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**Concurrent disparu : un réalignement structurel dans l'industrie de la protection de l'environnement**

原文:消失的同行:环保产业结构性洗牌

Résumé des principaux points

L’industrie de la protection de l’environnement en Chine connaît un véritable *remaniement structurel* : bien que le nombre d’entreprises enregistrées n’ait pas diminué de manière significative, de nombreuses entreprises disparaissent de fait par des moyens tels que la *zombification* (un fonctionnement sans activité réelle), le changement de secteur sans radiation officielle, ou le retrait des acteurs transsectoriels. La structure de l’industrie évolue d’une croissance sauvage et une concurrence homogène vers un modèle hiérarchisé où les entreprises publiques jouent un rôle de plateforme régionale, tandis que les entreprises privées se spécialisent dans des technologies de pointe. Au cours des cinq prochaines années, les entreprises seront divisées en quatre catégories principales, et tous les acteurs devront passer d’une logique axée sur les subventions politiques et l’expansion à une approche plus axée sur le flux de trésorerie, la qualité des opérations et les barrières technologiques.

I. Disparition invisible : les entreprises ne sont pas radiées, mais leur existence est quasi-nulle

Beaucoup remarquent que le nombre de concurrents a diminué ; ce n’est pas une illusion. De nombreuses entreprises quittent discrètement le marché par trois moyens principaux :

1. Zombification des entreprises-filles : Certaines entreprises n’ont jamais été vraiment actives dans le domaine de la protection de l’environnement ; elles ont été créées uniquement pour bénéficier de subventions politiques ou pour prendre en charge des projets ponctuels (sans équipe de recherche et développement ni maintenance à long terme). Une fois les avantages politiques épuisés, elles continuent d’exister sur le papier, mais sans activité réelle ni innovation.

2. Changement de secteur sans radiation : En raison des difficultés de recouvrement des coûts et des faibles profits dans l’industrie de la protection de l’environnement, de nombreuses petites et moyennes entreprises cessent de participer aux appels d’offres pour se tourner vers des activités industrielles connexes (par exemple, la fourniture d’équipements simples pour les usines) ou même changer complètement de secteur (par exemple, l’ouverture de restaurants). Certaines retirent même le mot “protection de l’environnement” de leur nom pour se séparer définitivement de l’industrie.

3. Retrait des acteurs transsectoriels : À l’époque du partenariat public-privé (PPP), de grands groupes immobiliers, de sociétés de paysagisme et même des fonds financiers se sont lancés dans des projets environnementaux en utilisant de l’endettement important et des relations. Avec la restriction des financements et le règlement des projets, la plupart de ces acteurs extérieurs ont subi des pertes et ont quitté le marché.

II. Stratification de l’industrie : les entreprises publiques en tant que plateformes, les entreprises privées en tant qu’experts

Auparavant, l’industrie de la protection de l’environnement était un environnement très compétitif où toutes les entreprises se mélangeaient. Aujourd’hui, elle est divisée en trois niveaux :

  • Niveau supérieur : Les plateformes publiques : Les entreprises publiques nationales et locales, grâce à leur crédit (elles peuvent obtenir des prêts à bas taux) et à leurs ressources (elles ont de bonnes relations avec les gouvernements locaux), créent des systèmes intégrés pour les services d’eau, des déchets solides et de l’assainissement urbain, élargissant ainsi leur influence sur le territoire.
  • Niveau inférieur : Les entreprises privées spécialisées : Ne disposant pas des mêmes ressources que les entreprises publiques, elles se concentrent sur des segments de marché très spécifiques (par exemple, l’élimination totale des eaux usées industrielles, le traitement des cendres volantes, le recyclage des batteries). Elles survivent grâce à leurs technologies avancées.
  • Niveau intermédiaire : Les entreprises les plus vulnérables : Ces entreprises de taille moyenne, qui n’ont pas de barrières technologiques et se développent en contractant des projets, ont du mal à obtenir de grands projets (elles doivent financer par avance et lutter pour obtenir des ressources) et ne gagnent pas suffisamment d’argent sur les petits projets ; elles sont donc particulièrement exposées au risque de disparition.

III. Les quatre voies possibles de développement futur : qui survivra ?

Au cours des cinq prochaines années, les entreprises de la protection de l’environnement s’orienteront vers quatre directions différentes. Seule celle qui choisit la bonne voie pourra survivre :

1. Integration des plateformes publiques et normalisation des fusions-acquisitions : Les activités à forte capitalisation, comme le traitement des déchets et l’eau, deviendront de plus en plus similaires aux entreprises locales. Les entreprises publiques étendront leur influence en acquérant des projets de qualité et en contrôlant des régions entières. Par exemple, une entreprise publique qui rachète une usine de traitement des déchets peut prendre le contrôle du marché local des déchets solides.

2. Specialisation des entreprises privées : Les entreprises privées doivent se concentrer sur un domaine spécifique et atteindre l’excellence (par exemple, en améliorant la précision des équipements de surveillance en ligne ou en réduisant les coûts des opérations intelligentes). Le marché financier favorise ces entreprises qui disposent de barrières technologiques et d’un flux de trésorerie stable.

3. Transformation des entreprises traditionnelles EPC : Ces entreprises, qui dépendaient du financement par avance pour mener leurs projets (modèle EPC), rencontrent aujourd’hui de graves difficultés (manque de financements, retards de paiement et absence de technologies clés). Elles devront soit réduire leur taille, soit se reconvertir en services d’exploitation (par exemple, la gestion d’usines existantes), soit quitter le marché.

4. Changement de logique de valorisation : Les investisseurs ne se basent plus uniquement sur la taille des entreprises, mais également sur leurs profits et leur capacité à générer des flux de trésorerie stables. Pour obtenir une bonne valeur boursière, les entreprises doivent développer des activités complémentaires (par exemple, la récupération de ressources ou l’expansion dans le domaine des énergies renouvelables).

IV. Comment les entreprises doivent-elles s’adapter ?

Conseils pour différents types d’acteurs :

  • Plateformes publiques : Il ne s’agit pas de se développer aveuglément, mais d’améliorer l’efficacité des opérations (par exemple, en fusionnant des usines d’eau et des déchets existantes) et de trouver des moyens de générer des revenus (par exemple, en ajustant les tarifs).
  • Leader privés : Il s’agit de transformer leurs technologies en produits standardisés et de faire valoir leurs expériences comme des normes industrielles, voire d’exporter ces technologies à l’étranger.
  • Entreprises de taille moyenne : Il faut se concentrer sur les activités rentables et réduire celles qui ne le sont pas, en se focalisant sur des projets à faible coût et en mettant l’accent sur la gestion des flux de trésorerie.

Conclusion

L’industrie de la protection de l’environnement n’est pas en déclin ; elle est simplement devenue plus mature. Auparavant, elle pouvait se développer grâce aux subventions politiques, mais aujourd’hui, il faut compter sur la technologie, les bonnes pratiques d’exploitation et l’efficacité, tout comme dans d’autres secteurs industriels ou de services. Ce qui sera précieux à l’avenir, ce n’est pas le simple fait d’être présent sur le marché, mais la capacité à se distinguer et à maintenir une performance durable. Les entreprises doivent donc réévaluer leur positionnement : soit elles deviennent des plateformes régionales, soit elles se spécialisent dans des domaines spécifiques pour survivre au remaniement du marché.