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**Les 50 % les plus pauvres ne possèdent que 2,5 % de la richesse ; l’IA réécrit les règles de la distribution de la richesse.**

原文:底层50%只握2.5%财富,AI正在重写财富分配规则

Résumé des points clés

Cet article se concentre sur le problème de l’écart entre les riches et les pauvres à l’ère de l’IA : la technologie IA n’a pas pour but de « relier » les gens, comme l’a fait Internet par le passé, afin que tout le monde puisse bénéficier des avantages qu’il offre, mais plutôt de les « remplacer », concentrant ainsi ces avantages entre les mains d’une minorité de personnes détenant les ressources en calcul et les modèles nécessaires. Les politiques actuelles aux États-Unis (réduction des prestations sociales, baisses d’impôts pour les riches) aggravent encore ce fossé social. Nous vivons une situation similaire à la « pause d’Engels » de l’époque industrielle : les bénéfices de la technologie sont d’abord accaparés par les géants du secteur, laissant le grand public traverser une période difficile. L’article propose ensuite des conseils aux citoyens pour s’adapter à cette évolution : utiliser l’IA comme un outil, développer des compétences qui ne peuvent pas être remplacées par l’IA, et demander des politiques plus justes.

I. Pourquoi l’IA aggrave-t-elle l’écart entre les riches et les pauvres ? Parce qu’elle ne vous aide pas, elle vous prive de votre emploi

Internet (comme Taobao ou WeChat) avait pour fonction de « relier » les gens : les petits commerçants pouvaient vendre leurs produits et les citoyens trouver du travail, permettant à tous de bénéficier partiellement des avantages offerts par ces technologies. L’IA, en revanche, a pour effet de « remplacer » certaines tâches humaines : les services clientèle, la rédaction de textes, le codage de base, etc., qui nécessitaient auparavant l’intervention de nombreuses personnes, peuvent maintenant être gérées par des modèles informatiques. De plus, la logique économique de l’IA repose sur un monopole cognitif : il faut disposer de moyens importants (centrales de données, cartes graphiques haut de gamme comme les NVIDIA) pour développer ces technologies, ce qui est hors de portée pour la plupart des gens. Par exemple, Meta (la société mère de Facebook) licencie ses employés non pas parce qu’elle ne gagne plus d’argent, mais afin de consacrer ces ressources à la construction de centres de données de grande taille et à l’achat de cartes graphiques coûteuses. Pour les géants du secteur, les employés deviennent des coûts à réduire, plutôt que des actifs créateurs de valeur. Résultat : les riches gagnent des sommes exponentielles grâce aux capacités de calcul de l’IA, tandis que les pauvres ne peuvent augmenter leur revenu qu’en vendant leur temps, sans pouvoir suivre le rythme des inégalités. Selon les données de la Fed, 1 % des Américains détiennent 32 % de la richesse totale, contre seulement 2,5 % pour les 50 % les plus pauvres ; la fortune de Musk dépasse même celle de Rockefeller au XIXe siècle !

II. Les politiques américaines alimentent l’inégalité : réduction des aides aux pauvres, augmentation des avantages pour les riches

Si l’IA est considérée comme le moteur principal de ces inégalités, les politiques actuelles aux États-Unis agissent comme si elles accéléraient ce phénomène :

1. Destruction des filets de sécurité sociale : Pendant son second mandat, Trump a supprimé des aides alimentaires, des subventions médicales et des logements pour les personnes à faible revenu, rendant la vie encore plus difficile pour ces dernières.

2. Distribution de cadeaux aux riches : Des baisses d’impôts sont accordées aux entreprises et aux nantis, augmentant leur richesse (une forte augmentation des ventes de propriétés immobilières luxueuses et d’avions privés).

3 Inflation cachée due aux tarifs douaniers : Les droits de douane augmentent les prix, mais les riches peuvent utiliser l’investissement dans des actions liées à l’IA pour se protéger de l’inflation, tandis que les pauvres voient leur pouvoir d’achat diminuer (90 % des actions sont entre les mains de 10 % de la population).

III. Nous vivons une « pause d’Engels » à l’ère de l’IA : les bénéfices technologiques sont d’abord accaparés par les géants, le grand public doit patienter

En économie, on parle de « pause d’Engels » : au début de la révolution industrielle (1790-1840), l’invention de la machine à vapeur a multiplié la productivité, mais les salaires des travailleurs n’ont pas augmenté et leur qualité de vie s’est même détériorée, car tous les bénéfices ont été répartis par les capitalistes. Ce n’est que des décennies plus tard, avec l’émergence des syndicats et la généralisation de l’éducation, que ces avantages sont arrivés au grand public. Nous vivons aujourd’hui une situation similaire : l’IA améliore la productivité, mais les bénéfices sont principalement accaparés par les géants du secteur technologique (NVIDIA, Meta). 65 % des Américains n’utilisent pas encore l’IA et craignent même qu’elle ne leur prenne leurs emplois. L’histoire montre cependant que la technologie finira par profiter à tout le monde (comme les smartphones aujourd’hui), mais cela peut prendre plusieurs générations ; pendant cette période, le grand public devra endurer la perte d’emplois et une stagnation des salaires.

IV. Comment les citoyens peuvent-ils éviter d’être éliminés par l’IA ? Concentrez-vous sur deux points clés

La technologie n’est pas neutre, mais nous pouvons prendre l’initiative :

1. Passer de la vente de notre temps à l’utilisation d’outils puissants : Ne comptez plus seulement sur votre salaire pour gagner votre vie ; utilisez des outils comme l’IA pour amplifier votre efficacité (par exemple, pour rédiger des articles ou créer des designs). Possédez également des actifs (actions, droits d’auteur, etc.) qui génèrent des revenus automatiques.

2 Développez des compétences irremplaçables par l’IA : L’IA se base sur des données historiques pour prédire les tendances ; donc, les compétences qui ne peuvent pas être calculées par des algorithmes sont particulièrement précieuses (par exemple, la capacité à résoudre des problèmes complexes ou à ressentir de l’empathie réelle).

3 Demandez des politiques plus justes : Exigez que les entreprises utilisant l’IA paient une taxe sur les bénéfices générés par les données collectées (elles utilisent en effet les informations de toute la population), ou promouvez des mesures anti-monopoles pour empêcher les géants de monopoliser les ressources en calcul.

En somme, à l’ère de l’IA, il ne faut pas devenir une simple victime des algorithmes ; il faut plutôt trouver sa propre valeur, celle qui ne peut pas être mesurée ou calculée par des machines.