Résumé des points clés
Le “fait marquant” de la WWDC de cette année est l’apparition de la nouvelle Siri lumineuse (équipée du modèle Gemini de Google) ainsi que le possible discours d’adieu de Tim Cook. Cependant, ce qui mérite vraiment notre attention, c’est la manière dont Apple tente de combler ses lacunes et se résout à changer : son système doit corriger les bogues et les défauts de conception de l’année dernière, son écosystème d’intelligence artificielle s’ouvre pour la première fois aux tiers, et son matériel est affecté par la vague de l’intelligence artificielle ainsi que par des problèmes logiciels. En même temps, Apple passe d’un “roi fermé” à une entreprise contrainte d’évoluer, face à de multiples défis tels que la réglementation, la concurrence dans le domaine de l’IA et la pression pour générer des revenus.
1. Le système : après les critiques l’année dernière, une approche plus pragmatique cette année
Le design “Liquid Glass” d’iOS 26 était impressionnant, mais il présentait de nombreux inconvénients : la transparence partielle rendait les textes difficiles à lire, le système était instable, la fonction de correction automatique du clavier était déplorable, et les cartes étaient envahies par des publicités. Les souhaits des utilisateurs n’incluaient pas de nouvelles fonctionnalités, mais plutôt la correction des bogues, l’élimination des publicités sur les cartes et l’abandon de Liquid Glass.
Cette année, Apple se concentre enfin sur la stabilité : iOS 27 vise à améliorer la fiabilité du système, tandis que macOS 27 rétablit la lisibilité de Liquid Glass. D’autres systèmes (iPadOS, watchOS, etc.) se concentrent également sur l’intégration de l’IA (par exemple, dans les applications Mail et Notes avec des fonctionnalités d’IA génératives). Certains considèrent même que cette version est une “version de transition”, car on attend vraiment avec impatience iOS 28 pour les écrans pliants. Il est évident que les changements spectaculaires de l’année dernière ont été un échec, et il faut d’abord remettre de l’ordre dans la maison.
2. L’IA : Apple vous laisse choisir le “cerveau” de Siri (ChatGPT ou Claude)
Auparavant, l’écosystème d’Apple était très fermé : le navigateur et les cartes étaient tous propriétaires. Mais cette année, la WWDC a changé les règles : il est désormais possible de choisir des services d’IA tiers (tels que ChatGPT ou Claude) comme moteurs par défaut pour certaines fonctionnalités d’Apple Intelligence (par exemple, l’écriture d’e-mails ou la génération d’images). Grâce à de nouvelles extensions de Siri, vous pouvez appeler Siri en maintenant le bouton latéral et choisir Claude pour écrire des e-mails ou Gemini pour résoudre des problèmes de programmation, sans avoir à changer d’app. Pourquoi cette ouverture soudaine ? D’une part, la législation européenne (DMA) l’exige (les utilisateurs doivent pouvoir choisir le service par défaut) ; d’autre part, Apple se prépare au changement rapide des modèles d’IA : Gemini peut devenir obsolète dans six mois, et ouvrir la porte à des tiers lui permet de diversifier ses options. Cela est bénéfique pour les utilisateurs, mais cela signifie également que Apple admet pour la première fois que “le meilleur intelligence artificielle n’est pas nécessairement celui qu’elle développe elle-même”.
3. Le matériel : un rôle secondaire entravé par l’IA et le logiciel
La WWDC est principalement axée sur le logiciel, mais les aspects matériels sont également intéressants :
- HomePad : le matériel a été développé il y a longtemps (écran de 7 pouces + processeur A18), mais son lancement a été retardé car Siri n’était pas encore optimisé – un exemple ironique de matériel bloqué par une assistante vocale…
- Série Mac : Le Mac Studio et le Mac mini vont être lancés, mais la pénurie mondiale de mémoire (DRAM) oblige Apple à supprimer les options de haute capacité de mémoire, voire à repousser leur sortie à l’automne. Même dans son domaine traditionnel de vente de matériel, Apple doit faire place à l’IA.
- Préparation pour l’avenir du matériel : iOS 27 prépare le terrain pour les iPhones avec écrans pliants, tandis que macOS 27 se concentre sur les Macs tactilement interactifs. Apple met en place des interfaces logicielles afin que les développeurs puissent modifier leurs applications à l’avance ; le matériel ne sera lancé qu’après.
4. Apple a changé : d’un “roi fermé” à une entreprise contrainte de composer
Auparavant, Apple imposait ses règles : son écosystème était hermétique aux tiers. Aujourd’hui, elle doit permettre l’installation d’applications externes, ouvrir des magasins d’applications tierces et intégrer de l’IA… Chaque pas est dicté par la réglementation ou les exigences du marché. De plus, les publicités sur les cartes servent à générer des revenus, le matériel est concurrencé par l’IA, et le système doit rattraper les retards de l’année dernière. Apple n’est plus aussi puissante, fermée ou sereine qu’avant.
Ces détails moins médiatisés (correction des bogues, possibilité d’utiliser des services d’IA tiers, matériel bloqué) révèlent la véritable situation de l’entreprise : elle est poussée par des forces plus puissantes que celles qu’elle contrôlait auparavant – la réglementation, la vague de l’IA et la pression pour générer des revenus.
Le spectacle principal de la WWDC sera sans doute Siri lumineuse et le discours d’adieu de Tim Cook, mais ceux qui comprennent vraiment Apple se concentreront sur ces détails cachés derrière toute cette splendeur : ce sont eux qui reflètent réellement la situation actuelle de ce géant. Les réponses seront révélées tôt le matin du 9 juin.