illustre une nouvelle façon pour le capital industriel d’agir à l’ère de l’IA : passer d’un simple observateur à un participant actif, aidant les technologies à prendre réellement leur place dans l’économie.