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**De thé de Zhejiang et de myrtilles à café d’Éthiopie : plus dépendants du climat**

原文:从浙江茶叶、杨梅到埃塞咖啡,不再“靠天吃饭”

Résumé des principales informations

Ce rapport de presse porte essentiellement sur l’assurance indexée météorologique, en expliquant sa définition, les expériences pratiques en Chine (comme l’assurance pour le bétail et les moutons dans les prairies de Mongolie intérieure et les plantations de thé au Zhejiang), ses avantages par rapport aux assurances agricoles traditionnelles, ainsi que la manière dont des universitaires chinois tentent de promouvoir ces pratiques en Afrique (en particulier dans les régions productrices de café). Il analyse également les défis rencontrés lors de cette promotion (comme les difficultés financières des gouvernements africains) et les solutions proposées (par exemple, l’intégration de l’assurance avec des technologies de sélection génétique).

I. L’assurance indexée météorologique : un “interrupteur intelligent” contre les risques agricoles

L’assurance indexée météorologique ne se base pas sur les dégâts réels subis par les cultures, mais sur des données météorologiques (température, précipitations, vitesse du vent). Un seuil est fixé à l’avance : par exemple, un niveau de précipitation inférieur à tel nombre de millimètres en cas de sécheresse dans les prairies ou une température inférieure à 0°C en cas de gel dans les plantations de thé. Dès que ces données sont atteintes, l’assureur verse automatiquement l’indemnisation, ce qui équivaut à installer un “interrupteur intelligent” dans le système d’assurance.

Contrairement aux assurances agricoles traditionnelles, il n’est pas nécessaire de dépêcher des experts sur les lieux pour évaluer les dégâts (pour déterminer s’il s’agit d’un accident naturel ou d’une cause humaine), ce qui économise beaucoup de temps et d’énergie, et évite les litiges entre les parties.

II. Les expériences chinoises : des tests de résistance aux risques des prairies aux plantations de thé

1. Mongolie intérieure (Xilin Gol) : Cette région est connue pour ses vastes prairies et ses fréquentes sécheresses et inondations. En 2016, le premier contrat d’assurance indexée météorologique au niveau de comté pour le bétail et les moutons a été lancé en Chine. En 2018, il est devenu un “contrat d’assurance politique” soutenu par le gouvernement, couvrant les augmentations des coûts des fourrages et les pertes de viande causées par les catastrophes naturelles, permettant aux éleveurs de ne plus craindre de voir leurs efforts annulés en quelques mois.

2. Zhejiang : Les cultures économiques du Zhejiang (thé, myrtilles) ont une grande valeur ajoutée, et les agriculteurs sont prêts à payer pour être assurés. Par exemple, l’assurance pour le thé de Pingyang a été mise en œuvre en février 2025 et a immédiatement été activée suite à des températures basses. Les produits d’assurance du Zhejiang sont stables, contrairement à certains endroits où les assureurs changent constamment d’activité en raison de pertes financières.

3. La situation générale en Chine : Il existe déjà plus de 2000 types d’assurances indexées météorologiques, ce qui en fait le pays avec le plus grand nombre au monde. Cependant, comme les données financières ne sont pas publiques, peu de gens à l’étranger en sont informés.

III. Pourquoi l’assurance indexée météorologique est-elle plus fiable ?

Elle présente trois avantages majeurs :

1. Économie et efficacité : Pas besoin d’expertise manuelle pour évaluer les dégâts, ce qui réduit les coûts de fonctionnement et accélère le processus d’indemnisation (l’assurance est versée dès que les données météorologiques sont disponibles, sans attendre des enquêtes longues).

2. Réduction des litiges : Les données météorologiques parlent d’elles-mêmes, évitant ainsi les disputes sur l’étendue des dégâts.

3. Prévention de la fraude : Les données météorologiques sont accessibles à tous, ce qui empêche les fraudes (par exemple, les agriculteurs ne peuvent pas volontairement endommager leurs cultures pour obtenir une indemnisation).

IV. La promotion en Afrique : les risques climatiques et les défis liés aux prix du café

1. L’impact du climat sur les cultures économiques : En 2024-2025, les prix du café ont atteint des sommets historiques en raison de la sécheresse dans les principaux pays producteurs (comme l’Éthiopie), entraînant une réduction de la production. Les petits agriculteurs éthiopiens, confrontés à ces catastrophes, ne peuvent que vendre leurs moyens de subsistance et tombent dans un cercle vicieux de pauvreté.

2 La contribution chinoise : Des universitaires chinois ont appliqué les connaissances acquises avec l’assurance du café au Yunnan (par exemple, en définissant des critères précis pour les sécheresses pendant la période de floraison et les gelées pendant la période de maturité) dans des projets pilotes en Éthiopie. Cependant, de nombreux projets d’assurance ont échoué en Afrique car ils n’ont pas été adaptés aux conditions climatiques et économiques locales.

3 Les défis africains : La plupart des gouvernements africains ne disposent pas de fonds pour subventionner l’assurance, et les agriculteurs ne peuvent pas se permettre de payer les primes. Une solution possible consiste à intégrer l’assurance à de nouvelles technologies (par exemple, en aidant les agriculteurs à payer les primes lors de la promotion de riz résistant à la sécheresse, leur fournissant ainsi à la fois de bonnes semences et une protection assurée).

V. Pour que l’assurance soit vraiment efficace : trois éléments essentiels

L’assurance indexée météorologique ne peut pas fonctionner seule ; elle nécessite la collaboration de trois acteurs :

1. Des produits d’assurance adaptés aux réalités locales : Il faut prendre en compte le climat et les caractéristiques des cultures (par exemple, les théiers du Zhejiang sont sensibles au froid, tandis que les prairies de Mongolie intérieure sont vulnérables à la sécheresse).

2. Le soutien des gouvernements : Dans les régions agricoles importantes (comme le Henan), les profits des cultures sont faibles et les primes représentent une part importante du coût total, rendant nécessaires des subventions gouvernementales pour que les agriculteurs puissent se permettre d’être assurés.

3 Un changement de perception chez les agriculteurs : Certains agriculteurs achètent une assurance uniquement s’ils ont subi de lourdes pertes l’année précédente ; il est important de leur faire comprendre que l’assurance est un outil pour se protéger sur le long terme, et non un moyen de “parier” sur le hasard.

Seuls ces trois éléments combinés peuvent permettre à l’assurance indexée météorologique d’aider réellement les agriculteurs à sortir de leur dépendance aux aléas climatiques.