虎嗅

**Grand embouteillage au sommet du Everest : des files d'attente de plusieurs heures dans la “zone de mort” à 8000 mètres d'altitude**

原文:珠峰大堵车,海拔8000米“死亡区”排队数小时

Résumé des principaux points

La saison d'ascension de l'Everest par le versant sud au Népal en 2026 a été marquée par des résultats contrastés : le nombre de permis délivrés (492), les recettes provenant des frais de licence gouvernementaux (plus de 7 millions de dollars) et le nombre d'arrivées au sommet (274 personnes en une seule journée) ont atteint des records historiques. Cependant, elle a également connu des problèmes majeurs tels que des embouteillages sans précédent (attentes de 3 heures sur les marches Hillary), un nombre accru de décès et des problèmes de déchets. Derrière tout cela se cache la réalité selon laquelle le Népal considère l'industrie de l'alpinisme comme une industrie essentielle pour son économie, en raison des revenus étrangers et de l'emploi qu'elle génère. Le pays est confronté à un dilemme : limiter le nombre d'ascensionnistes réduirait les revenus, tandis que ne pas imposer de restrictions nuirait à l'écosystème de la montagne, à la sécurité des Sherpas et à la réputation de l'industrie.

I. L'Everest : une source de richesse pour le Népal

Pour un pays pauvre comme le Népal, dont le PIB par habitant n'est que de 1400 dollars, l'Everest est une véritable source de revenus :

  • Les frais de licence génèrent des revenus directs : les frais de licence pour le versant sud de l'Everest sont passés de 11 000 à 15 000 dollars cette année, soit une augmentation de 36 %, avec un chiffre d'affaires de plus de 7 millions de dollars, représentant 84 % du total des recettes des licences pour les 30 sommets du pays (8,43 millions de dollars).
  • Les dépenses supplémentaires sont élevées : les alpinistes doivent également payer pour les services de guides, les fournitures, l'assurance, le logement, etc. Le forfait complet pour le versant sud coûte généralement entre 50 000 et 90 000 dollars, tandis que les services haut de gamme (transport par hélicoptère) peuvent atteindre 200 000 dollars. Les dépenses des près de 500 alpinistes étrangers restants au Népal pendant la saison sont plusieurs fois supérieures aux frais de licence.
  • L'impact sur l'emploi : La saison d'ascension crée entre 40 000 et 50 000 emplois temporaires, allant des guides Sherpas et du transport des fournitures aux cuisiniers dans les bases de camp, avec toute la région du Khumbu dépendante de cette activité économique.

C'est pourquoi le gouvernement népalais hésite à limiter le nombre d'ascensionnistes, car cela entraînerait une réduction des revenus.

II. Les embouteillages mortels au niveau des 8000 mètres

Le 20 mai de cette année, 274 personnes se sont retrouvées en file d'attente de 3 heures sur les marches Hillary, la dernière section rocheuse et très dangereuse de l'Everest, ce qui a entraîné plusieurs décès. Les raisons en sont simples :

  • Retards dans les travaux de maintenance : La section du glacier Khumbu, la plus dangereuse, est habituellement entretenue par des Sherpas spécialisés chaque année. Cette année, un énorme bloc de glace de 55 mètres a bloqué le passage, et les travaux ont dû être retardés de 19 jours.
  • Tout le monde a tenté l'ascension le même jour : La période de beau temps pour l'Everest est très courte (début mai) et a été reportée au 20 mai, obligeant tous les alpinistes à tenter l'ascension en ces quelques jours, créant ainsi d'énormes embouteillages.

Dans cette zone où le niveau d'oxygène est seulement de 30 % de celui du niveau de la mer, une attente de 3 heures signifie que les bouteilles d'oxygène se vident, la température corporelle baisse et les réserves d'énergie s'épuisent, entraînant souvent des décès.

III. Les Sherpas : les héros invisibles qui soutiennent l'industrie de l'Everest

Sans les Sherpas, il n'y aurait pas d'activités commerciales d'ascension de l'Everest. Ils effectuent des tâches extrêmement dangereuses pour un salaire insuffisant :

  • Rôle essentiel : Les Sherpas préparent le chemin sur le glacier, transportent les bouteilles d'oxygène et les fournitures, accompagnent les alpinistes au sommet et assurent les secours en cas d'urgence. Une équipe d'ascension de 10 personnes est généralement accompagnée de plus de 10 Sherpas.
  • Risques élevés et rémunération insuffisante : De 1905 à 2022, près d'un tiers des décès sur l'Everest ont impliqué des Sherpas. En avril de cette année, trois Sherpas ont disparu pendant les travaux de maintenance. Leurs indemnisations sont actuellement de 11 000 dollars (contre 400 dollars auparavant), et 3000 dollars en cas de blessure, avec une garantie de secours de 5000 dollars. Ces montants ne correspondent pas au risque qu'ils courent dans la zone mortelle.
  • Décisions difficiles : Les guides Sherpas gagnent entre 4000 et 8000 dollars par saison, ce qui est beaucoup plus que le PIB moyen du Népal, mais les risques sont tels que de plus en plus de Sherpas souhaitent changer de métier (devenir entraîneurs ou chauffeurs en Europe ou en Amérique). Par exemple, Kamichi Sherpa, qui a atteint le sommet 30 fois, ne veut pas que ses enfants suivent leurs traces.

IV. Les rumeurs de « pots-de-vin pour accélérer l'ascension »

Cette année, une rumeur a circulé selon laquelle le Népal aurait mis en place un « couloir rapide » pour un supplément de 12 000 dollars. Cependant, il s'agit d'une légende sans fondement officiel.

  • La vérité : Seuls les équipes expérimentées (capables de prédire correctement la période de beau temps, disposant de suffisamment d'oxygène et d'un bon équipement) peuvent atteindre le sommet plus rapidement et éviter les embouteillages. Les entreprises réputées planifient leur ascension à l'avance pour éviter les périodes de congestion.
  • Les controverses sur la commercialisation : L'Everest devient de plus en plus une affaire lucrative, attirant principalement des personnes riches (forfaits commençant à 50 000 dollars), ce qui entraîne des problèmes tels que davantage de déchets, plus de décès et un dommage à l'écosystème de la montagne, ainsi qu'une surconsommation des ressources humaines (notamment parmi les Sherpas).

V. Le dilemme du Népal : argent ou montagne ?

Le gouvernement népalais est confronté à un choix difficile :

  • Revenus économiques : L'industrie de l'alpinisme est une source importante de revenus étrangers et d'emplois.
  • Durablement viable : Si les embouteillages et les décès continuent, la réputation du pays en pâtiront et les alpinistes se feront moins nombreux.

Kamichi Sherpa, qui a atteint le sommet 30 fois, souligne l'importance de ne pas se concentrer seulement sur le nombre de permis délivrés, mais aussi sur la qualité des alpinistes (notamment leur expérience en haute altitude). Cependant, il est très difficile pour le Népal de trouver un équilibre entre les intérêts économiques et l'avenir de sa montagne.

En somme, derrière les records de l'Everest se trouvent la vie des Sherpas, les dommages causés à la montagne et les choix difficiles d'un pays pauvre. Cette histoire parle non seulement d'une montagne, mais aussi du rapport entre l'argent, la vie et la survie : l'Everest devient de plus en plus populaire, mais également de plus en plus lourd à gérer.

(L'article totalise environ 1500 mots, avec un langage clair et une structure bien organisée, couvrant les points essentiels.)