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Les entreprises immobilières commencent à vendre des logements en suivant la logique des produits de luxe ; les projets haut de gamme, « petits mais raffinés », connaissent un succès croissant dans plusieurs villes.

原文:房企开始按奢侈品逻辑卖房,“小而精”的顶豪项目多城“开花”

Résumé des points clés

Auparavant, les promoteurs immobiliers chinois aimaient construire de grands complexes résidentiels de luxe (comme Cuihu Tiandi à Shanghai ou Luhu Ecological City à Chengdu, comprenant des milliers d'appartements sur des dizaines d'hectares). Aujourd'hui, dans les villes clés (Pékin, Shanghai, Hangzhou, Nanjing, etc.), les petits complexes de luxe (avec moins de 100 appartements par projet) deviennent populaires. Ces nouveaux projets offrent des appartements plus spacieux et des services plus luxueux. Ce changement s'explique par trois facteurs : la diminution de la superficie des terrains disponibles, les stratégies des promoteurs et les besoins d'une clientèle à fort patrimoine. Les terrains deviennent de plus en plus petits et sont vendus à des prix élevés ; les promoteurs cherchent à se lancer rapidement sur le marché puis à se retirer pour limiter leurs risques. Les personnes aisées accordent davantage d'importance à la confidentialité et à l'intégrité de leur cercle social. La logique de production des résidences de luxe évolue ainsi d'une production de masse vers une production de produits de luxe en quantités limitées.

I. Les petits complexes de luxe actuels : peu d'appartements, mais des services de haut niveau

Auparavant, les grands complexes permettaient de réduire les coûts grâce à leur échelle ; aujourd'hui, les petits complexes vont dans le sens contraire : ils proposent un nombre limité d'appartements (48, 83, 168) mais avec des surfaces plus grandes (par exemple, entre 296 et 506 mètres carrés pour les appartements principaux à Hangzhou, ainsi que des duplex de plus de 700 mètres carrés). Les services offerts sont cependant bien plus luxueux qu'à ceux des complexes ordinaires. Par exemple, le complexe望天际 dispose de deux piscines intérieures et extérieures, d'une salle de sport, d'une salle de yoga, d'une salle pour les cigares, d'une salle de réception privée, d'un terrain de basket intérieur et d'un espace de simulation de golf. Le complexe VILLA Men Dongyuan Di à Nanjing, qui compte 48 appartements, offre à chaque propriétaire un jardin privatif ainsi qu'une salle de réception et un salon. De tels services étaient auparavant réservés aux grands complexes de plusieurs milliers d'appartements ; aujourd'hui, même les petits complexes de quelques dizaines d'appartements peuvent se les permettre, bien que les frais de gestion augmentent en conséquence.

II. Le marché foncier en plein changement : les terrains dans les villes clés deviennent de plus en plus petits, mais sont très demandés

Le terrain est la base de l'habitat ; dans les villes clés, les terrains résidentiels mis en vente sont de plus en plus réduits et sont disputés par les promoteurs :

  • Le lot situé à Lingping Road à Shanghai (7 115 mètres carrés, soit environ 10,7 acres) a été vendu après 63 tours d'enchères par 12 entreprises immobilières, avec un surcoût de 36 % ; il ne pourra accueillir au maximum que 80 à 100 appartements.
  • Le lot G16 à Xuanwu à Nanjing (9 917 mètres carrés, soit environ 15 acres) a été vendu avec un surcoût de 50 %, un record pour les cinq dernières années ; le taux d'occupation des sols est faible, ce qui signifie qu'il ne comportera probablement que moins d'une centaine d'appartements.
  • Le lot à Puhuangyu dans le district de Fengtai à Pékin (à seulement 700 mètres du Temple de la Terre Céleste) n'offre que 16 800 mètres carrés de superficie constructible, pour environ 90 à 100 appartements.

Ces petits lots, autrefois considérés comme des déchets dans les grands projets, sont désormais très recherchés en raison de leur emplacement stratégique et de leurs services complets, ce qui facilite la vente.

III. Pourquoi les promoteurs préfèrent-ils les petits complexes aux grands ?

Les promoteurs privilégient aujourd'hui les petits complexes pour plusieurs raisons :

1. Moins de pression financière : le coût d'acquisition est plus bas (entre 200 et 300 millions de yuans), contrairement aux grands projets qui nécessitent des investissements beaucoup plus importants.

2. Retour rapide des fonds : les petits complexes peuvent être vendus en deux phases, permettant un retrait du marché rapidement sans attendre 5 à 10 ans.

3. Moins de risques : dans un contexte économique difficile, les grands projets avec de nombreux terrains peuvent devenir une charge financière ; les petits complexes, même s'ils génèrent des pertes, n'affectent pas l'ensemble de la activité de l'entreprise.

4. Conformité aux politiques municipales : les autorités urbaines encouragent également la construction de petits projets pour stabiliser le marché.

IV. Les acheteurs fortunés : ils cherchent plus que juste un bon emplacement

Les personnes qui achètent des résidences de luxe pour plusieurs dizaines ou même des millions de yuans ne se contentent plus d'un simple logement ; elles recherchent :

  • Confidentialité : un petit nombre d'habitants et peu de visiteurs extérieurs pour une tranquillité absolue.
  • Intégrité du cercle social : des voisins de même niveau social (entrepreneurs, célébrités) pour faciliter l'échange de ressources.
  • Rareté : dans une ville, le nombre de clients potentiels est limité ; la mise en vente de plusieurs centaines d'appartements peut entraîner une baisse des prix ; les petits complexes permettent de maintenir les prix stables.

Les promoteurs se renseignent même à l'avance sur le nombre de personnes capables d'acheter des résidences de luxe (par exemple, pour un montant de 50 millions de yuans) avant de déterminer leur offre, tout comme dans le secteur de la haute couture.

V. Un changement majeur dans la logique des résidences de luxe : d'un produit industriel à un produit de luxe en quantités limitées

Auparavant, les résidences de luxe étaient produites de manière standardisée et en grande quantité (par exemple, le même concept appliqué dans plusieurs villes par le même constructeur) ; aujourd'hui, elles sont considérées comme des produits de luxe. Les promoteurs, à l'instar de la marque Hermès qui contrôle sa production, s'efforcent de rendre chaque projet plus unique et plus rare. Ce changement reflète la pénurie croissante de terrains dans les villes clés ainsi que la volonté des clients fortunés d'accéder à des produits exceptionnels. En fin de compte, un véritable luxe n'est pas quelque chose que tout le monde peut s'offrir ; il est réservé à une minorité.

Conclusion

Le passage des grands complexes de plusieurs dizaines d'hectares aux petits complexes de quelques centaines d'appartements marque un changement fondamental dans la logique de production des résidences de luxe. Il ne s'agit plus seulement de taille, mais aussi d'une compétition basée sur des facteurs tels que l'emplacement stratégique, les services de qualité et l'intégrité du cercle social, ainsi que le sentiment de rareté. À l'avenir, les résidences de luxe pourraient devenir des clubs privés au sein des villes, plutôt que de simples complexes résidentiels ordinaires.