Résumé des principaux points
Le 5 juin, l'Institut de Recherche et de Développement Intégré (Shenzhen) a publié le « Rapport sur l'Indice de Compétitivité des Villes Maritimes Mondiales 2026 », qui couvre 60 villes maritimes représentatives à travers le monde. L'évaluation est basée sur 24 indicateurs répartis en cinq dimensions : « Vitalité économique et commerciale », Innovation technologique », Services maritimes », Influence internationale » et Gestion urbaine ». Les quatre premières places au classement mondial restent stables, avec Londres, Singapour, New York et Shanghai. Les villes chinoises se distinguent particulièrement : Shanghai détient le nombre le plus élevé d'amitiés internationales, Shenzhen enregistre le plus grand nombre de demandes de brevets PCT au niveau international, et Qingdao publie le plus grand nombre de travaux de recherche maritimes dans le monde. Sur le plan régional, l'économie marine nord-américaine progresse, tandis que l'Europe connaît un recul général, et l'Asie-Pacifique reste la région la plus active. Les villes du sud de la Chine bénéficient d'une forte croissance grâce à des stratégies nationales, tandis que celles du nord sont confrontées à des pressions de transformation. Le rapport a également été amélioré avec l'ajout d'un nouvel indicateur (le taux de droits de douane de la nation la plus favorisée) et l'introduction de la base de données Dow Jones Factiva, ce qui renforce la scientificité de l'évaluation.
I. Les principales villes maritimes mondiales : les quatre premières sont inébranlables, mais des changements régionaux se dessinent
Le top 10 mondial est globalement stable, bien que les positions au sein de ce groupe aient évolué :
- Les « quatre pilotes » inébranlables : Londres (avantages financiers et services maritimes), Singapour (hub maritime et gestion efficace), New York (finance et technologie), Shanghai (port et industrie) occupent constamment les premières places ;
- La remontée de Hong Kong : Elle a dépassé Tokyo pour se classer cinquième mondial, grâce à ses avantages systémiques en tant que centre financier et maritime international (politique de port libre, services maritimes performants) ;
- De nouvelles forces régionales : Houston (États-Unis) et Los Angeles (port et commerce) ont progressé pour rejoindre le premier cercle des villes les plus influentes, tandis que les villes européennes traditionnelles connaissent une croissance faible. L'Asie-Pacifique connaît de fréquents remaniements (Singapour, Tokyo, Shanghai et Hong Kong maintiennent leur position de leader).
II. Les trois grands cercles économiques maritimes : l'Amérique du Nord progresse, l'Europe recule, l'Asie-Pacifique est la plus active
Le rapport divise le monde en trois grands cercles économiques maritimes, chacun avec ses propres tendances :
- L'Amérique du Nord : La région progresse grâce à des politiques volontaristes (réconstruction de l'industrie maritime, soutien à la technologie marine) ; des villes comme Houston et Los Angeles bénéficient de ces initiatives ;
- L'Europe : Les villes leaders sont stables, mais la plupart des villes maritimes traditionnelles connaissent une croissance lente face à la concurrence asiatique-pacifique ;
- L'Asie-Pacifique : La région est le plus dynamique, avec des villes comme Singapour, Tokyo et Shanghai en tête. Les positions au sein de ce groupe évoluent fréquemment.
III. Les villes maritimes chinoises : de nombreux points forts, mais aussi des faiblesses notables
Les villes chinoises se distinguent dans plusieurs indicateurs, mais certaines domaines nécessitent encore des améliorations :
- Points forts :
- Shanghai : Elle occupe constamment la quatrième place avec le plus grand volume de conteneurs traités au monde, des avancées en matière de méthanol vert (carburant écologique pour les navires) et le plus grand nombre d'amitiés internationales ;
- Shenzhen : Le plus grand nombre de demandes de brevets PCT au niveau international, reflétant sa compétitivité dans le domaine technologique marin ;
- Qingdao : Le plus grand nombre de publications de recherche maritimes dans le monde, ce qui témoigne de sa force en matière de recherche scientifique (classement monté de une place à la 15e) ;
- Les villes du sud de la Chine : Elles bénéficient de la stratégie nationale pour la région du Guangdong-Hong Kong-Macao et du port libre de Hainan, ce qui a entraîné une amélioration de leur classement ;
- Faiblesses :
- Enseignement supérieur marin : Aucune ville chinoise n'est parmi les dix premières en termes de nombre d'écoles spécialisées en sciences maritimes, manque de systématisation et d'internationalisation ;
Services maritimes de haut niveau : Les villes du continent sont en retard par rapport à des villes comme Londres et New York en matière de finance maritime, d'arbitrage international et de conseil en affaires maritimes ;
Développement durable : Shanghai et Shenzhen se distinguent par leur facilité de transport, mais elles ont un retard par rapport à des villes comme Singapour et Oslo en termes de développement durable.
IV. Analyse des cinq dimensions : les villes chinoises présentent des disparités
Les performances des villes chinoises varient selon les dimensions évaluées :
- Vitalité économique et commerciale : Les villes asiatiques-pacifiques dominent, avec Shanghai, Shenzhen et Guangzhou dans le top 20 mondial. Shanghai et Ningbo-Zhoushan occupent les premières places pour le volume de trafic portuaire et la connectivité des lignes maritimes, ce qui en fait des piliers du transport maritime mondial ;
- Innovation technologique : Les villes chinoises sont présentes dans le top 10 mondial (Shanghai à la deuxième place), mais l'enseignement supérieur marin constitue un point faible ;
- Services maritimes : Londres, New York, Hong Kong et Singapour monopolisent les services de haut niveau (elles occupent constamment les premières places depuis deux ans). Les villes d'Asie du Sud-Est (Jakarta, Manille) connaissent une croissance rapide, tandis que les villes du continent sont en retard ;
- Influence internationale : Shanghai est en tête pour le nombre d'amitiés internationales, et Hong Kong occupe la deuxième place pour le volume de reportages médiatiques. Cependant, les villes européennes ont un plus grand poids dans des questions de gouvernance mondiale telles que la décarbonisation du transport maritime et les carburants verts ;
- Gestion urbaine : Singapour, New York et Oslo sont en tête, et Hong Kong se classe dans le top 10. Les villes du continent font preuve d'efforts en matière de transport et de sensibilisation au développement marin, mais leur niveau de développement durable est insuffisant.
V. Améliorations du rapport : plus réel et plus scientifique
Le rapport a été mis à jour avec deux ajustements importants cette année :
- Nouvel indicateur : L'ajout du taux de droits de douane de la nation la plus favorisée dans la dimension de la vitalité économique et commerciale permet de mieux refléter la compétitivité des villes sur le marché international (par exemple, les villes avec de bas taux de droits de douane attirent davantage le commerce) ;
- Mise à jour des données : L'introduction de la base de données Dow Jones Factiva pour l'indicateur de l'influence internationale permet une évaluation plus objective du volume de reportages médiatiques, ce qui renforce la crédibilité du classement.
Dans l'ensemble, les villes chinoises ont progressé en termes d'infrastructures (ports, brevets, publications scientifiques), mais elles ont encore beaucoup à faire en matière de services de haut niveau, d'éducation et de développement durable. La compétition économique marine mondiale évolue vers une confrontation globale intégrant technologie, services et gestion urbaine.