Résumé des principaux points
Récemment, le marché des logements secondaires dans les villes clés a connu des changements significatifs : le nombre de nouveaux biens mis en vente ainsi que l'offre totale ont diminué par rapport aux niveaux élevés précédents. Les propriétaires passent d'une attitude de vente urgente à une stratégie de réserve et d'attente, tandis que l'activité des transactions reste supérieure à celle des années précédentes. Dans les zones centrales, les prix commencent à se stabiliser voire à augmenter légèrement. Ces signaux indiquent que la relation entre l'offre et la demande sur le marché immobilier s'améliore progressivement, et la confiance dans le marché se rétablit.
I. Diminution de l'offre en vente
La situation où les propriétaires vendaient leurs biens en masse évolue. En mai de cette année, seulement 120 000 logements secondaires ont été mis en vente dans les 25 villes clés, soit une baisse de plus de 40 % par rapport à la même période de l'année dernière (41 % de réduction). Le nombre d'offres existantes a également diminué, passant de 2,13 millions à la fin avril, soit une baisse de 1,6 % par rapport au mois précédent et de 4,3 % par rapport au pic enregistré en octobre de l'an dernier.
Dans des villes comme Pékin et Shanghai, les changements sont encore plus marqués : l'offre existante a diminué de 1,1 % sur un an à Pékin et de 18,5 % à Shanghai. Bien que l'offre soit encore élevée à Guangzhou et Shenzhen, l'amélioration des politiques à la fin avril devrait entraîner une baisse du nombre de biens mis en vente. Cela montre que les logements disponibles sur le marché ne sont plus vendus de manière aussi frénétique qu'auparavant.
II. Changement d'attitude des propriétaires
Pourquoi la diminution de l'offre en vente ? La raison principale réside dans l'amélioration des attentes des propriétaires :
1. L'activité des transactions renforce la confiance : les logements secondaires se vendent bien cette année, et la popularité du marché est plus durable que les années précédentes. Les propriétaires réalisent qu'ils peuvent vendre leurs biens sans devoir baisser les prix.
2. L'amélioration des politiques offre un soutien : Des villes comme Shanghai et Shenzhen ont ajusté leurs politiques immobilières (par exemple, en abaissant les barrières à l'achat), ce qui donne aux propriétaires le sentiment que le marché sera plus stable.
3. Les prix cessent de baisser et commencent à augmenter : La baisse des prix des logements secondaires s'est ralentie, et les prix mis en vente à Shanghai ont même augmenté pendant trois mois consécutifs. Les propriétaires estiment qu'il peut être plus avantageux d'attendre avant de vendre.
4. L'offre de biens vendus précédemment a été épuisée : Les propriétaires qui avaient besoin de changer de logement rapidement ou qui étaient financièrement pressés ont presque tous vendu leurs biens à bas prix. Les propriétaires restants n'ont pas urgence d'utiliser leur argent et ne souhaitent donc pas mettre leurs biens en vente à la hâte.
III. Continuité de l'activité des transactions
L'augmentation des transactions cette année n'est pas un phénomène éphémère, mais reflète une véritable reprise du marché :
- En mai, 141 000 logements secondaires ont été vendus dans 20 villes, soit une baisse de 9 % par rapport au mois précédent, mais une augmentation de 19,3 % sur un an, avec une croissance de 6,3 points de pourcentage supplémentaire par rapport à avril.
- Au total, 629 000 logements ont été vendus dans les 20 villes clés au cours des cinq premiers mois de l'année, soit une augmentation de 4,4 % par rapport à l'an dernier. L'activité des transactions pendant les 14 semaines suivant le Nouvel An chinois a même augmenté de 13 % par rapport à la même période en 2025.
- Les villes de premier rang se distinguent particulièrement : Pékin a enregistré 16 000 ventes en mai, un chiffre le plus élevé pour la même période des cinq dernières années ; Shanghai a enregistré 28 000 ventes, soit une augmentation de 30,9 % sur un an. Cela montre que les acheteurs ayant un besoin réel et ceux cherchant à améliorer leur logement entrent vraiment sur le marché.
IV. Les prix commencent à augmenter
La baisse de l'offre en vente et l'augmentation des transactions ont directement contribué à la stabilisation des prix. Dans les zones centrales de Pékin, les prix des biens mis en vente ont commencé à augmenter dans certains quartiers :
- Le prix moyen au m² dans le quartier de Beixin Jiayuan à Haidian a augmenté de 2,1 % en mai ;
- Les prix dans les quartiers de Yuexiu Yuan et Taiyang Yuan ont également augmenté de 1,8 %.
La direction d'I Love My Home a souligné que la diminution du nombre de biens mis en vente dans les villes de premier rang réduit la pression sur l'offre et contribue à la stabilité des prix. Yan Yuejin a noté que dans des villes comme Shanghai, la stabilisation des prix a inversé l'attitude de prudence caractéristique des acheteurs (qui préfèrent acheter lorsqu'un marché est en hausse plutôt qu'en baisse), incitant ainsi plus de personnes à acheter.
V. Signification d'une évolution positive du marché
Tous ces changements indiquent que la relation entre l'offre et la demande sur le marché immobilier évolue d'une situation d'excès d'offre vers un état d'équilibre. Les propriétaires ne se pressent plus de vendre, et les acheteurs ne sont plus réticents à acheter. L'effet cumulé des politiques commence à se faire sentir, avec l'arrivée successive des acheteurs ayant un besoin réel et ceux cherchant à améliorer leur logement. Pour le grand public, le choix de biens est peut-être réduit en raison de la diminution de l'offre, mais le marché est plus stable, ce qui évite les risques de voir les prix baisser peu après l'achat. Pour les propriétaires, il n'est plus nécessaire de se précipiter pour vendre et ils peuvent attendre des prix plus raisonnables. Dans l'ensemble, le marché immobilier sort progressivement d'une période d'ajustement et se dirige vers une évolution positive.