Résumé des points clés
Cet article aborde le thème du mariage en tant que moyen de transfert de dettes. Il montre que, chez les femmes âgées de 20 à 35 ans, le nombre de retard dans le remboursement des prêts personnels a doublé, et ces fonds sont principalement utilisés pour des dépenses non essentielles telles que la chirurgie esthétique et les produits de luxe. Autrefois, certaines personnes espéraient que leur conjoint prendrait en charge leurs dettes après le mariage, mais aujourd'hui, la loi est claire : les dettes contractées avant le mariage doivent être remboursées par la personne concernée. De plus, les familles des hommes effectuent des vérifications financières (contrôle du crédit, examen des factures). Les tentatives de « compenser les déficits en utilisant plusieurs partenaires » sont susceptibles d’échouer. L’article conclut que la fonction de transfert de dettes par le mariage a été éliminée par la rationalité du marché (transparence de l’information et tarification basée sur le crédit) ; il est donc nécessaire de prendre ses responsabilités financières et de réduire ses dépenses inutiles.
I. Le mariage n’est pas un bouclier contre les dettes : la loi a déjà bloqué cette possibilité
Beaucoup pensent que le mariage permet à l’autre partie de rembourser leurs dettes, mais c’est une interprétation erronée de la loi. Le droit matrimonial stipule clairement que les dettes contractées avant le mariage sont personnelles et que le conjoint n’a pas l’obligation de les payer, sauf s’il a signé volontairement pour garantir leur remboursement (ce qui les transforme en dettes communes). Par exemple, dans un cas mentionné dans l’article, après trois années de relations, le futur mari a découvert que la future épouse avait des dettes de 370 000 yuans contractées auprès de prêteurs en ligne, ce qui a entraîné l’annulation du mariage. Selon les données de la plateforme judiciaire, le nombre de litiges concernant le recouvrement des dettes contractées avant le mariage a presque triplé depuis 2023, et les tribunaux décident systématiquement que « celui qui a emprunté doit rembourser ». Le mariage n’est donc pas un centre de restructuration des dettes ; il est impossible d’y recourir pour se décharger de ses responsabilités financières.
II. La dot ne peut pas combler les trous créés par les prêts personnels : elle sert seulement à financer le démarrage du foyer
Bien que la dot dans certaines régions comme le Jiangsu et le Zhejiang puisse sembler élevée (280 000 à 380 000 yuans), 60 % de cette somme est considérée comme une « somme de formalité ». Elle est utilisée par la future épouse pour le dépôt initial d’un logement ou l’éducation des enfants, et constitue essentiellement un soutien financier fourni par les parents au foyer nouveau. De plus, les familles des hommes effectuent des vérifications financières approfondies (contrôle du crédit, examen des relevés de compte en ligne, etc.). Les agences de rencontres considèrent l’absence de dettes importantes comme un critère important pour le choix d’un partenaire, même plus important que la possession d’une maison ou d’une voiture. Il est donc impossible de utiliser la dot pour couvrir les dettes contractées auprès de prêteurs en ligne ; ces dernières sont déjà connues des familles.
III. Les tentatives de « compenser les déficits en utilisant plusieurs partenaires » sont vouées à échouer
L’article cite deux exemples extrêmes : une personne entretient une relation avec deux hommes en même temps, faisant payer l’un pour le loyer et l’autre pour les cartes de crédit, tout en dépensant son propre salaire pour maintenir une image de sophistication. Une autre vit chez son petit ami pendant la semaine et séjourne dans un hôtel de luxe le week-end. Ces comportements sont similaires à des opérations à haut levier : maintenir cette image de sophistication coûte entre 12 000 et 18 000 yuans par mois, ce qui ne peut être couvert que par deux partenaires ; avec trois partenaires, il pourrait y avoir un excédent, mais les coûts de gestion augmenteraient (comme confondre les dates des rendez-vous ou révéler la vérité). Le problème est encore plus grave pendant la « période critique » de la vie d’une jeune femme : les prêts personnels ont une durée de 12 à 36 mois, mais la valeur perçue par le marché pour cette image de sophistication diminue plus rapidement que la date d’échéance des prêts. Lorsque cette image s’effondre, personne ne veut prendre en charge les dettes, ce qui entraîne un échec total.
IV. Si vous avez des dettes, ne vous obstinez pas : la bonne approche est de réduire vos dépenses
L’article propose trois conseils concrets :
1. Cessez d’utiliser des leviers financiers : ne prenez plus de nouveaux crédits pour rembourser d’anciennes dettes (par exemple, utiliser un nouveau prêt pour payer le remboursement minimum d’un prêt précédent) ; cela ne fera qu’aggraver la situation.
2. Réduisez les dépenses inutiles : limitez vos dépenses de représentation sur les réseaux sociaux (comme WeChat et REDnote) à zéro ; ces dépenses ne sont pas des actifs, mais plutôt des coûts fixes qui s’épuisent rapidement.
3. Acceptez le long processus de restauration de votre crédit : les traces de retard dans les remboursements sont conservées pendant 5 ans, mais si vous avez un flux de trésorerie positif (revenu stable, remboursement régulier de petits prêts), les institutions de crédit finiront par vous faire à nouveau confiance. Il n’y a pas de solution rapide ; il faut réduire vos dépenses pour rembourser vos dettes.
V. Le mariage est devenu un lieu de vérification financière : la rationalité du marché a brisé les illusions
Autrefois, nous pensions que le mariage était un refuge contre les dettes, mais aujourd’hui, avec la transparence des informations, toute tentative de transférer des dettes par le biais du mariage sera punie par le marché (répudiation, refus des partenaires potentiels). Ce n’est pas que le marché ait « aliéné » le mariage, mais plutôt qu’il a révélé sa véritable nature : le mariage est en fait un contrat financier. Lorsque les deux parties commencent à calculer rationnellement leurs dépenses et leurs responsabilités, la possibilité de transférer des dettes disparaît.
En somme, l’article souligne que le consumérisme amène les jeunes à s’endetter excessivement, espérant se protéger par le mariage. Cependant, la loi, le marché et la transparence des informations détruisent cette illusion : chacun doit finalement assumer ses propres dettes.