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**Vérité sur la fermeture des campus : l’égoïsme raffiné des étudiants provient du silence des gens ordinaires face à leurs droits.**

原文:封闭校园的真相:大学生的精致利己,源于普通人对自身权利的沉默

Résumé des points clés

Cet article porte essentiellement sur le débat concernant la fermeture des campus universitaires après l’épidémie : la plupart des universités restent fermées, tandis que l’ouverture de quelques-unes a suscité une forte opposition chez les étudiants (qui se plaignent de l’occupation des cantines et des perturbations dans leurs études). Cela révèle un comportement égoïste de la part des étudiants, qui considèrent les ressources publiques des universités comme leur propriété privée. Cette situation peut persister en raison de trois types de concessions de la part des citoyens ordinaires : une faible conscience de leurs droits, une trop grande préoccupation pour l’ensemble, et un regard idéalisé sur les étudiants. Aujourd’hui, la conscience des citoyens se réveille, et ils commencent à se demander pourquoi les ressources financées par eux ne pourraient pas être utilisées par tous. L’auteur soutient que l’égoïsme raisonnable (la défense de ses propres droits) est la clé pour que les ressources publiques reviennent au bien commun. Le problème de l’ouverture des campus peut être résolu par une meilleure gestion, et non par l’exclusion d’un petit nombre de personnes.

I. L’opposition des étudiants à l’ouverture : considérer les ressources publiques comme leur “jardin privé”

De nombreux étudiants justifient leur opposition à l’ouverture par des raisons apparentement nobles (“l’influence des visiteurs sur les études”, “l’augmentation des prix dans les cantines”, “les risques de sécurité”), mais en réalité, leur logique fondamentale est : tout ce qui pourrait affecter leurs intérêts actuels est inacceptable. Ils affirment avec assurance que “c’est notre université”, tout en ignorant un fait essentiel : les frais de scolarité des universités publiques ne représentent que environ 10 % des coûts d’exploitation, le reste provenant de tous les contribuables (y compris leurs parents). Les terrains des campus sont offerts par l’État sans contrepartie, les bâtiments d’enseignement et les bibliothèques sont financés par les impôts, et les salaires des enseignants sont payés par les contribuables. Du point de vue légal et moral, chaque citoyen a le droit d’utiliser ces ressources de manière appropriée. Cependant, les étudiants traitent les installations publiques comme des biens privés ; certains vont même jusqu’à insulter en ligne pour une file d’attente de cinq minutes de plus… Ce comportement est typique de l’égoïsme “raffiné” : ils ne pensent qu’à leur propre confort, ignorant la nature publique des ressources.

II. Les trois types de concessions des citoyens : favorisant les détenteurs exclusifs des ressources

Les étudiants peuvent monopoliser les ressources non pas parce qu’ils sont puissants, mais parce que les citoyens sont trop conciliants. Ces concessions résultent de trois facteurs :

1. Une faible conscience de leurs droits : les étudiants peuvent provoquer des changements dans la politique universitaire pour une simple file d’attente de cinq minutes à la cantine, tandis que les citoyens vivant à proximité du campus doivent faire des détours de plusieurs kilomètres chaque jour (à cause de la fermeture des portes) et ne se plaignent pas… voire pensent même que “l’université ne leur est pas destinée”.

2. Une trop grande importance accordée à l’“ensemble” : les citoyens ont été élevés avec l’idée de “sacrifier le petit pour le grand”, considérant l’université comme un lieu de formation pour les futurs leaders ; ils acceptent donc des inconvénients temporaires, se consolant en pensant que “ceux qui sortiront diplômés contribueront à la société”.

3. Un regard idéalisé sur les étudiants : depuis longtemps, les étudiants sont perçus comme des privilégiés, et les citoyens croient qu’ils ont de la culture et des idéaux, et qu’ils résoudront les problèmes du pays à l’avenir ; ils tolèrent donc leur “caprice”, même si cela nuit à leurs propres intérêts.

III. Le “voile” de l’“ivresse de pouvoir” se brise : les citoyens ne laissent plus les étudiants faire ce qu’ils veulent

Ces dernières années, les nouvelles négatives concernant les universités se sont multipliées (fraudes académiques, pressions des enseignants sur les étudiants, bureaucratie, corruption…). Les citoyens réalisent peu à peu que l’université n’est pas un “lieu sacré”, et que tous les étudiants ne sont pas des leaders potentiels ; beaucoup deviennent simplement de simples travailleurs après l’obtention de leur diplôme. Ce qui est encore plus décevant, c’est que les étudiants, financés par leurs impôts, traitent ceux qui veulent entrer sur le campus de “visiteurs sans éducation” ou de personnes malveillantes. Les citoyens commencent donc à se demander : pourquoi les ressources créées avec leur argent ne pourraient-elles pas être utilisées par tous ? Pourquoi devraient-ils sacrifier leur confort pour satisfaire les désirs d’un groupe qui les méprise ?

IV. L’égoïsme raisonnable est la voie à suivre : rendre les ressources publiques vraiment “publiques”

L’auteur souligne que l’égoïsme “raffiné” n’est pas nécessairement péjoratif ; **un égoïsme raisonnable et bien défini est une base essentielle de la société moderne*. Le problème de la fermeture des campus reflète un déséquilibre des pouvoirs : les étudiants s’unissent pour défendre leurs intérêts personnels, tandis que les citoyens restent divisés et renoncent à leurs droits. Aujourd’hui, les citoyens commencent à revendiquer leurs droits (comme l’ouverture de l’Université de Wuhan, résultat de la pression du public), ce qui est positif. Le problème de l’ouverture des campus peut être résolu : les cantines pourraient être organisées en zones distinctes (étudiants et visiteurs), les bibliothèques pourraient ouvrir à des horaires différents (priorité aux étudiants avec réservation), et les mesures de sécurité pourraient être renforcées. Le véritable défi réside dans l’égoïsme de quelques-uns qui veulent monopoliser les ressources.

Lorsque tous les citoyens apprendront à défendre leurs droits, l’égoïsme des étudiants perdra sa base. Alors seulement, les universités pourront devenir un véritable foyer spirituel pour toute la société, un espace public partagé par tous, et non plus un “jardin privé” réservé à une minorité.

Conclusion

L’idée principale de cet article est que les ressources publiques ne devraient pas être monopolisées par un petit nombre de personnes. L’égoïsme des étudiants est le résultat des concessions excessives des citoyens ; seuls lorsque tous apprendront à défendre raisonnablement leurs droits pourront-elles retrouver leur nature publique, et les universités pourront vraiment s’ouvrir à tous. Il ne s’agit pas de critiquer les étudiants, mais plutôt de faire prendre conscience de la nature publique des ressources et de promouvoir une distribution plus équitable des ressources.